Vainqueur de la Forestière, Hélène Marcouyre se confie avant l’Xtrem-sur-Loue

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Hélène Marcouyre, vous avez remporté pour la première fois la Forestière dimanche dernier. Que représente cette victoire à vos yeux ?
L’an dernier, j’étais très déçue de ma 2e place car c’est toujours bien d’inscrire La Forestière à son palmarès donc, cette année, ma revanche est prise d’autant plus que j’avais promis à l’organisateur de revenir pour gagner. C’est une épreuve mythique en France.

Vous battez au passage Fanny Bourbon, double lauréate en 2009 et 2010. Comment s’est déroulée votre course ?
A la pédale. Dès la première montée, Fanny a pris les avants postes. J’ai voulu lui prendre un relais et j’ai vu qu’elle prenait quelques mètres. C’est là que je me suis dit que la victoire était jouable. Elle revient dans la descente qui nous ramenait sur Lelex et dans la deuxième montée, là, je suis partie. En marathon, il faut rester concentré jusqu’au bout car on est jamais à l’abri d’un coup de moins bien et d’un retour de l’adversaire. J’ai eu le coup de moins bien mais Fanny n’est pas revenue !

Vous qui êtes du sud-ouest, quel regard portez-vous sur le massif jurassien pour la pratique du VTT ?
J’ai couru à différents endroits dans le Jura. C’est un très bel endroit pour la pratique du VTT. Accessible à tous les pratiquants. Le terrain est varié. Pistes, singles tracks, racines, cailloux. De quoi trouver son bonheur. Les Jurassiens aiment le VTT et le font savoir.

Je ne sais pas à quelle place me situer au niveau mondial”

Vous avez brillé de nombreuses années et avec de nombreux titres de championne de France en cross-country avant de vous orienter vers les longues distances et les raids. Pourquoi ce choix ?
C’est mon profil physiologique qui m’y a amené petit à petit. Je suis plus endurante qu’explosive. Or, les circuits de cross-country olympique sont beaucoup plus rythmés d’année en année par rapport à mes débuts dans la discipline. J’apprécie les deux disciplines. Ce qui me plait le plus dans le marathon, c’est surtout de partir dans l’inconnu. La plupart du temps, on ne connait pas le parcours contrairement au cross-country olympique. Il faut s’adapter en permanence. il faut gérer le matériel, les ravitaillements et le bonhomme. En cross olympique, tout est connu d’avance.

Les mondiaux d’Ornans avec l’Xtrem sur Loue ont lieu dans 15 jours. Qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?
Je pars un peu dans l’inconnu car je ne sais pas à quelle place me situer au niveau mondial. Je pense qu’une place dans les 15 est largement envisageable. Tout cela dépendra aussi de la météo et de ma récupération de la course en Chine.

Vous faites partie du team BH-Suntour où Julie Bresset, fantastique championne olympique et du monde de XC, aime à vous appeler “mamounette”. Que vous inspire cette athlète qui signe une saison tout simplement fabuleuse ?
Beaucoup d’admiration car Julie a énormément de talent et est d’une grande simplicité. C’est très émouvant de voir sa coéquipière franchir les paliers petit à petit jusqu’à devenir championne olympique et championne du monde.

(Photo : Facebook)