VTT : après BMC, Jérémy Huguenin choisit le VC Vignoble

Le pilote neuchâtelois Jérémy Huguenin a quitté le team BMC pour le VC Vignoble. Entretien au terme d’une saison où il a eu l’occasion de batailler face à Christoph Sauser, Alban Lakata ou encore Urs Huber… et avant un hiver où le jeune homme compte bien chausser les skis.

 

En 2014, vous allez courir sous de nouvelles couleurs : le VC Vignoble. Pouvez-vous nous présenter cette structure ?

Le VC Vignoble est un club de vélo qui fêtera ses 80 ans l’an prochain et qui est composé de 120 membres. Je suis licencié à ce club depuis quelques années. La structure proposée par le VC Vignoble est individuelle. Philippe Clerc, le président du club et patron du magasin de cycles Cyclerc, est un ami de longue date et il m’a hébergé et ravitaillé ces deux dernières années lors du Grand Raid. Le comité du club a été unanimement favorable à me soutenir et certains sponsors ont augmenté de manières considérables leurs soutiens. Le budget de 30 à 40 000 francs suisses devrait couvrir une très grande partie du matériel et des frais de ma saison 2014. Côté matériel justement, le partenariat s’étend à la marque Scott. Mon VTT de compétition, le Scale Premium monté avec des roues carbones, sera simplement le plus performant et léger que je n’ai jamais roulé ! L’assistance sur les courses se fera par différents membres du club ainsi que par ma famille.

Comment est intervenu votre départ de BMC ?

J’ai été déçu par différentes choses chez BMC durant la saison et je n’ai pas ressenti de motivation de leur part pour prolonger mon contrat. J’ai contacté mes dirigeants au début du mois de septembre pour leur annoncer que je ne souhaitais pas continuer l’aventure en rouge et noir. J’étais malgré tout triste de la situation et je n’ai pas recherché d’équipe. J’ai eu différentes possibilités mais celle du VC Vignoble avec sa structure personnelle dans une ambiance familiale était exactement ce que je souhaitais.

La saison dernière, l’Iron Bike Race à Einsiedeln et le Garmin Bike Marathon ont-il été vos meilleurs souvenirs de compétition ?

Oui ce sont des excellents souvenirs, surtout mon 3e rang à Einsiedeln, qui est survenu peu après l’annonce de la fin de mon aventure avec BMC, je ne m’y attendais vraiment pas. Je retiens aussi mon 2e rang à seulement 41 secondes du champion du monde Christoph Sauser lors de la Coupe suisse BerGibike ainsi que le Grand Raid au Valais lors duquel je me suis battu avec Christoph Sauser (champion du monde), Alban Lakata (vice-champion du monde) et Urs Huber (5e mondial).

Vous avez également réussi un Top 20 aux mondiaux Kirchberg près de Kitzbühel en Autriche. C’était une première pour le pilote que vous êtes. Quelle leçon en avez-vous tiré ?

Oui avec 4400 mètres de dénivelé sur 95 km, c’était une des courses les plus dures auxquelles j’ai participé. Aux Mondiaux le nombre de coureurs est bien plus élevé que lors des autres marathons et l’on ne roule presque jamais seul. La bataille a donc été âpre car la moindre baisse de régime, ou au contraire un haussement de rythme peut très vite considérablement influencer le classement. Avec mon 18e rang final, je suis le plus jeune du top 20, cela est très positif et démontre mes capacités dans cette discipline.

 

Le ski de fond fait partie de ma préparation  pour la saison de VTT

 

Pour 2014, quelles seront vos priorités ?

Je miserai sur les six manches de la coupe suisse de marathon ainsi que le Grand Raid. Je participerai aussi à quelques manches de coupe la coupe du monde dans les pays limitrophes de la Suisse.

Quand saurez-vous si vous participez au championnats du monde de marathon qui se dérouleront en Afrique du Sud à la fin du mois de juin ?

L’investissement en temps et financier est très conséquent pour ces mondiaux, mon objectif est d’y participer mais je veux effectuer le déplacement que si je peux y évoluer au top de ma forme. Après les premières courses, fin avril, je pourrai déjà avoir une bonne idée sur mon état de forme et sur la qualité de la préparation hivernale effectuée. Je prendrai à ce moment-là la décision d’y aller ou pas.

L’hiver dernier, vous avez découvert les courses de ski de fond : la Franche-Nordique, puis carrément le 76 km de la Transjurassienne. De nouveau partant ?

Oui, assurément ! J’ai découvert le ski de fond il y a trois ans et j’éprouve énormément de plaisir sur les fines spatules. Yann Engel et d’autres personnes m’ont aidé à améliorer ma technique en skating et les progrès sont jusqu’alors plutôt rapides. Le ski de fond fait partie intégrante de ma préparation pour la saison de VTT et je compte bien participer aux courses du Flückiger Nordic Tour ainsi qu’à la Transjurassienne. Pour cet hiver, je me suis aussi équipé du matériel de ski de fond classique.


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