Vu de Norge #193 : la « coop » du monde de ski

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité du ski nordique norvégien.

 

  • A la Une de Vu de Norge : Zoom sur… le nouveau coach Iversen

Ole Morten Iversen vient de terminer son premier stage d’entraînement avec l’équipe nationale féminine de ski de fond norvégien. « On sait que l’engouement pour le fond en Suède, où j’ai travaillé avant, est énorme, déclare le coach à la NRK.

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Mais en Norvège, c’est autre chose, surtout au niveau médiatique. » Iversen a d’ores et déjà décrété qu’il faudrait établir des limites pour que ses athlètes ne se fatiguent pas trop. « Je m’attends aussi à ce que ça se calme au cours de l’été, que tout le monde se reconcentre sur l’aspect sportif », analyse-t-il.

Les fondeuses ont d’ailleurs émis le souhait d’être suivies hors des périodes de stage en équipe, comme le confie Maiken Caspersen Falla à Dagbladet : « nous aimerions, au moins pour celles résidant à Lillehammer, avoir un suivi technique à domicile, avoir un coach plus proche de nous. »

Si Iversen ne compte pas déménager, il entend pourtant accepter cette demande en venant le plus souvent possible à Oslo et Lillehammer, même si Johaug rappelle qu’un athlète doit aussi évoluer par lui-même, avec des conseils mais en étant aussi parfois seul.

Quant à Heidi Weng, ancienne petite amie d’Emil Iversen, le fiston, elle est ravie de retrouver Ole Morten Iversen comme coach. « C’est agréable de déjà le connaître, je sais que je peux avoir confiance, c’est un plus, admet-elle dans les colonnes de VG. Il est calme, travaille bien et est honnête, c’est important. »

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De son côté, Emil Iversen est ravi de voir Weng et son père travailler ensemble, s’attendant à une coopération fructueuse.

 


  • Krogh en difficulté

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Finn Haagen Krogh (NOR) –  Modica/NordicFocus.

La saison 2016/2017 fut celle du succès pour Finn Hågen Krogh qui avait fait de très beaux Mondiaux.

En 2017/2018, alors que son avenir olympique s’annonçait prometteur, le Norvégien a connu une saison catastrophique et n’a été sélectionné qu’en tant que réserviste à Pyeongchang. Il espère bien renverser la tendance dès l’hiver prochain mais, pour le moment, rien ne se passe comme prévu. « C’est vraiment difficile, avoue-t-il à la NRK alors que le premier stage de l’équipe nationale prend fin. Mon début d’entraînement ne se passe pas comme je veux. »

A l’image de sa fin de saison. « Après les JO, j’ai été très fatigué et je ne me suis pas beaucoup entraîné, je me suis vraiment laissé aller alors forcément, je ne suis pas en forme », explique Krogh, lucide, au média norvégien.

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Finn Haagen Krogh (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Outre une forme physique en piteux état, le fondeur norvégien a eu du mal à se relever de ses échecs. Après le sprint de Drammen, il avoue même avoir été déprimé. « Au printemps, j’ai choisi de me recentrer, de me ressourcer physiquement et mentalement et d’y aller doucement », annonce l’athlète.

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Finn Haagen Krogh (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Fredrik Aukland, spécialiste de la discipline pour la NRK, approuve ce choix : « il est important de ne pas se précipiter, de prendre son temps même si la pression d’une équipe nationale aussi dense est forte, il doit se préparer pour février et tout ira bien », assure-t-il.
Au quotidien Dagbladet, Krogh va même jusqu’à expliquer qu’il a été trop enthousiaste, n’a pas su gérer la pression après l’hiver 2017. « C’était trop pour moi, j’en ai fait trop, reconnaît-il. Je dois être capable de me limiter, d’apprendre de mes erreurs pour ne pas les reproduire. »

Le fondeur d’Alta a aussi expliqué son choix de revenir en équipe sprint : « j’ai connu mes trois meilleures saisons dans cette équipe, j’espère qu’ils me permettront de retrouver mon meilleur niveau », conclut-il.

 


  • Bjørndalen, Svendsen, Bjørgen : la vie après le ski

A quoi ressemble la vie d’un athlète retraité en Norvège ? Après deux mois, Ole Einar Bjørndalen, Emil Hegle Svendsen et Marit Bjørgen se sont confiés aux médias.

