Vu de Norge #199 : Northug et Tande de retour

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Tande : il est urgent de se remettre au travail

SAUT A SKI - L'Allemagne a battu les champions norvégiens, lors du concours par équipes de Lahti. La Pologne a terminé en deuxième position.

Daniel-André Tande (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Depuis cinq mois, le spécialiste du saut à ski qui fait l’ouverture de Vu de Norge, Daniel-André Tande, est loin des tremplins.

Si ses coéquipiers et les autres sauteurs du circuit mondial sont revenus à la compétition au Grand Prix d’été ou à l’entraînement sur les tremplins adaptés aux conditions estivales, ce n’est pas le cas du grand espoir norvégien.

« La forme revient doucement », se contente de répondre l’athlète quand la NRK l’interroge. Après une période de maladie fulgurante en mai et un diagnostic inquiétant, Tande doit prendre son temps. Mais il n’est pas inquiet, à l’instar de son entraîneur Alexander Stöckl : « il a repris un peu l’entraînement et commence à refaire sa masse musculaire après en avoir beaucoup perdu », explique l’Autrichien.

Pour Stöckl, le sauteur pourra même bientôt s’élancer de nouveau du haut des tremplins. « Nous devons en priorité nous assurer qu’il est en bonne forme physique cet hiver », rappelle le coach.

De son côté, l’expert NRK et ancien sauteur Johan Remen Evensen est un peu plus inquiet même s’il nuance son propos : « il a une bonne technique, de très bonnes bases et c’est sûrement ce qui lui permettra d’obtenir de bons résultats la saison prochaine. »

Confiant, Tande conclut quant à lui qu’il devrait bientôt être de retour en compétition et ne manquera pas le début de la saison hivernale.


  • Northug de retour avec l’équipe

Parti avec son père s’entraîner à Tenerife, Petter Northug Jr. avait subi un petit contre-coup à son retour et avait dû s’éloigner de l’équipe nationale quelques temps. Mais cette semaine, il est de retour avec ses compatriotes sprinteurs sur un stage de formation à Torsby, à la frontière entre Suède et Norvège où les Norvégiens ont déjà pu rechausser les skis.

« Pendant l’été, on sait qu’on risque d’avoir des passages à vide, explique Northug à VG. Ce qui compte, c’est d’écouter son corps et ne pas faire de bêtises pour éviter que ces problèmes s’éternisent. Aujourd’hui, je suis déjà de retour dans l’équipe, c’est un bon signe. »

Prochain objectif : être au départ à Ruka pour l’ouverture de la coupe du monde et engranger des points en début de saison pour faire partie de l’équipe des Mondiaux de Seefeld.

 


  • Krüger, la nouvelle norme en Norvège

Simen Hegstad Krueger (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Les années passées, Martin Johnsrud Sundby établissait la norme, le point de repère de l’équipe nationale norvégienne. Cette année, après des Jeux olympiques particulièrement réussis, c’est Simen Hegstad Krüger qui permet à ses coéquipiers de savoir où ils en sont de leur entraînement.

« Il aime tout faire, courir, skier, être sur les skis-roues et en plus il est rapide, confie Hans Christer Holund au quotidien VG. C’est lui notre nouvelle norme pour l’hiver. »

Pourtant, Krüger est le plus jeune de cette équipe. Loin de penser à ce rôle que lui attribue ses compatriotes, il se contente d’avancer. Vite, bien souvent. « Il prend ses responsabilités, remplit son rôle sans broncher », continue Holund.
« Je me sens plus fort que l’an dernier, raconte Krüger. J’espère que ça va durer et en attendant je pense qu’il faut qu’on se partage la responsabilité alors si parfois c’est à moi d’établir la norme d’entraînement, je le fais. »
Didrik Tønseth va plus loin : « Sundby, c’est un champion, mais c’est Krüger qui est le meilleur désormais dans l’équipe. Sundby nous permet d’avoir des sessions calmes, de nous montrer ce qu’est l’acharnement et le travail mais Krüger et Holund sont ceux qui sont vraiment les plus rapides et plus en forme pour le moment. »

 


  • Ne pas confondre sport et argent : Jacobsen alerte

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Astrid Uhrenholdt Jacobsen (NOR), Marit Bjoergen (NOR)-  Modica/NordicFocus.

