Universiades : les étudiants du monde entier réunis à Almaty

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ENTRETIEN – Quinze athlètes français disputent actuellement à Almaty, au Kazakhstan, les Universiades.  Manager de l’Équipe de France universitaire de ski nordique, Philippe Grandemange explique en quoi ce rendez-vous est important.

 

 

Almaty accueille actuellement les Universiades. Pouvez-vous nous dire ce dont il s’agit ?

L’Universiade d’Hiver est un événement sportif mondial bisannuel qui rassemble les étudiant(e)s sélectionné(e)s dans douze sports d’hiver des fédérations des sports de glace (patinage artistique, curling, hockey, short track, patinage de vitesse) et de ski (biathlon, ski de fond, ski alpin, snowboard, freestyle, saut et combiné nordique) très peu reconnu dans les pays de l’Europe de l’Ouest qui n’ont pas la même culture sportive universitaire que les pays de l’ex bloc de l’Est, que les pays asiatiques ou du continent nord américain, et qui s’étend sur 12 jours.

 

Il y a aussi les Jeux olympiques de la jeunesse ou encore les Mondiaux des – 23 ans qui mobilisent les mêmes athlètes. Quelle est la spécificité de ces Universiades ?

Les critères des athlètes admis à l’Universiade sont les suivants :  être étudiant post-bac, inscrits dans un établissement d’enseignant supérieur, être âgé entre 18 et 27 ans.

Le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne (FOJE) concerne, lui, des athlètes plus jeunes et européens, et les Mondiaux U23 sont des championnats qui ne sont pas communs avec les sports de glace et qui sont plus réducteurs en terme d’années d’âge.

La spécificité de l’Universiade est de proposer un programme complet, il est considéré dans les pays cités ci-dessus comme, à la fois, le deuxième événement mondial multisports après les Jeux olympiques et surtout comme une première approche des JO.

 

De nombreux athlètes tricolores ont fait le déplacement et deux d’entre eux ont même déjà décroché une médaille. Pourquoi est-ce important pour la France d’être présente ?

La Fédération Française du Sport Universitaire (FF SportU), comme toutes les fédérations sportives, signe des conventions d’objectifs avec les ministères. Pour notre part, il s’agit du ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du ministère des Sports. Ces conventions déterminent le montant des subventions au regard, entre autres, des résultats des équipes de France universitaires lors des compétitions mondiales.

 

Alexandre Pouyé lors de l’épreuve de skate, ce mardi.

 

Qui compose l’équipe de France universitaire de ski nordique ?

L’équipe de France universitaire est un tout, elle est composée de nordiques (biathlon, fond et saut), d’alpins, de snowboarders, de freestylers et de patineurs qui sont tous des étudiants. Pour ce qui relève du nordique, la sélection des athlètes se fait en collaboration constante, par l’intermédiaire de coordonateurs, avec les responsables des groupes fédéraux FFS, en tenant compte des priorités sportives des athlètes.

Fond Filles : Coralie Bentz, Marion Buillet (porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture), Céline Chopard-Lallier et Léa Damiani.

Fond Garçons : Loïc Guigonnet, Mickaël Philipot, Alexandre Pouyé et Louis Schwartz.

Biathlon Garçons : Alexandre Béréziat, Dany Chavoutier, Clément Dumont, Yohan Huillier, Baptiste Jouty et Mathieu Legrand.

Saut : Thomas Roch-Dupland

Il y a aussi les techniciens encadrement : Florie VigneronI, Roland Chavent, Bastien Cerdan et Vincent Duchêne et Christophe Fadda.

 

Etre sportif de haut niveau et mener ses études n’est pas toujours chose aisée. Ces athlètes n’en sont-ils pas d’autant plus méritants ?

Le sport universitaire défend la double excellence : académique et sportive. Ces sportifs mènent un double projet qui consiste à continuer la pratique de leur sport au plus haut niveau possible, tout en s’assurant un avenir professionnel. A ce titre, par l’organisation qui est proposée, les établissements d’enseignement supérieur de l’Académie de Grenoble regroupent la plupart des étudiants skieurs de haut niveau de France.

 

Almaty a pris très au sérieux cet événement. Pouvez-vous nous décrire ce que vivent les sportifs sur place ?

L’organisation de l’Universiade d’Almaty 2017 est un étage de ce qui était la candidature d’Almaty à l’organisation des JO d’Hiver, finalement attribués à Pékin. La vie sur place est comparable à celle des JO. Un Village des athlètes qui regroupe l’ensemble des délégations, logées dans des appartements neufs, avec toutes les commodités nécessaires à une vie collective, un restaurant qui propose de  5h 00 à 24 h 00 des plats qui répondent à toutes les habitudes culturelles, des navettes pour se rendre sur les lieux de compétitions, des cérémonies d’ouverture, de remise de médailles et de clôture. Le témoignage des athlètes et de l’encadrement serait édifiant.

 

La cérémonie d’ouverture.

 

La France est-elle candidate à l’organisation des Universiades ?

Il ne me revient pas de m’engager sur le sujet. Cependant sur une expérience de quelques années, il me semble que les précédentes éditions (Eté comme Hiver) ont été, au regard du budget engagé, des volontés des Etats.

 

Des objectifs sportifs pour Almaty 2017 ?

Les groupes sélectionnés sont constitués de sportifs de niveau très homogènes et les résultats d’équipes seront vraisemblablement notre force, sachant qu’il faudra néanmoins compter sur les collectifs russes et kazakhs redoutables. L’actualité montre cependant qu’à ce jour, après deux journées de compétitions, nous obtenons deux résultats individuels primés par un médaille, le bronze sur 10 km classique avec Alexandre Pouyé et l‘or en biathlon 20 km avec Baptiste Jouty, sans oublier une 4e place pour Mathieu Legrand.

 

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