Transjurassienne : le pourquoi des changements

Trans’organisation a tenu vendredi soir son assemblée générale. Cela a été l’occasion pour ses organisateurs d’expliquer les choix récents qui font notamment que la grande distance en skating a été ramenée à 68 km au lieu de 76.

 

Hervé Balland, le président de l’association Transorganisation, a passé en revue les différentes épreuves organisées au cours de l’année précédente. Il a bien sûr été question de la bonne santé de la Transju’trail mais aussi de La Transroller, qui n’aura pas lieu en septembre prochain en raison de la baisse du nombre d’inscriptions : « C’est une épreuve qui demande beaucoup de temps en terme d’organisation, ce qui pénalise la Transjurassienne ainsi que la Transju’trail qui elles par contre sont en net progression et mobilisent mieux les bénévoles. »

 

 

La Transjurassienne, justement, a finalement été un bon cru : « Cinq cents inscriptions de plus et vingt huit nationalités représentées pour cette 36e édition. » Pourtant, la météo n’a pas été un allié sûr : « Mais grâce à un bel élan de solidarité, cette épreuve Worldloppet a pu aboutir, alors que de nombreuses courses internationales ont été annulées ou modifiées. » « Une fois de plus, les gestionnaires de sites ont été remarquables de réactivité et ont fait des miracles avec le peu de neige qu’ils avaient à disposition pour renforcer nos pistes, a remercié Pierre-Albert Vandel, directeur de l’épreuve. Cependant à l’impossible nul n’est tenu, c’est pourquoi nous avons dû nous résigner à ne pas aller en Suisse et à arriver par le haut de Mouthe évitant à notre grand regret les villages de Chaux-Neuve et Petite Chaux. »

 

Des travaux pour sécuriser le parcours

Pour William Trachsel, coordinateur général, « la pérennité de La Transjurassienne est fragile, elle reste tributaire des conditions météorologiques. Si nous ne contrôlons pas les éléments, nous pouvons tout de même optimiser fortement la qualité de l’enneigement. »

 

 

« Nous souhaiterions évidement que le parcours nominal Lamoura/Mouthe devienne un tracé incontournable et protégé, enchaîne Pierre-Albert Vandel. Pour cela, des aménagements de certaines portions pourraient consolider l’enneigement de la piste et ainsi éviter les investissements humains et financiers importants de dernière minute quand les intempéries compliquent les choses. Nous devons tous réfléchir pour mener à bien ces projets d’aménagements. » Concrètement, il a été décidé en concertation avec les gestionnaires de pistes et avec le soutien de Trans’Promo (qui réunit des chefs d’entreprises du Haut-Jura) d’investir sur la piste pour réduire les zones “inondables” par des travaux légers en respectant les contraintes environnementales. Parallèlement, une signalisation spécifique par des bornes kilométriques sur le parcours avait été mise en place en cours de saison, elle sera renforcée pour que le parcours Transjurassienne s’inscrive encore davantage dans le “subconscient” des skieurs qui emprunteront le parcours nominal tout au long de la saison.

Et William Trachsel d’interroger : «  Ce parcours avec un enneigement renforcé dès La Transjurassienne passée, ne servira-t-il pas les jours et semaines suivants, de terrain de jeu apprécié par les nombreux vacanciers de février ? »

 

Un nouveau programme

En 2015, Trans’organisation vise 5000 participants (contre 4800 inscrits en 2014). Le programme a été revu. Le voici :

Courses en technique classique (CT) – Samedi 7 février

  • La Transju’Classic // Départ 9h00 Les Rousses
    Worldloppet Gold Master / FIS Marathon Cup / 56km Classic Technique
  • La Trans 25CT // Départ 13h00 Chapelle des Bois
    Worldloppet Silver Master / 25km Classic Technique

Course en technique libre (FT) – Dimanche 8 février

  • La Transjurassienne // Départ 8h30 Lamoura
    Worldloppet Gold Master / 68km Free Technique
  • La Transju’Marathon // Départ 10h30 Les Rousses
    Worldloppet Gold Master / 48km Free Technique
  • La Trans 25FT // Départ 13h00 Chapelle des Bois
    Worldloppet Silver Master / 25km Free Technique

 

Benoît Chauvet, tenant du titre, emmène le groupe.

 

68 km au lieu du mythique parcours de 76 km : le changement ne passe pas inaperçu. Pierre-Albert Vandel justifie cette évolution :  « Cette nouvelle mouture, élaborée avec l’apport actif du groupe de réflexion, a pour objectifs :

  • De permettre à nos participants venus de 28 pays, d’effectuer l’intégralité du parcours qu’ils ont choisi sans risque qu’ils se voient notifier leur arrêt par l’organisation pour hors délai.
    A noter que l’édition 2014 disputée sur 70 km n’a pas engendré ce type de situation.
  • Avoir la possibilité, en cas de difficultés d’acheminement de nos skieurs suite à des conditions météo défavorables rendant les accès routiers difficiles ou par température très basse, de nous permettre de retarder le départ.
  • De réduire l’amplitude des heures effectuées par nos bénévoles.
  • D’adoucir un parcours réputé très dur pour ce genre d’épreuves Worldloppet et permettre à davantage de skieurs de venir participer.

Pour ce qui concerne La Transjurassienne du dimanche nous restons toujours la plus longue épreuve du circuit Worldloppet en style libre. »

 

Le classique en hausse

A noter que la FIS Marathon Cup portera sur l’épreuve classique du samedi, seconde étape du Nordic Classic Tour. William Trachsel explique :  « En effet, si globalement la participation est à la hausse, ce n’est pas le cas sur toutes les courses : La Transju’Classic progresse constamment quand dans le même temps la participation à La Transjurassienne 76 km s’effrite ! S’il en était besoin, cette évolution prouve que nous devons continuer nos efforts de promotion vers les nations qui ont un fort potentiel de skieurs. En particulier vers ceux qui pratiquent largement le style classique : Scandinavie, ex-« Bloc de l’Est », etc. Dès 2015, une action spécifique sera lancée en direction de la Norvège, avec nos collègues organisateurs de la Birkebeinerrennet à Lillehammer. »

 


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1 Comment

  1. grandvuillemin stephane

    28/06/2014 à 22 h 24 min

    je trouve dommage de réduire de 8 kms pour des raisons qui ne m’ont pas convaincue. Pour ceux qui ne se sentent pas capables il y avait la possibilité de faire le 50…
    et c’est sur que cette année vu les conditions de glisse excellente et le vent dans le dos personne n’a été mis hors délai…

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