Stéphane Passeron : “La Transju, c’est le rêve nordique”

Il fut l’un des meilleurs fondeur sur les longues distances en France. Stéphane Passeron, vainqueur de la Transjurassienne 1998 et auteur de trois podiums, voue un attachement tout particulier avec la plus grande course de France. Le fondeur de Gap-Bayard sera au départ de la Transju ce dimanche “pour le plaisir”. 

 

Stéphane Passeron, quelle première image vous vient en tête quand on évoque La Transjurassienne ?

La Transjurassienne, c’est le rêve nordique, c’est le pays du ski de fond, un grand territoire où l’aspect sportif et économique tourne autour du nordique. La ferveur populaire sur cette course est incroyable. On traverse de beaux paysages jurassiens même si la Trans’champsaurine est plus jolie (rires)…

 

En 1996, vous êtes auteur d’une folle échappée avant d’être repris par Hervé Balland…

C’est mon plus beau souvenir, plus encore que ma victoire en 1998. J’étais jeune, il y a fait un gros plateau, j’ai fait les deux tiers de la course seul. J’avais le sourire en attaquant le Risoux, tel un cycliste fendant la foule dans l’Alpe du Huez. J’avais énormément d’avance, j’ai pris un risque phénoménal en partant de si loin. J’aurais préféré garder une seconde d’avance sur Hervé, très fort ce jour là !

Stéphane Passeron lors de l'édition 2004 avec Vittoz, Jonnier et Rousselet.

Stéphane Passeron lors de l’édition 2004 avec Vittoz, Jonnier et Rousselet.

 

Vous retrouvez le podium en 1999, puis en 2002 et 2005. Qu’a-t-il manqué pour une seconde victoire ?

C’est compliqué à chaque fois. Je fais deux derrière Mühlegg ou Guitterez. Je considère que l’année où Mühlegg gagne est entachée de tricherie. Pour moi, on devrait le rayer de tous les palmarès, lui retirer tous ses titres. Ce serait une façon de mettre une pression forte sur les gars qui touchent au dopage.

 

En 2004, vous terminez 4e derrière le trio magique Rousselet – Jonnier – Vittoz et passez sous la barre mythique des 3 heures !

Ce jour là, j’étais peut-être le plus fort des quatre ! C’est un bon et un mauvais souvenir, on s’est bien marré sur cette course, mais j’ai peut-être payé le fait d’avoir mené la course. On part avec Vittoz dans le Risoux, je voulais prendre le risque pour éviter le sprint avec Alex. J’ai essayé de les faire péter mais c’était tout sauf simple, les Jurassiens se relayaient. Mais c’est le sport.

 

Votre dernière apparition remonte à 2006. Vous reverra-t-on au départ d’une Transjurassienne ?

Ben oui (sic) ! Je suis inscrit cette année avec des copains du club pour me faire plaisir.


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