Tao Quemere : « Ma priorité, c’est d’être performant toute la saison » »

Entre un stage sur le glacier de Tignes et les premières courses de la saison 2012-2013, Tao Quemere (SC Gap Gaillard) évoque ses envies en toute liberté. « De l’impatience, pas d’appréhension avant les premières courses », affirme notamment le fondeur de l’équipe nationale B.

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Dix jours de stage sur le glacier de Tignes : est-ce un passage obligé pour un fondeur de l’équipe de France et une telle durée permet-elle d’acquérir des certitudes quant à sa préparation pour l’hiver ?
Je ne pense pas que le glacier de Tignes soit un passage obligé pour la préparation ; cependant, c’est un des rares endroits où nous pouvons skier tôt dans la saison et à des coûts moins cher que dans d’autres pays. Ce qui est obligatoire, c’est de pouvoir skier le plus souvent et le plus tôt possible, pour ne pas perdre le contact avec la technique. Si l’on avait des certitudes dans la façon de se préparer pour l’hiver, alors nous serions tous vraiment très forts !

Lors du chrono, vous terminez à 2 minutes du premier, Maurice Manificat. Que vous faudra-t-il pour réduire ce temps ?
Pour me rapprocher de Maurice, il faut que je travaille encore le haut du corps, la technique… Que sais-je encore ? Mais peut-être qu’une petite fusée sous les skis m’aiderait plus rapidement 😉

Maintenant, la prochaine destination est la Norvège où vous attendent les premières courses FIS. Ressentez-vous de l’impatience ou de l’appréhension à l’idée d’entrer à nouveau dans la fosse aux lions ?
Pas mal d’impatience ! Cela fait six mois qu’on s’entraîne pour faire des courses alors j’imagine que c’est l’impression de tout athlète à quelques jours des échéances. Mais pas d’appréhension ! Ce sont certes les premières courses de la saison, mais je ne joue pas tout sur celles-ci… Si je fais un bon résultat, c’est du bonus !

Sur le plan sportif, est-ce qu’un podium en OPA Cup est votre priorité ?
Ma priorité, c’est d’être performant toute la saison et au plus haut niveau. L’OPA est un bon objectif, mais si j’ai l’opportunité d’aller plus haut alors je changerais peut-être de priorité.

Où vous voyez-vous atteindre cet objectif ?
Seule la saison le dira !

Il faut aussi évoquer les championnats du monde U23. Ce sera un temps fort dans la prochaine saison. Quelles sont vos ambitions ?
Dans un premier temps, c’est d’être sélectionné pour y aller. Ensuite, je n’ai jamais couru sur des courses de ce niveau, donc je ne vise rien en particulier. Je verrai sur le moment !

Est-ce qu’au final, une participation en coupe du monde ne serait pas ce que vous préféreriez vivre d’ici le printemps ?
J’aimerais bien essayer de découvrir ce circuit. Mais de là à dire que c’est ce que je préfèrerais vivre, je ne sais pas. Si j’ai le niveau, je préfère faire une bonne place au classement général de l’OPA.

Comment se prépare-t-on, dans sa tête, à vivre un programme aussi chargé, dans une année préolympique ?
Rien ne change. C’est toujours pareil au final… Il faut faire les heures, et prendre les courses comme elles arrivent !


Photo : Paul Goalabre. D’autres photos en cliquant ici.