Ski de fond : après le Blink Festival, les Français se testent à nouveau sur la Toppidrettsveka
Présente en Norvège depuis le 5 août dernier, l’équipe de France masculine de ski de fond s’apprête à vivre ses dernières heures en Scandinavie en cette fin de semaine. Au programme : les quatre courses de la Toppidrettsveka, traditionnel évènement de rollerski auquel participent les Bleus depuis quelques saisons maintenant.

Déjà alignés sur les compétitions du Blink Festival ces derniers jours, les fondeurs du groupe entraîné par Thibaut Chêne vont pouvoir à nouveau se confronter avec un dossard sur le dos. Et malgré une météo peu clémente avec « de la pluie et 6 degrés » comme le confie le coach à Nordic Magazine, les tricolores auront à cœur de pousser leurs curseurs avant leur retour en France.
« On sera là dans la même philosophie que lors du Blink Festival. Autrement dit, on va chercher un maximum de watts en fonction du potentiel physique de chacun à ce stade de la préparation, explique le Haut-Alpin. On sort de trois semaines vraiment intenses en Norvège. Cela nous a permis de faire beaucoup de kilomètres de ski-roues et de nous entraîner en échappant à la canicule avec un temps maussade. Sur 21 jours, il a fait beau une fois ! »

Et les hostilités débutent ce vendredi en fin de journée avec une épreuve longue de 53 kilomètres effectuée en poussée sur l‘île d’Hitra (Norvège). « Sur cette longue, on va simplement essayer, comme on dit dans le jargon, de « bouffer le moins de vent » possible sur la première moitié de course. On va essayer de suivre le plus longtemps possible les meilleurs car pour nous, les 20 derniers kilomètres de poussée, ce sont des choses que l’on n’a pas vraiment l’habitude d’effectuer, précise Thibaut Chêne. Cela nous permet de développer et de travailler l’endurance musculaire. Il n’y a que les longues en Norvège qui nous permettent de travailler ça. »
« C’est un peu une arrivée comme celle de La Flèche Wallonne en cyclisme »Thibaut Chêne à Nordic Magazine à propos des heat mass-starts
« Sur la Toppidrettsveka, c’est un classement général donc on veut pouvoir tirer notre épingle du jeu au maximum tout en figurant le mieux possible car cela nous apprend aussi à jouer sur ce type de compétition à étapes », ajoute l’entraîneur français qui s’attend à des courses disputées face aux meilleurs athlètes norvégiens notamment.
S’en suivront ensuite un sprint skate programmé samedi ainsi que les récentes heat mass-starts dimanche matin et les poursuites classique l’après-midi pour clôturer cette édition 2025. Quatre épreuves où les Bleus chercheront avant tout des intentions avant des résultats.

« Demain [samedi, NDLR], on aura un sprint skate et là aussi, les intensions seront maximales avec de la concentration et une qualification importante à passer. C’est un sprint très dense et le prochain que l’on aura avec cette densité avant la coupe du monde, c’est celui des courses d’ouverture de Beitostølen, avoue le coach tricolore. C’est un rendez-vous important pour l’approche de la qualification mais aussi pour essayer de rencontrer un maximum de situations de course que l’on a au très haut niveau. »

« Dimanche matin, on aura les heat mass-starts. Là encore, c’est un nouveau format comme au Blink Festival et cela nous permettra de le tester à nouveau avant celui du Tour de Ski. On le prend de manière assez simple. Pour nous, c’est comme des mass-starts et chacun aura comme consigne de figurer au mieux dans le classement de la course qui lui est proposée sur 4 kilomètres, ambitionne-t-il. Il y a deux bosses très raides et c’est un peu une arrivée comme celle de La Flèche Wallonne en cyclisme [qui arrive au sommet du redoutable Mur de Huy, NDLR]. Le tracé n’est pas large donc le placement et la capacité à grimper et accélérer à la fin seront déterminants. »
« On avance dans un brouillard permanent sur ce point »Thibaut Chêne à Nordic Magazine concernant la forme de son groupe
« Pour la dernière course, on aura des poursuites classique en fonction du classement général. Ici encore, on sera dans les rues de Trondheim seulement quatre heures après les heat mass-starts. Ca va donner lieu à une journée très dense et très difficile, admet Thibaut Chêne. La poursuite est toutefois une course très simple et agréable à faire car, dans tous les cas, que l’on soit premier ou que l’on joue le podium, un top 10 ou plus, elle est identique pour tout le monde. Ca part fort et chacun veut rattraper celui devant lui. Sur un parcours de 10 kilomètres avec 3 jours, c’est très nerveux. »

Enfin, compte tenu des charges de travail importantes du moment, l’entraîneur haut-alpin sait que sa formation ne peut pas encore être fixée à un état de forme. « Pour la forme, comme toujours, c’est très difficile de dire si les athlètes l’ont ou pas sachant qu’on a de grosses charges de travail. On avance dans un brouillard permanent sur ce point, rappelle-t-il. Nous ne sommes donc pas là pour nous jauger ni nous juger. On reste cohérents et tout se révélera au moment venu, autrement dit : cet hiver. On travaille à notre image. C’est à dire en discrétion et avec notre humilité. »
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