Ski de fond | Seefeld : l’analyse de l’entraîneur Cyril Burdet

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SKI DE FOND – Pour les sprinteurs de l’équipe de France, les championnats du monde de Seefeld sont terminés. L’occasion de faire le point avec l’entraîneur du groupe sprint, Cyril Burdet.

 

Jamais les sprinteurs de l’équipe de France de ski de fond n’étaient passés aussi près des médailles lors d’un championnat du monde de ski nordique.

A Seefeld, deux tricolores se sont qualifiés pour la finale du sprint libre avec Richard Jouve qui a terminé 4e du sprint  devant son collègue  Lucas Chanavat, sixième de cette même course. Les deux compères ont ensuite pris la cinquième place du team sprint classique… Là aussi une première !

 

 

  • Cyril Burdet, l’objectif était de ramener une médaille de Seefeld. Les bleus sont passés très près du bronze en individuel comme en team sprint. Quel bilan dressez-vous ?

C’est un bon bilan sur le plan comptable. L’objectif était le bon, ça reste le meilleur résultat d’une équipe de France sur des mondiaux de ski de fond. Mais avec aussi ce sentiment d’inachevé, de passer tout près d’un grand truc. En team sprint, on a joué la médaille jusqu’à la ligne droite, c’est aussi très positif. Ça montre que l’équipe de France est solide et qu’il nous faut juste trouver des solutions pour basculer du bon côté. D’ailleurs, on peut élargir ce bon bilan à celui des techniciens puisqu’on avait les meilleurs skis sur le team sprint.

SKI DE FOND - Ce jeudi 21 février, à Seefeld, le sprinteur norvégien Johannes Klaebo a remporté l'or mondial sur le sprint des mondiaux de ski de fond. Richard Jouve 4e et Lucas Chanavat 6e ont tout tenté en finale, en vain. 

Lucas Chanavat (FRA) face à Emil Iversen (NOR) à Seefeld (AUT). © Modica/NordicFocus. 

 

  • Richard Jouve soulignait à la fois une grande déception après sa 4e place et une grande fierté d’en être arrivé là. Voyez-vous le verre à moitié plein ou à moitié vide suite à ces mondiaux ?

On est exactement dans ce genre de sentiments mêlés. Moi, je mesure vraiment tout le travail accompli pour arriver là. Ça c’est pour le côté positif. Mais j’ai aussi le sentiment d’une déception de manquer la médaille pour un rien. Le grand public retient les médailles et c’est normal… SI je dois résumer : je suis aussi dans un mélange de fierté et de frustration car on voulait et on veut montrer que le ski de fond est capable de faire des médailles en individuel.

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Baptiste Gros (FRA) a manqué la demi-finale du sprint de Seefeld pour un rien… © Modica/NordicFocus.

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Renaud Jay (FRA) à Seefeld (AUT).© Modica/NordicFocus.

  • Si on ajoute également les qualifications de Baptiste Gros et Renaud Jay en quarts de finale, le groupe a-t-il répondu à vos attentes ?

C’est une certitude, tout le monde a répondu présent. Ce n’était jamais arrivé d’avoir quatre Français en quarts de finale d’un grand championnat. Baptiste manque sa demi pour un rien, Renaud était déçu de n’avoir pu pleinement s’exprimer… Mais tout le monde était à son meilleur niveau ou presque. On a optimisé au max nos moyens pour arriver dans les meilleures conditions aux mondiaux avec le stage de préparation à Seefeld, l’utilisation de nos ressources… Ensuite, ça se joue sur des petits détails, c’est aussi ce qui est frustrant. Le prochain sprint skate c’est dans trois ans aux Jeux de Pékin.

 

  • Il reste encore trois sprints (Drammen, Falun et Québec) avant la fin de saison, quels y seront les objectifs ?

Comme depuis le début de saison, on courra pour la gagne… On avait deux objectifs cette saison : viser les médailles sur les grands championnats et la victoire sur la coupe du monde. On restera sur cette logique. Maintenant, Johannes Kalebo est l’épouvantail de la spécialité et quand ce n’est pas lui, c’est Federico Pellegrino qui joue devant. On visera aussi à consolider les places au général du sprint pour les gars du groupe… Mais il faudra déjà digérer ce championnat du monde.

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Tom Mancini (FRA) lors du sprint de Cogne (ITA). © Thibaut/NordicFocus. 

 

  • Pour sa première sélection en coupe du monde, Tom Mancini a signé une entrée très intéressante à Cogne. Que pensez-vous du potentiel de ce coureur sacré champion du monde U23 de sprint l’an passé ?

Faire une rentrée pareille en coupe du monde, c’est du jamais vu de mémoire ! Rentrer dans le top 10 pour sa première sélection montre le potentiel du garçon. Je ne suis pas surpris de sa capacité à jouer des coudes sur les phases finales. J’étais plus réservé sur les qualifications mais il a prouvé qu’il pouvait être excellent de A à Z. Je n’ai aucun doute sur son potentiel à figurer parmi les tous meilleurs sprinteurs mondiaux à l’avenir. Il fait preuve d’une autorité naturelle qui montre qu’il a les capacités pour ça !

 

Photo : Nordic Focus Photo Agency

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