Bjoerndalen

« Maintenant, je me lève, je fais un peu de sport et je passe du temps avec ma famille, confie Bjørndalen au journal VG. C’est ça le plus important : être avec ma fille Xenia, elle a besoin de ses parents et je suis heureux de passer du temps avec elle. »

La légende du biathlon avoue tout de même toujours penser comme un athlète, ne réussissant pas totalement à changer son mode de vie. Il admet néanmoins qu’il était temps d’arrêter, entre autres pour sa fille puisque c’était un défi au quotidien de concilier vie d’athlète et vie de famille.

Quant à sa femme Darya Domracheva, elle n’a pas encore décidé si elle mettait un terme à sa carrière ou non.

Svendsen


De son côté, Emil Hegle Svendsen a été honoré avec tous les autres athlètes médaillés de Pyeongchang la semaine dernière. « Je mets des vêtements normaux, je ne m’entraîne plus, voilà ma vie, plaisante-t-il dans les colonnes de VG. J’ai aussi dit au Roi que ce serait ma dernière apparition. »

Le roi Harald de Norvège, fervent supporter des équipes nationales de ski nordique, lui a d’ailleurs demandé comment se porterait le biathlon norvégien sans lui et Bjørndalen. « Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter, je suis très optimiste sur les nouveaux arrivants en coupe du monde », sourit Svendsen. Le plus agréable de la vie de retraité ? Sortir et pouvoir avoir une vie sociale, « contrairement aux 15 dernière années », conclut-il.

Bjoergen


Pour Marit Bjørgen, il a fallu un bon mois avant qu’elle soit moins sollicitée et puisse enfin se reposer. Quant à la possibilité de devenir entraîneuse à l’avenir, elle a annoncé d’ores et déjà qu’elle n’aimerait pas l’être en équipe nationale car elle a été la coéquipière de la plupart des fondeurs actuels.

« On m’a aussi proposé de participer aux émissions Mesternes Mester, le Champion des Champions et 71 degrés Nord mais je n’ai pas vraiment envie d’y prendre part, je veux juste être à la maison, en famille », avoue Bjørgen à VG. Tout ce qu’elle désire désormais est d’avoir un peu de calme, se retirer de la vie médiatique pour profiter de son fils Marius.

 


Klæbo proche de ses fans

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Déjà très proche de ses fans sur les étapes de coupe du monde de ski de fond où il prend toujours le temps de s’arrêter pour une photo ou un autographe, Johannes Høsflot Klæbo ne s’éloigne pas de ses supporters durant la pause estivale, loin de là.

Le petit Daniel Jarnæs, 11 ans, peut en témoigner. L’an dernier, lors d’une compétition à Mosjøen, le jeune norvégien était monté sur le podium de sa catégorie, à l’instar de Klæbo. Ils s’étaient alors rencontrés et ont gardé le contact sur le réseau social Snapchat depuis.

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En mai, le triple champion olympique a même rendu visite à son jeune fan. « C’est génial qu’il ait pris le temps de venir, il est si gentil et c’est un grand champion. C’est mon idole alors j’étais tellement content quand il m’a dit qu’il venait », confie Daniel Jarnæs à Dagbladet. « Ça en dit long sur lui, juge le père du jeune garçon. C’est incroyable, il n’a vraiment pas pris la grosse tête, il trouvait ça agréable de venir et il le voulait vraiment, ce n’était pas une obligation. »

De son côté, Daniel Jarnæs rêve de faire partie un jour de l’équipe nationale de ski de fond et s’est même payé le luxe de demander des conseils à Klæbo.

 


  • La FIS et sa « Coop » du monde

Annoncé comme sponsor de la fédération norvégienne de ski il y a quelques semaines, Coop a finalement signé un accord de quatre ans avec la FIS, accord qui pourrait être prolongé de quatre années si les deux parties le veulent.

« C’est un bon accord pour nous, cela va nous offrir une grande visibilité, entre autres grâce à l’engouement qui existe pour les étapes de coupe du monde », explique l’attaché de presse de Coop au micro de la chaîne TV2.

our ce qui est du sponsoring de la fédération norvégienne, le concurrent de Coop, Norgesgruppen (propriétaire de Spar, Kiwi et Meny), a finalement reconduit son contrat, ne voulant pas laisser son adversaire empocher un si gros accord de sponsoring. Coop pourra afficher son logo sur le parcours des compétitions, sur les dossards et à d’autres endroits stratégiques…

Un risque pour Norgesgruppen qui sera dès lors peut-être moins vu, moins attrayant que Coop, mieux représenté. « Nous sommes heureux d’être partenaires de l’un des plus grands sports norvégiens, à l’instar du football et de l’athlétisme », conclut l’attaché de presse du groupe.


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