Vu de Norge #162 : les Norvégiens récupèrent des médailles

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 
 

Affaire Legkov : les réactions norvégiennes

C’est officiel : Alexander Legkov s’est vu retirer toutes ses médailles olympiques de Sochi et n’aura pas le droit de se rendre en Asie pour les prochains JO. Cette disqualification rapporte une médaille d’argent au relais français mais aussi deux médailles de bronze à Martin Johnsrud Sundby. « Tout cette affaire est bien triste, surtout pour le ski de fond, commente le Norvégien dans un communiqué de presse. Si je reçois ces médailles, je ne les apprécierais certainement pas. » Le président de la fédération norvégienne a ajouté : « nous n’avons les détails que par la presse, on ne nous a pour l’instant pas communiqué mais c’est triste pour le monde du ski, dit Erik Røste. Les Russes comptent désormais faire appel apparemment et nous espérons seulement que tout soit vite réglé. »

 

Du côté de Northug, qui a ajouté une médaille de bronze au relais olympique 2014 à son tableau de chasse, sa seule réaction par sms à Dagbladet a été d’envoyer des emojis en train de rire avant de proposer de célébrer ça avec une part de gâteau. Il a ensuite posté une image sur instagram, vantant ses mérites et légendée : « tu sais que tu es le meilleur finisseur quand tu obtiens la médaille olympique quatre ans après. »

 

Quant à Chris Andre Jespersen, lui aussi dans le relais norvégien de 2014, il s’est dit particulièrement fâché. Après avoir obtenu sa première victoire six mois après la compétition, il a désormais une médaille olympique avec quatre ans de retard. « C’est vraiment agaçant et ça a de quoi énerver, conclut-il. Ils enlèvent le plaisir à ceux qui méritaient vraiment ces médailles car ils ne s’étaient pas dopés. »
Pour rappel, rien n’est encore fait et achevé puisque Legkov et Belov comptent faire appel de la décision du CIO.

 
 

Iversen : l’importance du soutien de ses coéquipiers

Aux mondiaux de Lahti en février dernier, Emil Iversen n’a pas fait une mais deux mauvaises chutes le privant de médailles et privant par la même occasion la Norvège d’un titre mondial sur le team sprint. « J’étais un outsider mais j’avais eu de bons résultats et je pouvais vraiment bien faire, explique le jeune homme. Mais tout a mal tourné et ça a été vraiment difficile après. C’est un très mauvais souvenir sur le team sprint, on était si près du but. » En effet, à 50 m de l’arrivée, le Finlandais Niskanen rejoignait le Norvégien pour le sprint final mais tous deux ont chuté, offrant la victoire aux Russes. Difficile de se relever après cet événement.

Pourtant, Emil Iversen est de retour. « C’est toute la Norvège qui m’a soutenu », affirme-t-il. Sa famille d’abord, qui était venu l’acclamer à Lahti. Ses coéquipiers, aussi, qui n’ont pas hésité à lui remonter le moral à grands renforts de câlins et de gentils mots d’encouragement. Le public et les supporters, enfin, qui ne l’ont pas laissé tomber et ne l’ont jamais blâmé plus que de raison.
Comment les remercier ? En affrontant ses mauvais souvenirs et en revenant plus fort que jamais à Pyeongchang en février 2018. « Les autres disent qu’ils ne se sont jamais senti aussi bien, analyse Iversen. Personnellement, je me sens mieux que l’an dernier et c’est déjà bien. » Pour obtenir une place dans ses disciplines de prédilection, le jeune fondeur est prêt à se battre et espère bien montrer le meilleur de lui même et ainsi décrocher une place sur le plus de distances possibles.


 
 

Pyeongchang 2018 : objectif 30 médailles

A Sochi en 2014, la Norvège avait égalé son record de 26 médailles lors d’une Olympiade après celle de Lillehammer 1994. A l’époque, la fédération espérait exactement prendre 26 médailles. Pour cet hiver olympique, ils espèrent désormais faire mieux. L’objectif se situe donc à 30 médailles pour une délégation de 110 athlètes. « Le ski de fond, le biathlon et le ski alpin sont nos fers de lance et devraient ramener beaucoup de médailles », explique Tore Øvrebø, secrétaire de la fédération. Le site de statistiques Gracenote ose même élever cet objectif à 32 médailles norvégiennes dont 12 en or, 10 en argent et 10 en bronze.

