Tour de ski : les chances françaises sans Maurice Manificat

Le Tour de ski débute le 29 décembre. Cette année, cette course ne comptera que sept étapes. Blessé, le meilleur fondeur tricolore Maurice Manificat ne sera pas présent. Quelles sont, dès lors, les chances pour l’équipe de France ? A découvrir la liste des sélectionnés, on se dit rapidement qu’elles sont nombreuses. Explications.

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L’homme à la Salamandre, dossard 62, c’est le Jurassien Cyril Miranda (© Agence Zoom)


Ce sera certes sans Maurice Manificat. Le chef de file de l’équipe française de ski de fond ne participera au prochain Tour de ski la semaine prochaine. Victime « d’une fissure du tendon quadricipital (du genou) droit », il doit également renoncer à toute réelle ambition au classement général de la coupe du monde, mais devrait se consoler aux championnats du monde de Val di Fiemme (Italie) du 20 février au 3 mars. « C’est un contretemps. Ça peut aussi m’aider à faire une grosse fin de saison. Plein d’athlètes, pas forcément les tops comme Cologna ou Northug, ne font pas le Tour de ski pour préparer les Mondiaux », a déclaré le fondeur sur Eurosport.


Jean-Marc Gaillard en chef de file

A partir du 29 décembre, ce seront donc ses coéquipiers tricolores qui défendront les couleurs de l’équipe de France. A commencer par Jean-Marc Gaillard qui s’est déjà distingué à de nombreuses reprises lors de cette tournée. Rappelons-nous sa deuxième place lors de la deuxième étape (c’était un sprint) qui se déroulait à Prague en 2008. En 2010, il occupe la 5e place du classement général et accroche deux sixièmes places en 2009 et 2011, année où il avait cru pouvoir accéder au podium jusqu’à 2 km de l’arrivée.

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Robin Duvillard, aux prises avec Rennemo et Babikov à Toblach (© Agence Zoom)


Robin Duvillard garde un bon souvenir de la précédente édition. 23e après la finale (contre une vingtième place en 2010), c’était selon lui son « Tour le plus abouti », notamment en raison d’une belle constance. Et d’ajouter à son retour de Val di Fiemme : «C’est donc très positif, et avec quelques progrès en sprint, notamment en skate où je sais que je peux accrocher les phases finales, je crois pouvoir arriver à jouer encore plus devant sur les prochaines éditions. » On croise les doigts.

Le Jurassien Cyril Miranda et l’Annécien Roddy Darragon, tous deux sprinters, auront, eux, en ligne de mire le sprint de Val Müstair.  A noter l’arrivée de Paul Goalabré, également performant sur les courtes distances. Début décembre, le fondeur du Queyras s’est classé 3e du 10k libre de la première étape de la coupe des Alpes. On sera donc attentif lors des courses d’Oberhof et Toblach.


Aurore Jean et Anouk Faivre-Picon en éclaireurs

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Aurore Jean, à Val di Fiemme (© Agence Zoom)

 

La Bois d’Amonière Aurore Jean apprécie le Tour de ski où elle ne passe jamais inaperçue. 23e du classement général en 2011 et 30e en 2012, elle avait brillé, le 31 décembre de l’année dernière, lors du sprint classique qui lui avait offert une sixième place en finale, la meilleure performance de sa carrière en coupe du monde. Mieux, en demi-finale, elle se tenait juste derrière « l’extraterrestre du moment » Justyna Kowalczyk.


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Anouk Faivre-Picon, l’an dernier, lors de l’étape de Toblach (© Agence Zoom)


La Pontissalienne Anouk Faivre-Picon avait justement terminé la finale au 22e rang (meilleure tricolore), à 12 min 42 sec 5/10 de Kowalczyk. Un résultat synonyme, selon elle, « de régularité tout au long de cette course à étapes »

Une compétition qui, au passage, n’est pas un long fleuve tranquille pour les athlètes : « Sur un Tour de ski, le plus difficile à gérer, ce sont les voyages, la récupération, le sommeil pour arriver au bout avec encore deux ou trois cartouches. La gestion de l’alimentation est aussi très importante, car les horaires des courses changent tous les jours. La principale différence avec une coupe du monde est bien sûr l’enchaînement des courses. Du coup, je n’ai pas forcément toujours de bonnes sensations à l’échauffement, mais c’est pour tout le monde pareil », explique la jeune femme du Haut-Doubs.

Nul doute que les deux Jurassiennes en chouchouteront une troisième, Célia Aymonier, qui vient de marquer ses premiers points en coupe du monde de classique. Sans oublier Coraline Hugue de retour d’Amérique du Nord.

 

> Les sélectionnés :

Les dames :

Célia Aymonier – EMHM Les Fourgs (Massif Jurassien) 

Anouk Faivre-Picon – EMHM CSR Pontarlier (Massif Jurassien)

Coraline Hugue – EMHM Les Orres (Alpes Provence)

Aurore Jean  – Douanes Skieurs Rousselands (Massif Jurassien)

Les garçons :

Roddy Darragon – 27e BCA Annecy/Le Grand Bornand (Mont-Blanc)

Robin Duvillard  – EMHM Villard de Lans (Sports de Neige du Dauphiné)

Jean-Marc Gaillard – Douanes Pays Rochois (Mont-Blanc)

Paul Goalabre – EMHM Queyras (Alpes Provence)

Cyril Miranda – Défense EMHM Bois d’Amont  (MJ)

Ivan Perrillat-Boiteux – EMHM Le Grand Bornand (Mont-Blanc)

Mathias Wibault – CNISAG Chamonix (Mont-Blanc)


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