Stéphane Tempier : « J’ai cassé ma chaîne à 20 km de l’arrivée de l’Xtrem/Loue »

Spécialiste du cross-country olympique, Stéphane Tempier s’est essayé ce dimanche au marathon avec l’Xtrem/Loue. Dans des conditions de course difficiles, le 7e des derniers mondiaux de VTT a connu une casse matérielle à 20 km de l’arrivée. Et jeté l’éponge. Retour sur « un beau chantier ».

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Stéphane Tempier, vous avez été contraint d’abandonner sur casse matériel l’Xtrem/Loue support, ce dimanche, des championnats du monde de VTT marathon. Votre première réaction ?
C’était un défi personnel de me lancer sur le championnats du monde marathon, ça me paraissait intéressant de me tester sur ce format spécifique, qui plus est sur un championnat du monde en France. J’avais seulement trois semaines pour préparer l’affaire, après les championnats du monde XCO. J’ai fait pas mal de foncier mais ce n’est pas en trois semaines qu’on va être au top sur une longue distance. Mais le plus dur a été de lutter dans la boue et faire face au froid avec la pluie.
Il a fallu remonter en première partie de course car j’étais mal placé sur la grille de départ (0 point UCI en marathon). Je suis bien revenu vers la mi-course (7e place). Mais j’ai dû m’arrêter ensuite à la zone technique pour un noeud de chaîne géant, pas facile à démêler ! Je suis reparti vers la 15e place mais j’ai eu un peu plus de mal à me remettre dedans avec le froid et à 20 km de l’arrivée, j’ai cassé la chaîne pour finir !
 
Thomas Dietsch, meilleur tricolore du jour (7e) a souligné la difficulté extrême de ce marathon pluvieux en parlant de “patinage artistique”, “travers tout au long de la course”… Vous préférez l’expression “beau chantier” !
Exactement ! C’était un beau chantier tout le long du parcours et notamment dans les descentes. Comme on disait avec Maxime Marotte, on a fait de belles “Chambon” (en rapport au pilote supermotard Stéphane Chambon).
 
Votre abandon sur une casse de chaîne, ce qui est plutôt rare en course, montre à quel point les conditions ont mis à mal les vélos et les pilotes… Comment cela se gère sur une épreuve du genre ?
Il faut vraiment gérer le matériel dans des conditions extrêmes comme celles-ci et ne pas hésiter à s’arrêter pour remettre le vélo en état si besoin est. J’ai fait un noeud autour du pédalier je ne sais pas du tout comment, mais cela a probablement vrillé la chaîne et elle n’a pas apprécié par la suite..
 

Je me suis retenu pour ne pas rouler comme en cross olympique !”

 
Sur un terrain aussi technique, à quel niveau se fait la différence entre la tête de course et les poursuivants ? Quel type de pilotage prévaut ?
La gestion de l’effort est très importante. Il faut savoir faire la différence sur la fin de course, chose dont je n’ai pas l’habitude avec les cross olympiques (1h40 d’effort contre 4H30 ici). Avec la boue, les descentes étaient techniques et c’était un avantage pour moi. Les marathons sont souvent plus roulants et moins techniques.
 
Comment avez-vous vécu le passage sur une épreuve marathon, vous qui venez du cross-country olympique ?Image-2.png
J’avais seulement fait un marathon dans ma carrière, c’était il y a 4 ans sur.. l’Xtrême sur Loue ! Il faut surtout bien se connaître et se gérer pour lisser l’effort et rouler au train sans trop se mettre dans le rouge en début d’épreuve. Il a fallu que je me retienne pour ne pas rouler les premières heures comme en cross olympique ! Il faut aussi bien gérer l’alimentation pour ne pas faire de fringale sur la fin.
 
D’ailleurs, on vous retrouvera la saison prochaine sous les couleurs de Bianchi après vos belles performances aux Jeux olympiques (11e) et aux mondiaux (7e). Quels seront vos objectifs ?
Ce n’est pas encore certain que je reste avec Bianchi la saison prochaine, je suis en pleine négociation en ce moment. Les objectifs seront dans tous les cas identiques : les coupes du monde et le championnat du monde, sans oublier le championnat de France au niveau national.
 
Mais avant la pause annuelle, il reste peut-être encore quelques courses. Quel est votre programme d’ici cette fin de saison ?
La fin de saison arrive avec la dernière compétition ce week-end du 14 octobre, le roc d’Azur. Je vais m’aligner sur la course élite le dimanche avec l’intention de jouer les premiers rôles. Ensuite ce sera une bonne coupure après cette saison chargée depuis le mois de février. Un petit voyage touristique en Nouvelle Zélande est au programme ! Mais j’ai déjà hâte de refaire quelques compétitions de ski de fond cet hiver !


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