 


 
Chez les athlètes, Laura Dahlmeier, Martin Fourcade et Martin Johnsrud Sundby devraient marquer cette édition asiatique des Jeux d’hiver en raflant cinq, quatre et trois titres respectivement.
Plus précisément, la Norvège espère ramener à la maison 10 titres olympiques de Pyeongchang, propulsant la nation scandinave parmi le top 3 de ces JO, réitérant l’exploit de 2014 où elle avait terminé 2e nation du classement derrière la Russie.
Du côté des Jeux Paralympiques qui auront lieu quelques semaines après, là encore la Norvège espère repartir avec un minimum de 7 médailles et une place parmi le top 10 des nations.
 
 

Les vieux démons de Tarjei Bø

Depuis plusieurs saisons, Tarjei Bø ne profite jamais d’un été et d’un automne d’entraînement complets. Toujours embêté par diverses maladies, il espérait cette saison pouvoir enfin dire adieu à ses vieux démons. Mais depuis la mi-octobre et le stage de l’équipe norvégienne en France, ils sont de retour sous la forme d’une infection respiratoire en lien avec ses sinus. Quatre mois avant les Jeux Olympiques, son entraîneur Egil Kristiansen s’est dit un peu inquiet et très embêté dans les colonnes du quotidien Dagbladet. « J’espère qu’il va vite revenir dès les prochaines semaines », ajoute-t-il. Bien évidemment, avec les antécédents de l’aîné de la fratrie Bø, l’équipe se méfie et avait espéré, après une longue accalmie, que rien n’arriverait cette fois au biathlète norvégien.


Tarjei Bø espère être de retour pour l’ouverture de la saison de biathlon à Sjusjøen le 18 novembre, deux semaines avant le début de la coupe du monde à Östersund en Suède.
 
 

Stjernen : nouvelle vie, nouveaux objectifs

« Je pensais au ski toute la journée », confie Andreas Stjernen au micro de la chaîne TV NRK. Depuis qu’il est papa d’une petite Ella, sa vie a changé. Désormais, il l’avoue, s’il ne saute pas bien, il a quand même toujours le sourire grâce à sa fille et il n’est plus aussi concentré sur sa carrière qu’auparavant.

Devenu aussi le plus vieux de l’équipe, il assume son rôle de mentor avec le sourire. « Mais je ne me sens pas si vieux que ça », assure-t-il. Selon son entraîneur Alexander Stöckl, ces changements ne peuvent avoir que du bon : « il est plus mâture, plus posé et plus calme. C’est positif », explique l’Autrichien à NRK. Une petite méforme cet été n’ont même pas réussi à inquiéter Andreas Stjernen qui, confiant, affirme que sa forme devrait revenir et ce sûrement à temps pour l’ouverture de la coupe du monde à Wisla en Pologne les 18 et 19 novembre.
 
 

Heidi Weng retarde sa collection de vêtements

Imitant sa compatriote Therese Johaug, Heidi Weng a créé sa propre marque de vêtements. Cette nouvelle marque devait arriver dans les magasins norvégiens en 2017 mais la fédération norvégienne a empêché la fondeuse de mener son entreprise à terme après plus de six mois de négociations. La cause ? Une réglementation très stricte au sein de l’association de ski norvégienne quant aux marques d’habillement des athlètes.

On se souviendra, entre autres, de ce qui était arrivé à Northug qui avait d’abord sorti sa collection avec Swix avant de changer pour rejoindre le groupe Active Brands avec la marque Dæhlie, principal sponsor de la fédération. Les autres acteurs de la marque Weng Fashion sont pourtant optimistes et espèrent que ce ne sera pas une annulation pure et simple du projet mais seulement un retard sur la sortie de la collection. Elle pourrait arriver sur le marché norvégien en 2018 et ensuite atteindre le marché étranger dans les mois qui suivraient.

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