Ski de fond | SkiTour : Renaud Jay « C’est énorme, c’est incroyable ! »

Ski de fond, biathlon , combiné nordique, saut à ski

SKI DE FOND – Renaud Jay monte sur son premier podium individuel à Åre. Son interview et les réactions des 5 autres finalistes. 

 

Sur le sprint d’Åre remporté par Klaebo, les Français ont aussi pu briller. Six d’entre eux prenaient la pente de ski alpin d’assaut en quart de finale. Si Adrien Backscheider, Richard Jouve et Clément Parisse étaient éliminés dès les premières phases, Valentin Chauvin poussait jusqu’aux demi-finales.

Mieux, Renaud Jay et Lucas Chanavat bataillaient tous deux en finale pour le podium et la victoire ! Avec finalement une 3e et une 5e places, ils ont porté haut les couleurs françaises sur ce sprint si particulier.

 

Les réactions des six finalistes

Renaud Jay, troisième

« On ne savait pas trop à quoi s’attendre avec ce format. Ça reste un format particulier, ce n’est pas celui où on prend le plus de plaisir. Je ne sais pas si on s’en rend compte à la TV mais c’est vraiment raide. C’est difficile mais a priori ça me convient. Pourquoi pas de temps en temps sur les Tours où il y a ce jeu entre distanceurs et sprinteurs. »

 

 

« En qualifications, j’ai géré au mieux ma montée et finalement 5e temps donc j’étais rassuré. Ces derniers jours à Östersund ont été difficiles pour moi. En quart de finale, j’ai préféré jouer la sécurité en partant devant, en demi je me suis retrouvé dans les skis de Klaebo donc je savais que c’était celui que je devais prendre. En finale, je n’ai pas réussi à partir vite contrairement à Chanav’. Ca a excité un peu Pellegrino et Klaebo. Au début de la bosse, j’ai dû faire l’effort pour rentrer et ça me coûte peut-être la 2e place puisque j’arrive à rentrer un peu sur Pellegrino. »

« Mais c’est déjà incroyable pour moi d’avoir un podium ! C’est émouvant, il y a plein de trucs qui me passent par la tête. Je n’ai pas eu un été facile. Ca récompense tous les efforts qu’on fait toute l’année, les difficultés auxquelles on doit faire face. Toute l’équipe était contente pour moi, c’était énorme ! »

 

 

Lucas Chanavat, 5e

« J’avais de meilleures jambes après la qualification mais c’était dur. Ce n’est vraiment pas un profil de piste pour moi. Je suis quand même content du résultat parce que j’ai passé tous les tours. Ca me fait quelques tous petits points pour le général du sprint et c’est toujours ça. Je pense que c’est bien d’essayer de nouvelles choses mais je ne suis pas super fan de ce format. Que ça compte dans le général du sprint, je trouve ça un peu dommage dans le sens où c’est pas spécialement une course de sprinteur, il y a moins de sens tactique à avoir. Je ne peux pas objectivement encore viser le globe. Il ne reste que 4 sprints donc le but sera de faire un maximum de bonnes courses. Je vais retourner me préparer et j’espère être en forme. »

 

 

Valentin Chauvin, 12e

« En qualifications, je n’ai pas forcément bien skié, je me suis un peu précipité sur le début de la bosse. Mais arrivé à la moitié, j’étais de mieux en mieux sauf à la sortie où c’était très dur pour tout le monde. En quart, je suis parti plus prudemment. Pareil : sur la deuxième moitié de bosse ça allait super bien donc j’ai réussi à passer. J’ai eu un peu peur puisque je n’étais que Lucky Loser. En demi, je n’ai pas pu bien récupérer, ça s’est regardé au milieu de la bosse et ça m’a scié les jambes. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile ce format mais c’est sympa, l’ambiance est bonne. Ça fait du bien de changer de format, on était tous dans l’incertitude et tout le monde peut un peu s’exprimer. Mais il ne faudrait pas que ça soit tout le temps comme ça ou bien ça deviendrait une discipline à part entière ! Mais de temps en temps, pourquoi pas. Peut-être en réduisant la dernière bosse et en mettant des parties un peu plus techniques au début… »

 

 

Clément Parisse, 15e

« C’était chouette, j’ai découvert le sprint en coupe du monde. J’ai découvert autre chose que les qualifs où tu prends 15 secondes quand ça va bien et ensuite tu rentres à l’hôtel. C’est original comme format mais faire ça tous les jours, toute la saison… Ce n’est peut-être pas très intéressant. Mais pour changer de temps en temps, sur un Tour surtout, ça permet de lisser plus entre sprinteurs et distanceurs. Jeudi, je viserai la meilleure place possible. »

 

 

Richard Jouve, 24e

« Ce n’est pas du tout un sprint mais ce n’est pas l’important. Je n’ai pas les mêmes sensations que sur les deux distances et j’en suis déçu. Cette piste est vraiment dure, c’est un calvaire de finir en haut. Mais c’est un exercice sur le calendrier, il faut le faire. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas super non plus mais c’est fait. Je pense que cette compétition ne devrait pas être dans le calendrier du sprint car ce n’en est pas un. Mais pourquoi pas faire une ou deux courses du genre dans l’hiver si ça amène du public et de l’enthousiasme pour le ski de fond. Mais ce serait mieux si ça ne jouait pas pour le classement… »

 

 

Adrien Backscheider, 27e

« En quart, j’ai été pas mal bousculé. Ils ne font pas dans la dentelle ! Ils poussent dans les couloirs, te ferment la porte au nez. Ca frotte dans le virage, c’est un sacré sport ! Le virage relevé est super, il y a des choses à y jouer mais une aussi grosse bosse, c’est spécial. Les jambes sont là, la qualification super sur les sensations. Je n’ai rien à jouer sur le classement général du Tour parce que je n’irai pas au bout mais ça permettait de voir ma forme. L’envie est là, la fluidité aussi. J’espère jouer devant jeudi et faire les mêmes bosses dans le stade de Meråker qu’ici. »

 

Photos : Nordic Magazine

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