Trans’Organisation s’engage
Courir, skier ou rouler au cœur des splendeurs des Montagnes du Jura. Profiter de chaque instant, lever les yeux et profiter de panoramas XXL avec ces forêts jurassiennes où évolue tout au long de l’année une faune unique. À travers ses épreuves, Trans’Organisation offre une expérience unique. Souvent même hors du temps. Pourtant, le sentiment d’être privilégié au cœur de cette nature ne doit pas faire oublier qu’il est essentiel de participer à la préservation et à la protection de cet espace. Un espace particulièrement sensible. « C’est avant tout une prise de conscience citoyenne, explique Pierre-Albert Vandel, président de Trans’Organisation. Cette problématique dépasse les compétitions sportives. C’est un enjeu capital que nous devons absolument prendre en compte. Tout le monde doit s’y mettre. Et cela va bien au-delà des seules organisations sportives. »

Depuis 2009, Trans’Organisation a enclenché de multiples actions de préservation des espaces naturels et mis en place une véritable stratégie environnementale. « Nous voulons désormais passer à la vitesse supérieure, poursuit Pierre-Albert Vandel. Nos quatre événements sont répartis sur l’hiver et l’été avec des problématiques différentes. Mais ils ont de nombreux points communs. Nous allons créer une commission environnementale dont la mission sera de gérer toutes nos actions pour optimiser leur efficacité. Notre force est de pouvoir communiquer et sensibiliser, auprès de nos participants mais aussi du grand-public avec nos réseaux sociaux, ou bien à travers des conférences à thème. il s’agit d’être cohérent. Nous allons principalement travailler sur trois axes. »
Le dérèglement climatique et la décarbonation
« Nous sommes conscients, peut-être même plus que d’autres, du problème qui se pose désormais avec le dérèglement climatique. Nous en sommes les premières victimes. Sur la Transju’ et la Transju’ Jeunes, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des problèmes d’enneigement. L’an dernier, nous avons même été amenés à enneiger. Nous le faisons essentiellement sur des prés de fauche, avec l’accord des paysans, sur des pâturages entretenus l’été. Même si nous sommes sur des parties empruntées tout l’été par des tracteurs, nous avons privilégié des moyens légers pour préserver les sols. Nous n’allons pas non plus chercher la neige à plus de 50 m de la piste. »
« Nous n’intervenons pas sur les points hauts et sur les secteurs référencés sites Ramsar (zone humide d’importance internationale), sauf après échange avec les services d’environnement compétents. Chacune de nos actions est très encadrée et se réalise en concertation avec les gestionnaires de sites, en premier lieu les traceurs. Dès que les motos-neige électriques seront fiables ou un autre mode de transport permettant d’assurer la sécurité, nous les utiliserons. »
Limiter l’impact carbone des transports
« Sur les événements sportifs, mais c’est aussi vrai pour les événements culturels comme les concerts, les déplacements des personnes constituent la première source d’émission de CO2. Nous travaillons à privilégier les transports parallèles pour l’acheminement des participants sur nos sites avec la mise en avant des navettes ou du covoiturage. Nous allons aussi exploiter davantage le train car nous avons la chance d’avoir trois gares à proximité des Rousses : La Cure (à 2 km), Morez (à 8 km), Le Brassus (à la frontière suisse, à 8 km). Elles relient toutes des gares TGV et ont toutes une dimension touristique, comme par exemple, le NSTCM ou la ligne des hirondelles. Les participants et les accompagnateurs peuvent venir en train pratiquement jusqu’au départ de nos courses et repartir, toujours en train, le soir-même. Nous devons en faire un atout. Nous allons donc nous rapprocher des gestionnaires de ces lignes pour mettre en place des actions gagnant-gagnant avec la promotion touristique des liaisons et l’aspect environnemental des transports vers nos épreuves. »

La pollution de notre environnement
« Cet aspect concerne tous nos événements. La pollution peut provenir des déchets sur tous les points de ravitaillement et à l’arrivée. Nous avons donc mis au point des accords pour le recyclage des déchets avec le SICTOM (Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères). Pour éviter le gaspillage des denrées, depuis l’an dernier, nous avons mis en place une collaboration avec l’association Banques alimentaires Bourgogne-Franche Comté. Elle récupère tout notre surplus et le redistribue au sein de sa structure. Cette action est donc à la fois environnementale et sociétale. Nous allons également encore renforcer la sensibilisation auprès des participants pour la gestion de leurs déchets (les emballages de gels ou de barres) entre les points de ravitaillement. Mais nous avons un public sensible à cet aspect. Ce sont des gens qui viennent pratiquer un sport de pleine nature et qui sont donc, dans la grande majorité, très réceptifs et attentifs à leur environnement. »
La biodiversité : la cohabitation entre l’homme et les différentes espèces
« Dans nos épreuves, nous utilisons les pistes empruntées chaque jour par les skieurs ou randonneurs à pied. Nous n’allons presque jamais au-delà. Pour nos événements hivernaux, nous avons privilégié l’idée de nous rapprocher de la neige plutôt que de la produire ou de la transporter. Cela nous oblige parfois à nous replier sur des sites en altitude, souvent un peu plus sensibles, un peu moins fréquentés. Certaines espèces qui ont leur habitat et ont parfois du mal à se mouvoir, comme le Grand Tétras par exemple, peuvent subir un dérangement avec un nombre de skieurs plus important. Mais sachant que nous sommes sur des pistes empruntées chaque jour par les skieurs, ces espèces se sont déplacés. Nous ne sommes pas non plus dans une période de nidation ou de reproduction. Néanmoins, pour limiter au maximum le dérangement, nous ne disposons pas de ravitaillement sur toutes ces zones sensibles. Nous n’y utilisons pas non plus de sono. L’hiver, nous limitons aussi le passage des motos-neiges. L’été, nous préférons les vélos électriques aux quads. »
« Une piste permanente verra le jour courant de l’automne 2023 avec une signalétique composée de nombreux panneaux posés tout au long de l’itinéraire. Plusieurs de ces panneaux, notamment à Bois d’Amont et à Bellefontaine, aux portes de la forêt du Risoux, rappelleront l’importance d’avoir les bonnes pratiques pour concilier sport et respect de l’environnement. Par exemple : ne pas être bruyant, ne rien jeter, respecter les traces sans effectuer de hors-piste, respecter les règles, etc. »

« D’une façon générale, comme dans toutes nos actions, nous voulons travailler en collaboration avec les associations environnementales. Nous avons la capacité à intervenir sur des actions communes comme par exemple pour participer à des maraudes. Nous allons aussi collaborer avec l’Office régional de la Biodiversité Bourgogne Franche-Comté qui va nous apporter son expertise pour nous aider. C’est en agissant tous ensemble, unis, que nous pourrons être efficaces et pertinents. »
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