Vu de Norge #142 ; Bjoergen et Krogh déjà en forme

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

 

Oslo Ski Show

 

Comme tous les ans, les premières compétitions de ski-roues norvégiennes se sont déroulées lors du Oslo Ski Show. Que ce soit en fond ou en combiné, les compétitions ont réjouit les spectateurs et les athlètes.
Côté fond féminin, lors de la poursuite, Marit Bjørgen l’a emporté haut la main, rappelant son statut de reine de la discipline. « Ca me fera au moins une victoire cette année, rigole-t-elle une fois face aux médias. C’est génial d’encore gagner à 37 ans. » A l’arrivée, la Norvégienne avait écrasé ses concurrentes et compatriotes. Plus de 12 secondes la séparent de sa dauphine Ragnhild Haga. Kathrine Harsem complète le podium à une demi-minute de la victoire.

 

Chez les hommes, c’est Finn Hågen Krogh qui remporte la victoire devant Sundby et un petit nouveau : Gjøran Tefre, 22 ans. De quoi impressionner son illustre compatriote et 2e du jour : « il a un grand talent, confie Sundby. On ne devrait pas attendre longtemps avant qu’il ne devienne l’un des meilleurs du monde, il m’a impressionné. »
Quant au combiné, pour la première fois de sa carrière Magnus Moan est parti avec le numéro 1 sur le fond après avoir pris la tête lors du concours de saut. S’il sait que bien sauter en juin n’est pas assurance de faire de même en hiver, c’est tout de même de bon augure. Et c’est surtout une motivation supplémentaire pour continuer le travail entamé.

 

 

Stöckl fatigué ?

 

Depuis 2011, l’Autrichien Alexander Stöckl est à la tête de l’équipe de saut norvégienne. Il a amené ses athlètes au sommet du classement mondial et la Norvège aimerait le garder comme entraîneur. Mais Stöckl n’a toujours pas renouvelé son contrat. Il s’en explique lors d’une interview pour la NRK. « Ce n’est pas une question d’argent, affirme-t-il. La question est de savoir si j’ai encore la motivation nécessaire et si ceux qui travaillent avec moi aussi. Il faut qu’ils soient convaincus que je suis la bonne personne si je continue. » Le coach autrichien rappelle qu’il est difficile, à ce poste, de garder une motivation intacte à cause de la fatigue et du stress engendrés par les responsabilités et les nombreux déplacements. « C’est un travail très exigeant et je remarque que je suis de plus en plus fatigué », explique-t-il.

 

Mais ce climat d’incertitude pourrait affecter la préparation des athlètes. Une solution devrait donc être trouvée avant la fin de l’été : soit le contrat de Stöckl sera renouvelé, soit il s’en ira vers d’autres horizons. En attendant, il compte bien ne pas s’arrêter et toujours s’investir autant qu’avant. Quant à savoir s’il rejoindra une nation concurrente, l’Autrichien affirme qu’il n’y a pas réfléchi.

 

 

 

Line Jahr : première entraîneuse féminine de saut

 

Line Jahr était une pionnière du saut à ski féminin. En 1999, quand elle a commencé, elle était la seule fille à pratiquer cette discipline à Lillehammer. A la fin de l’année dernière, la Norvégienne a pris sa retraite. Mais loin d’elle l’idée de s’absenter des tremplins. Elle vient en effet d’être engagée pour être l’entraîneuse de l’équipe de saut féminine de Norvège. La première femme à un poste de coach dans le saut. « C’est la mieux placée pour ce poste, a déclaré Clas Brede Bråthen, directeur sportif du saut norvégien. Et nous sommes heureux que ce soit une femme. C’est bon pour la reconnaissance des sauteuses. »
Et Jahr a déjà un plan : « nous allons avoir différents camps d’entraînement sur divers sujets comme l’exercice physique, l’alimentation, l’endurance, la technique… En bref, tout ce qu’il faut pour devenir un bon sauteur à ski. » Avec ses idées bien arrêtées et bien définies, Bråthen espère que la nouvelle coach emmènera jusqu’aux plus hautes marches des podiums l’équipe norvégienne. Les athlètes sont elles aussi ravies de leur nouvelle entraîneuse comme le confie Hanna Mindtsundstad : « elle est intelligente, elle sait ce qu’il faut faire pour être une bonne sauteuse à ski. »
Quant à ce qu’elle pourra apporter de plus qu’un autre, Line Jahr répond sans aucune gêne : « j’ai de l’expérience et je suis une fille ce qui peut être un atout pour certains sujets. » Son contrat va pour le moment jusqu’en 2022 après les Jeux Olympiques de Pékin.

 

 

Sundby – Johaug : la coopération

 

Comparé à Johaug, Sundby a été relativement épargné par les polémiques de dopage suite à son contrôle positif à une trop forte dose de médicament anti-asthme. Mais connaissant quand même les difficultés que peut rencontrer sa compatriote, le fondeur a promis de la soutenir et l’aider. Et pour cela, il est désormais son agent immobilier !

Installé à Sjusjøen, Martin Johnsrud Sundby a dévoilé au quotidien VG que Therese Johaug « aimerait vraiment y avoir un chalet. » Puisqu’elle s’y entraîne de plus en plus souvent, toujours suspendue et écartée de l’équipe nationale, elle passe beaucoup de temps avec Sundby et ils cherchent ensemble à lui trouver un chalet d’occasion. « On a aussi parlé de s’entraîner ensemble à l’été et à l’automne », continue le Norvégien.
Et Johaug n’est pas la seule à rêver de s’installer à Sjusjøen. « S’il me restait dix ans de carrière, j’achèterais aussi un chalet là-bas. C’est un endroit génial pour les fondeurs », assure Marit Bjørgen. Quant à la coopération entre ses deux coéquipiers, elle félicite cette idée, persuadée qu’il ne peut qu’en ressortir du positif pour chacun d’eux.

 

 

Course sur le tremplin de Trondheim

 

Avant de passer à Courchevel ce samedi, le RedBull 400 avait fait escale en Norvège, sur le tremplin de Trondheim. Plus de 250 participants de 13 pays s’affrontaient sur cette course où l’objectif est de grimper le tremplin de saut à ski norvégien le plus rapidement possible et à pied. Avec une inclinaison de 36 degrés et une longueur de 140 mètres, autant dire que ce n’était pas du gâteau !
Du côté des filles, c’est la jeune norvégienne de 17 ans Marte Lien Johnsen qui l’emporte. « A 25 mètres de l’arrivée, j’ai cru que je n’y arriverai pas mais je ne pouvais pas juste m’arrêter si près du but », confie-t-elle à l’arrivée. Elle finit à peine deux secondes devant sa dauphine, Guro Jordheim, elle aussi norvégienne.
Chez les hommes, le vainqueur s’appelle Peder Haddon, il a 18 ans et il ne lui a fallu que 3 minutes et 18 secondes pour gravir le tremplin de Trondheim. « C’était difficile mais incroyablement amusant, assure-t-il. Tu as les cuisses en feu tout le long mais quand on passe la ligne d’arrivée, c’est génial. »
Lors de cette étape parmi les 14 prévues à travers le monde, les Norvégiens ont donc fait honneur à leur pays et leur région puisque les deux vainqueurs venaient de la région de Trondheim.

 

 

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