Transroller/ Adrien Mougel : « J’apprécie la montée du Larmont »

Ski nordique, ski de fond, saut à ski, combiné nordique, biathlon, coupe du monde, FIS, Ski, hiver, Nordic Magazine, vainqueur, ski, saut à ski,

Demain, à Pontarlier, à côté des meilleurs rollerskieurs du circuit, les fondeurs espèrent tirer leur épringle du jeu. C’est le cas d’Adrien Mougel qui réussit traditionnellement de belles performances à la montée du Larmont.

Samedi, vous avez rendez-vous avec la Montée du Larmont, une course qui vous va bien puisque, l’année dernière, ce n’est qu’au sprint qu’Adrien Backscheider vous avait devancé.
Oui j’apprécie la montée du Larmont. J’ai toujours eu de bons résultats sur cette course et j’espère que la règle sera respectée cette année. Il y avait eu un beau match l’an dernier avec l’autre Adrien ; j’étais revenu sur lui dans le dernier kilomètre et la course s’était réglée au sprint à son avantage.

 

Dans quel état d’esprit appréhendez-vous cette coupe du monde dans le Haut-Doubs, avec prologue et poursuite ?
Sans pression (pour l’instant !) juste un bon exercice, une intense pour « cheker » si tout est OK (je ne cours que la montée du samedi car dimanche je pars ensuite en vacances). 
Je ne me mets jamais de grosse pression lors de mes courses estivales. Certes, Il y aura un peu de stress le jour J. Mais je n’y pense pas du tout avant.

 

Les fondeurs que vous êtes, avec Christophe Perrillat par exemple, ont-ils leurs chances face aux rollerskieurs français, italiens ou russes ?
Sur la montée, sans aucun doute. Peut être moins sur la course de dimanche plus rapide et donc moins « adaptée » pour nous qui n’avons pas l’habitude de « rollerskier » à haute vitesse avec les skis-roues rapides.

 

 

Capture-d-ecran-2013-09-13-a-08.22.57.png

Au trail du Mont d’Or

 

 

Vous rentrez d’Oberhof où vous vous êtes rendu à deux reprises cet été puis vous allez rejoindre Ramsau dans quelques jours. Quel bilan bilan faites-vous de votre préparation estivale ?
Je tire un très bon bilan du travail effectué cet été. L’été est passé très vite et avec le recul il y a des points que je souhaite encore améliorer l’été prochain mais c’est le jeu… sans cesse s’améliorer et changer les choses.
Pourtant, tout ne s’est pas passé pour le mieux ! J’ai été affaibli par un virus peu de temps après le trail du Mont d’Or. Les semaines qui ont suivi ont été très mauvaises. Des séances qui d’habitude passaient très bien étaient devenues un vrai cauchemar, je n’avais plus d’endurance, j’étais lassé et je sentais bien que mon corps ne fonctionnait pas a 100%. Voyant que cela ne s’arrangeait pas, j’ai pris rendez-vous avec le médecin des équipes de France pour un bilan complet. Après une bonne coupure, tout s’est arrangé mi-juillet. En bref une reprise difficile !

 

Avez-vous été satisfait de votre championnat de France de rollerski ?
Mitigé. Non sur le prologue, j’étais crispé sur les skis-roues et je n’ai pas du tout pu m’exprimer à fond alors qu’il y avait du carburant dans le moteur. Cette crispation vient du fait que les fixations sont montées tout à l’arrière sur les skis-roues FFS (contrairement à mes skis-roues perso).
A haute vitesse et sans essai, j’ai trouvé ça assez déstabilisant ; ça me rappelait mes douleurs aux jambiers antérieurs du syndrome des loges avant que je passe sur la table. Et Résultat : 18 secondes de retard pour la montée du dimanche ! Beaucoup trop !
Le dimanche,  j’avais de très bonnes jambes mais j’ai eu un sentiment de promenade sur toute la partie plate (les 2 premiers kilomètres). J’étais au fond du 2e groupe accompagné d’Ivan Perrillat. A un moment je me suis dit que si je voulais revoir le groupe de tête il fallait y aller maintenant ! Nous nous sommes extirpés du groupe mais à peine trop tard. Après peut-être que ça n’aurait pas fonctionné et que j’aurai payé ces efforts consentis en début de course. Car le tempo devant était élevé. Au final j’avais un sentiment d’avoir trop (bien) géré mon effort.

 

Sur le coup, j’étais en colère”

 

Avec Bastien Poirrier et le Jurassien Romain Vandel, vous êtes cette année « partenaire d’entraînement ». Pouvez-vous nous expliquer ce que cela signifie exactement ?
La FFS  m’a proposé un statut de partenaire d’entraînement courant avril. Sur le coup j’étais en colère, on m’annonce cela après que j’ai marqué des points en coupes du monde (rappel : ces points nous permettent de garder nos cinq quotas Français coupe du monde) 
Je fais partie des sept Français à avoir marqué en distance.
On m’annonce cela après 2 victoires en Nordic Challenge, 6 top 8 en OPA dont un podium, une victoire a la foulée Blanche, une 2e place à la Transju, 3 participations en coupe du monde et le titre de champion de France du 15 km classic.
Sur le coup, je dois avouer que je ne comprenais pas… J’avais besoin du groupe pour évoluer encore et me tirer vers le haut, que l’émulation soit encore plus forte. C’était dur à avaler
Au final, on nous a proposé 4 stages de 5 jours en mai juin juillet et août à 3 au final (Bastien Poirrier, Romain Vandel et moi). Ses stages se sont déroulés à Prémanon. Christophe Perrillat avait la possibilité d’être partenaire mais il a décliné la proposition pour rejoindre le team HSN. Moi j’ai accepté l’offre tout comme mes deux autres coéquipiers. Nous avions également la possibilité d’avoir François Faivre comme entraîneur, ce que j’ai également accepté. Puis après nous pouvions endosser réellement notre statut de partenaire lors du stage de septembre à Oberhof et nous nous sommes greffés au reste des groupes A, B et filles. La même chose sera renouvelée pour Ramsau.
Au début j’ai trouvé cela dommage et regrettable de faire les stages à 3 et non pas tous en commun pour des questions dont j’ai déjà parlé (ambiance, émulation…).  Je me suis dit aussi que j’allais faire une overdose de Prémanon. Mais au final, nous avons su, avec François, mettre en place quelques nouveautés qui m’ont motivé.
Voila pour ce qui est du statut partenaire il y a également une participation financière de 1500 € par athlète, et nous avons droit aux structures de ski, au médecin… 

 

 On vous sent impatient d’en découdre cet hiver. Impatient, mais aussi très ambitieux. N’est-ce pas ?
Oui c’est vrai, je suis impatient de mettre le dossard, de voir l’impact des nouveautés sur ma saison avec en ligne de mire les JO et certaines étapes de coupe du monde. Mais ne brûlons pas les étapes, il reste encore deux mois de préparation et les sélections début novembre.

 

A lire aussi :

Entretien avec Romain Claudon
Entretien avec Igor Cuny
Entretien avec Baptiste Noël
Qui sera sur la ligne de départ
L’élite internationale dans le Haut-Doubs