Vincent Descombes-Sevoie : « il faut croire en soi »

Avant la Tournée des quatre tremplins, Nordic Magazine a rencontré Vincent Descombes-Sevoie. Comment le numéro 1 français du saut analyse-t-il la première partie de la saison ? Quels sont ses objectifs ? Ses marges de manœuvre ? Réponse.

 

La première période de la coupe du monde vient de se terminer à Engelberg. Quel bilan faites-vous ?

La première période a été pas mal en dent de scie, ça reste positif par rapport aux saisons passées du fait des deux finales du team mixte, mais cela ne me convient guère car je ne trouve pas forcément de régularité et de confiance dans mon boulot.

A Lillehammer, vous manquez début décembre d’un rien le top 10. A Titisee-Neustadt, vous avez ensuite pris la 27e place à l’occasion du second concours. Engranger des points vous a-t-il donné confiance ?

C’est sûr que ça fait du bien et ça montre au moins que je peux faire des finales en ce moment, c’est plus facile pour entamer la suite de la saison même si j’aurais aimé en avoir un peu plus !

Il y a malgré tout des qualifications que vous ne parvenez pas à valider. Que vous manque-t-il ?

Pour Kuusamo, je prends la plus grosse compensation de la manche, c’est possible de passer mais il faut faire un très bon saut pour s’en sortir et être très relâché afin de se faire le plus léger possible dans des conditions difficiles. A Neustadt à l’entraînement c’est pas si mal et à la qualification, je bétonne un peu car je sais que je ne suis pas si bien que ça.

 

Le niveau est très élevé cet hiver.

 

Il faut rappeler que la météo n’a pas été votre alliée en ce mois de décembre.

Les conditions n’ont pas été très bonnes en ce début de saison. Sur certaines compétitions, ça a même été injouable mais bon c’est le saut à ski !

Comment jugez-vous le niveau global cette saison ?

Le niveau est très élevé et plutôt serré sur certaines compétitions, beaucoup plus que l’été. C’est pour cela que ce n’est pas si simple de refaire les mêmes résultats pour le moment mais ça va venir. Il y a beaucoup de “grosses équipes” avec un niveau impressionnant, un staff hyper complet et des moyens monstrueux. Il faut croire en soi.

 

Vincent Descombes-Sevoie dans le ciel de Kuusamo.

Vincent Descombes-Sevoie dans le ciel de Lillehammer.

 

Après un petit séjour dans le Haut-Doubs, vous allez participé à la Tournée des 4 tremplins. Qu’en attendez-vous ?

Le niveau de la tournée est très élevé, mon but premier est de passer les 4 qualifications pour faire les KO ensuite en compétition. Tout peu arriver.

Un mot sur votre coéquipier, Ronan Lamy-Chappuis. Comment jugez-vous son début de parcours ?

Il progresse, il n’a manqué que deux qualifications depuis le début de saison. Pour entrer dans les 30, c’est une autre paire de manche mais ça va le faire. Je ne doute pas de son potentiel. Puis il va découvrir le vol à ski, ça va le décoincer et surtout il va devenir un homme !

A 50 jours des JO, peut-on ne pas penser qu’à ça ?

Les JO j’y pense parfois, mais ce n’ai pas non plus une obnubilation. Il y a aussi des choses importantes avant. Du coup j’avance compétition par compétition. Puis on verra bien.

 

Photos : Agence Zoom

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