Vu de Norge #116 : que devient Therese Johaug ?

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RUBRIQUE – Retrouvez chaque mardi toute l’actualité nordique norvégienne.

 

 

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Johaug : objectif Jeux Olympiques

Après les 14 mois de suspension requis à son encontre, Therese Johaug a décidé de se concentrer sur un seul objectif : les Jeux Olympiques 2018. « Quand je me réveille, je ne pense qu’à une chose : les JO », explique la fondeuse au micro de la NRK, « je vais me battre et travailler dur pour aller chercher l’or. »

 

 

Un titre olympique individuel : la seule distinction que la Norvégienne n’a pas encore accroché à son palmarès. Et ce contre-temps ne l’empêchera pas d’atteindre son objectif. Inspirée par Sundby qui, revenu d’une suspension pour dopage, a déjà remporté des courses à Lillehammer et Davos, Johaug est certaine de pouvoir faire de même et revenir au plus haut niveau dès son retour à la compétition, même avec 14 mois loin du circuit coupe du monde.
Et pour l’aider dans ce projet, la fondeuse a engagé une équipe de champions autour d’elle. Pål Gunnar Mikelsplass, d’abord. L’ancien coach de l’équipe de fond norvégienne est désormais son entraîneur privé, lié par un contrat d’exclusivité avec Johaug. Snorre Haugland, technicien, a aussi été embauché, fort d’une collaboration de plusieurs années avec la championne norvégienne.

 

 

Ola Sand, médecin du sport, sera le docteur attitré de la fondeuse et Britt Tajet Foxell sa psychologue. Cette dernière travaille déjà pour l’Olympiatoppen et le Royal Ballet de Londres mais, même si Johaug ne doit plus profiter des installations de l’Olympiatoppen, engager leur psychologue n’est en aucun cas interdit. « Nous sommes très satisfaits de cette équipe, Therese les connaissait tous déjà très bien et ça ne peut être que positif », a déclaré son agent Jørn Ernst à la presse. « J’ai des gens incroyablement talentueux à mes côtés », a avoué la principale intéressée, « il me semble qu’avec eux, je réussirai à traverser cette passe difficile. »

 


 


Weng : « je ne suis même pas une princesse »

Heidi Weng (Nisse Schmidt/Agence Zoom)

 

Les médias la vendent comme la nouvelle reine du ski de fond, succédant à Marit Bjørgen et à Therese Johaug. Sa mère la voit bien garder le maillot jaune jusqu’en mars. Pourtant, Heidi Weng ne laisse pas cette nouvelle médiatisation lui monter à la tête. L’éternelle seconde qui n’a remporté sa première victoire que l’hiver dernier garde les pieds sur terre et connaît ses faiblesses. « On ne peut pas dire que je suis la nouvelle reine du fond. Même pas une princesse… Je n’ai pas assez de victoires », confie-t-elle à TV2. « Et de toutes façons, c’est Marit la reine », conclut-elle, catégorique.

 

 

Comme pour le prouver malgré elle, elle n’a d’ailleurs pas gagné ce week-end (2e sur le 15km et non-qualifiée pour le sprint). Marit Bjørgen, loin de se satisfaire de voir sa coéquipière toujours reléguée à la seconde place, assure au micro de la même chaîne TV : « elle va garder longtemps le maillot jaune et ça lui fait du bien de gagner. Elle a été trop longtemps derrière Therese et moi… » L’expert de TV2, Odd-Bjørn Hjelmeset, est du même avis : « elle va mieux sur le plan mental, elle est plus forte et tout devrait bien se passer désormais pour elle. » En attendant, Weng tentera de récupérer la tête du classement général, prise par sa compatriote Østberg lors du sprint de Davos. Le combat risque d’être rude car les deux fondeuses se sentent en forme et rêvent du gros globe.

 


Le talent de la décennie

 

Après avoir attrapé un méchant rhume, les Norvégiens ont décidé de ne pas prendre de risques et ont choisi de renvoyer Johannes Høsflot Klæbo à la maison. Pas de coup d’éclat, donc, pour le jeune fondeur ce week-end à Davos ni à la Clusaz le week-end prochain. Mais il promet de revenir le plus vite possible.
Heureusement, puisque, d’après les experts : un talent tel que Klæbo ne se verrait que tous les 10 ans. Tor Arne Hetland, le nouvel entraîneur des fondeurs norvégiens, assure ne pas avoir été surpris des performances de l’athlète de 20 ans depuis les épreuves de Beitostølen. Il affirme même qu’il aurait mieux valu le laisser tenter sa chance à Davos plutôt que de le renvoyer chez lui. « C’est un skieur complet », confie-t-il à Dagbladet, « il a aussi une vraie intelligence du fond et c’est très important. » Ces deux principaux atouts suffisent, pour Hetland, à expliquer les résultats brillants de Klæbo à Beitøstolen, Ruka et Lillehammer.

