Ski de fond | Seefeld : les réactions des médaillés

SKI DE FOND – Les médaillés des team sprints masculins et féminins se confient après leurs courses.

 

L’incroyable Slovénie

Le team sprint féminin fut plein de surprises avec la bataille finale où se sont affrontées les Norvégiennes, les Suédoises et les Slovènes.

Stina Nilsson et Maja Dahlqvist ont finalement eu l’avantage et en sont ravies. « Je suis très contente de ma performance », confie Nilsson. « Nous étions dans un bon jour et on s’est mises d’accord que j’étais très forte sur le finish en ce moment alors c’était le bon choix, raconte Dahlqvist. Ce soir, après la cérémonie des médailles, on pourra célébrer notre titre. »

 

Les Slovènes, incroyables 2e, sont toujours sur un nuage en arrivant en conférence de presse. « C’est tellement génial, nous avions de très bons skis et je crois que notre tactique – rester devant avec les meilleures – a très bien fonctionné, analyse Katja Visnar. C’est tellement énorme pour notre équipe. » Anamarija Lampic acquiesce : « ça fait longtemps que la Slovénie n’était pas montée sur le podium, nous en sommes tellement heureuses. »

 

Les Norvégiennes, 3e, sauvent l’honneur et se disent ravies de la médaille de bronze. « C’est vrai qu’en Norvège, on veut seulement nous voir ramener l’or mais les courses de championnats du monde sont si difficiles, confie Ingvild Flugstad Østberg. Nous sommes déjà très heureuses d’avoir le bronze. C’était une rude bataille face à la Suède et la Slovénie dans les derniers mètres et nous ne pouvons que saluer leurs performances et les féliciter. Et puis, pour le moment, mes championnats ont été excellents avec deux médailles en deux jours, je suis très heureuse. »

Plus réservée, Maiken Caspersen Falla analyse d’abord sa course : « j’ai voulu accéléré dans le dernier tour mais j’ai vu que les autres arrivaient à me suivre et elles étaient trop proches, je savais que ce serait difficile de finir devant, dit la Norvégienne. Pourtant, je sais que je n’aurais pas pu utiliser une autre tactique alors je suis très contente du bronze, sachant que j’ai tout essayé. Et puis, repartir avec l’or individuel et une 3e place en team sprint, c’est déjà excellent. »

 

Les Norvégiens en « amis »

Chez les hommes, la bataille fut aussi de haute volée lors du team sprint. Si les Français n’ont terminé que 5e, les trois premiers se sont affrontés jusqu’au bout. Au final, c’est la Norvège qui s’impose et se venge du résultat à Lahti en 2017.

« C’est un véritable soulagement de gagner ici, avoue Emil Iversen. C’était très dur de détruire la course parfaite d’un ami comme c’est arrivé à Lahti mais la victoire ici n’en est que plus belle. Je suis ravi d’être champion du monde avec Johannes. C’est un rêve. J’ai tout fait pour que Johannes soit bien placé avant son dernier tour et j’ai réussi. Sachant que j’étais en bonne forme et lui aussi, j’étais confiant sur nos chances de victoire. C’est une journée parfaite. La Norvège est la meilleure équipe du monde sur cette course et j’en suis très heureux. »

Tout aussi heureux mais moins confiant, Johannes Høsflot Klæbo admet qu’il a craint de ne finir que deuxième. « Mais mes skis étaient vraiment très bons alors j’ai pu revenir et quand je me suis retourné, dans la ligne droite, j’ai vu l’écart que j’avais avec mes poursuivants et j’ai su que nous étions champions. C’est tellement spécial, surtout quand on est ami avec son coéquipier. Et puis c’est un format de course tellement difficile, entre endurance et sprint mais il nous va bien. Désormais, on va profiter de cette médaille, de cette journée et on verra ce que nous réserve la suite. » La promesse d’être là sur le 15km ?

 

En tous cas, Alexander Bolshunov compte lui s’y battre pour obtenir l’or plutôt que l’argent. Deuxièmes aujourd’hui, les Russes ne sont pas satisfaits. « Nous sommes déçus, frustrés parce que nous voulions ramener l’or à la maison, raconte Gleb Retivykh. Mais les Norvégiens avaient de meilleurs skis aujourd’hui. »

Bolshunov ne fait pas un meilleur constat : « Je suis déçu de ne pas avoir battu Klæbo sur la ligne droite finale mais mon objectif reste le 15km et j’espère que tout sera réuni pour une bonne performance : de bons skis et une bonne forme. »

 

Les Italiens, 3e, sont bien plus enjoués. « Le team sprint est un exercice difficile, depuis mon premier en 2013 sur les mondiaux, je me suis beaucoup entraîné pour gagner en endurance, explique Federico Pellegrino. Et je crois que j’ai fait du bon travail avec l’aide de toute l’équipe, c’est super d’être en bronze aujourd’hui. Et puis, tant que je serais heureux de skier, je continuerai, peut-être jusqu’en 2026, allez savoir. »

Moins ambitieux sur la durée de sa carrière, Francesco De Fabiani est ravi de voir ses qualités de sprinteur s’améliorer : « Federico travaille son endurance, moi le sprint et les tactiques du sprint, cette année je me suis amélioré et j’y travaille fort parce que le calendrier de la saison fait que participer à ces courses permet d’avoir plus d’opportunités pour faire de bons résultats. Et puis Federico et moi travaillons ensemble comme nous habitons dans le même coin. On s’entraide et apparemment, ça fonctionne bien. »

 

 

 

 

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