« J’espère que l’argent, les sponsors ne deviendront jamais plus importants que l’aspect sportif du ski de fond », clame Astrid Jacobsen dans les médias norvégiens. La Norvégienne est en effet inquiète : certains de ses compatriotes semblent tenir plus de la célébrité locale que du sportif de haut niveau, à l’instar de Johannes Høsflot Klæbo, star montante des réseaux sociaux et de youtube, ou des retraités Bjørn Dæhlie et Vegard Ulvgang qui, comme Therese Johaug, gagnent des millions de couronnes chaque année grâce à leurs collections vestimentaires.

« J’espère que les fondeurs seront toujours connus comme des athlètes, pas pour autre chose », continue Jacobsen.

Les managers de Northug et Johaug ont aussitôt répondu dans les médias qu’il n’y avait peut-être pas de quoi s’inquiéter. « Oui, le fond s’est développé commercialement puisqu’en Norvège, c’est un sport qui suscite un intérêt extrême, confirme dans les colonnes de VG Jørn Ernst, manager de Therese Johaug. Mais par exemple, Therese ne se concentre que sur le ski sinon, elle n’aurait jamais eu une si belle carrière. Il faut comprendre que des filles comme elle ou Marit Bjørgen ont très vite arrêté leurs études et c’est important d’avoir des ressources autre que le fond. »


Il rappelle ensuite que la marque de la fondeuse n’est en rien en désaccord avec les valeurs de l’équipe nationale ou du sport. Ce que confirme Are Sørum Langås, manager de Petter Northug Jr : « il peut y avoir un équilibre, affirme-t-il. Il est important de protéger les valeurs du ski de fond mais il est aussi important de réaliser que combiner une carrière d’athlète de haut niveau et des études est difficile. Astrid Jacobsen a fait ce choix et elle réussit très bien mais ce n’est pas pour tout le monde. Développer une marque permet d’avoir des revenus et un avenir tout en conservant les valeurs de nos sports nationaux. Ce n’est pas incompatible. »

De leur côté, les Suédois ont aussi réagi. « Il y a tellement peu d’athlètes qui peuvent vraiment et uniquement vivre du fond dans notre pays, chaque athlète mérite chaque centime qu’il gagne et il ne faut pas l’oublier », intervient Johan Sares, responsable des fondeurs suédois.

Il espère d’ailleurs qu’à l’avenir, ses athlètes bénéficieront des mêmes opportunités commerciales que leurs voisins et adversaires norvégiens. « Je crois que ça pourrait permettre d’avoir une équipe plus dense puisqu’ils pourraient ainsi se concentrer sur le ski sans avoir à chercher de l’argent », explique-t-il.

Pour un journaliste à Aftonbladet, quotidien suédois, il faut aussi que Jacobsen ne s’inquiète pas trop : s’il est important de préserver les valeurs du sport, monétairement parlant, le fond est encore loin d’autres disciplines comme le football.

L’élite ne devrait donc pas être corrompue par l’argent mais, au contraire, cette commercialisation liée au ski de fond pourrait permettre à de plus nombreux athlètes de performer en coupe du monde.

 


  • Weng et Northug continuent avec Red Bull

Les nouvelles règles étaient claires : les athlètes de l’équipe nationale norvégienne n’ont pas le droit d’avoir des sponsors personnels en concurrence avec les sponsors nationaux. Red Bull par exemple. Une décision qui avait fait parler.

Finalement, Heidi Weng et Petter Northug Jr. n’ont pas rompu leur contrat avec la marque de boisson énergisante autrichienne. « Il est juste et bon que les athlètes aient le droit d’avoir leur propre sponsor », déclare la responsable de la communication de Red Bull Norvège.

Le chemin n’a pourtant pas été de tout repos mais il a été décidé, après réflexion et discussions entre la fédération et les athlètes, qu’il leur serait permis de conserver leur accord. Un bon dénouement pour Weng comme Northug qui est lui athlète Red Bull depuis 2009.

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