 

 

« Des skieurs si bons si jeunes, c’est rare. On a eu Northug pour ne citer que lui… Il faut dix ans au moins, à chaque fois, pour revoir surgir un tel talent », continue-t-il. L’objectif est donc très clair : le Norvégien veut une longue carrière remplie de médailles et il pourrait bien commencer dès février prochain car Hetland a d’ores et déjà annoncé qu’il verrait bien son petit protégé concourir à Lahti aux mondiaux de ski nordique.

 


Tarjei Bø se fait désirer

Tarjei Boe (Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Tarjei Bø, malade, n’a toujours pas participé à une seule coupe du monde cette saison. Si ce n’est pas facile pour le biathlète qui aimerait revenir sur le circuit et sur les skis, ça ne l’est pas non plus pour ses coéquipiers comme ils le confiaient ce week-end au micro de la NRK. « Son sourire nous manque », avoue Emil Hegle Svendsen. « C’est vrai qu’il est très drôle et il apporte de la bonne humeur à l’équipe », ajoute Tiril Eckhoff.

 

 

Mais celui qui en parle le mieux, c’est son petit frère, Johannes Thingnes Bø : « il m’impressionne en tout : il est merveilleux, c’est un gars très sympa. Tout le monde est triste sans lui mais dès qu’il sera de nouveau avec nous, tout le monde sourira. »

 

Johannes Thingnes Boe (Photo : Stanko Gruden/Agence Zoom)

 

Malgré ce très bel éloge et l’assurance que son aîné est de retour à l’entraînement, le cadet des Bø doute que l’on revoit le Norvégien avant Noël. Ses coéquipiers devront donc encore se passer de leur boute-en-train attitré à Nove Mesto. Information confirmée ce lundi par le directeur du biathlon norvégien Morten Aa Dupvjik à TV2: « il reviendra à Oberhof début janvier même s’il va bien mieux. »

 


Le rapport McLaren : les skieurs réagissent

Le rapport McLaren a publié ses dernières conclusions : plus de 1000 athlètes russes ont fait partie d’un large système de dopage dont 12 médaillés olympiques de Sochi. En conséquence, tous les échantillons russes des Jeux seront de nouveau examinés. D’après le rapport McLaren, le gouvernement russe aurait fait en sorte d’échanger les échantillons olympiques pour que les athlètes n’aient pas d’analyses positives à un produit dopant.
Les Norvégiens ont bien sûr réagi mais chacun à leur manière… Martin Johnsrud Sundby a ainsi refusé de s’exprimer, arguant qu’il n’y avait encore aucune preuve concrète ni de noms sur qui était ou non dopé. En tous cas, le fondeur n’espère pas recevoir de médaille par la poste (il a été classé 4e sur le 5km derrière trois russes). « J’espère que le rapport ne concerne aucun fondeur », explique sincèrement Sundby.
De son côté, Johannes Thingnes Bø s’est dit extrêmement choqué. « 1000 athlètes… C’est énorme ! Ca doit concerner tous les sports ! », s’est-il étonné au micro de NRK. « Si c’est vrai, alors j’espère qu’ils seront sévèrement sanctionnés », ajoute le biathlète, rappelant encore à quel point ce chiffre est incroyablement élevé.
Tor Arne Hetland, le coach du fond norvégien, a quant à lui exprimé sa tristesse : « si le rapport dit vrai, c’est vraiment triste pour le sport russe », a-t-il déclaré. Et ça pourrait ne pas s’arrêter là puisqu’Anders Besseberg, président de l’IBU (Fédération internationale de biathlon), a déclaré que si toutes les déclarations du rapport McLaren s’avéraient vraies, la Russie pourrait bien perdre les mondiaux de biathlon 2021.

 


 


Bjørndalen laisse son camion à Domracheva

Ole Einar Bjoerndalen (Photo : Stanko Gruden/Agence Zoom)

 (Photo : Stanko Gruden/Agence Zoom)


 
Le camion d’Ole Einar Bjørndalen avait grandement fait parlé l’année dernière : tout équipé, avec de vrais outils pour s’entraîner, c’était le petit bijou de la légende du biathlon. Mais cette saison, Bjørndalen voyagera sans son camion personnel sur les étapes de coupe du monde. Le Norvégien a en effet décidé de le laisser à sa femme Darya Domracheva comme il le révèle au quotidien VG. « Elle en a plus besoin que moi et elle le mérite après une grossesse assez difficile », révèle le biathlète, « elle veut tellement revenir au plus haut niveau et je compte tout faire pour l’aider à y parvenir. » Il était donc logique de lui laisser le camion d’entraînement. Bjørndalen dévoile aussi que Domracheva prévoit de revenir dès janvier. Quant à leur fille, Xenia, le Norvégien assure qu’ils ont déjà tout organisé et qu’avoir deux parents athlètes de haut niveau ne sera pas un problème, ni pour les parents, ni pour le bébé.

 

 

 

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