Tor des Géants : un Jurassien à la deuxième place

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En 2011, Grégoire Millet avait remporté l’UTTJ, dans le Haut-Jura, avec 2 minutes d’avance sur Lucas Humbert et 16 minutes sur Olivier Morin. Hier, il a réalisé un véritable exploit : il a fini à la deuxième place du Tor des Géants derrière l’Espagnol Oscar Perez qui a passé la ligne d’arrivée à 13h56 soit après 75h56 minutes de course. Soit 4 heures de moins que Gabioud en 2011.

C’est sous un beau soleil et une ambiance de fête, comme seuls les Italiens savent les offrir, que 629 trailers ont pris le départ dimanche matin à 10 h sur la place centrale de Courmayeur de la troisième édition du Tor des Géants. L’objectif: boucler les 330 kilomètres et les 24 000 mètres de dénivelé positif en moins de 150 heures.

Sur la ligne de départ, 8 des 10 premiers du classement de 2011 se sont élancés assurant un grand suspens.
 Après 2 h 13 de course, les leaders sont passés à la Thuile (17,08 km) avec en tête le Français Christophe Le Saux suivi du trio Oscar Perez (ES), Carles Rossell Falco (Andorre) et Jules Henry Gabioud (CH) à 1’35’’.

Après deux longues nuits, l’épreuve a déjà fait ses premières « victimes »: la première dans l’ordre chronologique, Marco Gazzola, le favori de la veille. Après la disqualification de l’année dernière, il a eu, quelques kilomètres après le début de la course, de problèmes d’estomac qui l’ont forcé à se retirer après Valgrisenche. Le représentant du Canton Ticino est en bonne compagnie : l’autre grand favori, Jules Henry Gabioud, vainqueur de l’édition 2011, a abandonné lundi matin, après son arrivée au poste de contrôle du Eaux Rousses. Au même endroit, Nico Valsesia, qui, avec Gabioud a essayé de dicter le rythme de la course, a jeté l’éponge. Enfin, Shogo Mochizuki, qui jusqu’à Donnas était leader, est arrivé au poste de contrôle de Sassa, mais n’est pas reparti. Parmi les 629 partants, on compte 125 départs.

Trois hommes ont tout de suite profité de ces défections : Grégoire Millet, Oscar Perez et Christophe Le Saux.

12 septembre. Un éboulement de pierre, après le refuge Barmasse au kilomètre 240, a obligé le comité d’organisation  a interrompre la course à Valtournenche (236 km) pour des raisons de sécurité.

Sept personnes en tête (hommes) sont déjà passées et sont donc toujours en course.  Les autres attendent. 
La pluie arrivée mardi tombe toute la nuit toute la nuit.

Mercredi, enfin, Oscar Perez franchit le premier la ligne d’arrivée : « La course est très dure mais j’ai la tête plus dure que la course. Je connaissais les temps de référence entre
 chaque point de contrôle et mon objectif était de les améliorer, je savais que j’avais de bonnes chances. Sur une telle
 distance, ma stratégie était plutôt de partir rapidement et de me relaxer de temps en temps, plutôt qu’un départ plus
lent. Mon moment le plus fort restera ma rencontre avec un monsieur de 70 ans qui m’a soutenu pendant 1 kilomètre
m’aidant à reprendre espoir et rattraper le premier », confie-t-il.

Le temps de Grégoire Millet, 2e : 78 h 50.03

 

Portrait : Grégoire Millet, un athlète au long cours

246779_416454498403131_280276437_n.jpgNé en 1962, Grégoire Millet grandit dans le Jura français et effectue des études universitaires en sciences du sport à Grenoble et Dijon. Athlète professionnel, entraîneur des équipes nationales de triathlon de France, puis de Grande-Bretagne pour les Jeux Olympiques de Sydney, il effectue en parallèle un doctorat sur les déterminants physiologiques de la performance aérobie. Nommé Maître de conférences en 2000, il obtient son “Habilitation à diriger des recherches” en 2002, suivie deux ans plus tard d’un diplôme sur le “Dopage : de l’analyse à la prévention” de l’Université de Montpellier. Après quatre années passées au Qatar, il rejoint l’Institut des sciences du sport (ISSUL) de l’UNIL en 2008 en qualité de Maître d’enseignement et de recherche suppléant, avant d’y être nommé professeur associé et directeur adjoint dès le 1er août 2010.

Ses recherches sont orientées sur l’analyse des mécanismes physiologiques de la performance sportive et s’articulent autour de trois thèmes : le couplage énergie – mécanique des différentes locomotions sportives (natation, cyclisme, ski de fond…), les réponses hémodynamiques, cardiovasculaires et musculaires en hypoxie, ainsi que les déterminants de la fatigue neuromusculaire. L’efficience motrice est au coeur de ses travaux qui visent à prescrire des modalités d’entraînement individualisées chez le sportif, mais également chez le patient atteint de maladie métabolique.

Sa production scientifique compte quatre livres édités ; plus de 30 chapitres d’ouvrage ; 150 communications en congrès et plus de 90 articles dans des revues indexées de “Sciences du Sport”.

Personnalité de premier plan dans le monde des sciences du sport, Grégoire Millet est régulièrement invité dans des congrès internationaux et fonctionne comme expert pour des institutions sportives. Il est notamment conseiller scientifique de l’exposition “Athlètes et Sciences” actuellement au Musée olympique.


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