Une Journée d’or et d’argent

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La Journée avec un grand J est arrivée. La Journée tant attendue par les athlètes et l’ensemble des supporters des bleus. Il fallait mettre le réveil pour assister aux épreuves féminines en alpin. Anémone Marmoton, la bien prénommée en cet hiver si printanier récolte une belle 9 ème place, certes très honorable, mais insuffisante pour aller cueillir les fleurs d’un podium. Il neige, il pleut sur Sochi, les qualifications du snowboard sont annulées. Nos quatre Français entrent directement en huitième de finale. Les quarts laissent trois bleus en lice… On commence à se dire qu’une nouvelle médaille est en vue pour le clan tricolore. En demi-finale, Pierre Vaultier et Paul-Henri De Le Rue font un et deux. Le rêve prend forme…

Si jusqu’à cette 1/2 finale on regardait avec attention, on passe en mode «passion» et on se surprend à accompagner les encouragements du staff bleu. On laisse échapper un cri de joie au passage de la ligne. On tient notre troisième médaille d’or… YES ! Pierre Vaultier est sur un petit nuage, il a du mal à revenir sur terre. Son pote Paul-Henri doit se contenter de la médaille en chocolat… noire comme sa chasuble. Dommage ! on aurait aimé le voir monter sur la boîte également.

 

La Journée est bien lancée… On y croit pour les épreuves à venir ! On cale le chrono sur 10h30, on ne veut surtout pas louper le saut du combiné. C’est tellement primordial pour nos athlètes. Patientons avec la deuxième manche de l’alpin. Les filles défilent, les résultats tombent. La première médaille n’est pas au rendez-vous. Déception. Les minutes passent, l’horaire de début du saut passe, les pubs repassent, les rediffusions re-repassent… Et le téléspectateur trépasse !

Les commentaires sur les réseaux sociaux sont acerbes, vindicatifs… les internautes se lâchent, se déchaînent. Heureusement les sites Internet spécialisés pallient le manque d’images. Enfin, le direct… Jason (qui pourrait dire à certains journalistes que ce prénom se prononce «Djézone») est au rendez-vous… comme Eric Frenzel, Akito Wattabe et les Norvégiens… La bagarre sera homérique.

Jason Lamy Chappuis bien placé après le saut.

On n’en doute pas. On sera là pour encourager nos gars. 12h00, l’heure de la mass-start a enfin sonné. On est en place, calé confortablement dans nos fauteuils, prêt à vibrer, dans les starting blocks pour exploser aux exploits à venir. Dès le début de course… la poisse. Simon est maudit, il est obligé de stopper sa course après une chute avec d’autres concurrents. Durs ces jeux pour l’aîné des Fourcade. Notre déception est importante, pas autant que la sienne.

La poisse continue, Martin sort une balle. 23 ème à 36’’. On y croit tout de même. D’autant que Jean-Guillaume claque un 10/10… et sort troisième à seulement 2’’ de la tête. Allez Jean-Gui ! Troisième tir. Patatras, Jean-Gui envoie trois balles dans les nuages. Décidément, nos athlètes ne nous épargnent rien. Eh, les gars, faites attention, on a le coeur fragile ! Pas le temps de tergiverser, Martin a mis en route. Sorti à 36’‘ après le deuxième tir, il vient de reprendre plus de la moitié de son handicap. Il sort un dernier tir d’anthologie. On ne tient plus debout devant l’écran, les pulsations sont au maximum. Heureusement qu’on n’a pas mis le cardio, il aurait peut-être implosé ! Crispé, tendu, nerveux on scrute l’écran à l’affut du moindre fait… Martin disparait du sillage de Svendsen, « chute » annonce le commentateur.

NON, PAS CA ! Le réalisateur élargit la prise de vue… Ouf, notre champion est bien là ! La frayeur fait place à nouveau à l’espoir. On nous montre l’incident, Martin a planté son bâton entre les skis, plus de peur que de mal. Les sueurs froides s’estompent. Attaque, contre-attaque, attaque à nouveau… On a compris, le titre va se jouer au sprint. On tremble, les images des derniers sprints entre ces deux grands champions reviennent en tête. On ne veut pas de ce scénario. La ligne droite, Martin est à deux mètres… Trop loin… Il pousse sur ses cannes, gagne centimètres par centimètres – on s’arc-boute, on a les muscles tendus à la limite de la crampe, le dos s’arrondit… on skie à ses côtés.

Emil Svendsen et Martin Fourcade à la lutte...

Emil Svendsen et Martin Fourcade à la lutte…

Derniers mètres, skis dans skis, il déboîte, se lance comme un affamé… Trois centimètres, trois P…… de centimètres. La déception pour notre champion. Une médaille d’argent dans l’escarcelle des bleus. On ne va pas rechigner. On est preneur. Bravo Martin, Tu es Grand, très Grand.

Immédiatement, la suite de la journée. Notre «Jezz» est en piste. La meute a tôt fait d’avaler l’avant-garde de la course. Eric Frenzel serait-il réellement malade ? Ce n’est pas dans ses habitudes de laisser revenir ses adversaires ! Le peloton des favoris est formé, les trois médaillés sont dans le groupe. L’oeil avisé de Fabrice Guy repère rapidement le placement des uns et des autres. Comme nous, il commence à s’inquiéter pour notre leader. Sixième, puis septième position… Pas dans les habitudes d’un «Jezz» en super forme. On se fait du souci, on tremble de crainte. La suite nous donne raison. Les Allemands «bien au chaud» jusque là, attaquent.

Les Norvégiens qui ont fait une grosse part de travail réussissent à leur emboîter le pas. Ce n’est pas le cas de notre champion. On se fait une raison. Les Norvégiens deviennent nos chouchous, mais les Allemands dominent… A trop en vouloir, ils perdent toute chance de victoire, ils devront se contenter de la médaille de bronze. Bravo Joergen Graaback et Magnus Moan ! On se donne rendez-vous jeudi pour l’épreuve par équipe ! Quelle journée !

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