Vu de Norge #201 : Bjoerndalen fait son retour

Ski nordique, ski de fond, combiné nordique, biathlon, saut à ski, roller ski, trail, Norvège, Oslo, Rubrique, Vu de Norge

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Iversen : l’altitude à tout prix ?

Ski nordique, ski de fond, biathlon, combiné nordique, saut à ski, hiver, coupe du monde, Norvège

Emil Iversen (NOR) –  Modica/NordicFocus.

La saison dernière de coupe du monde de ski de fond a remis en question l’un des principes de base de l’entraînement estival norvégien : les camps d’entraînement en altitude.

Certains ont en effet réussi à très bien performer sans s’y rendre et ont donc fait douter leurs compatriotes. Emil Iversen est l’un d’entre eux.

Le fondeur de 27 ans a annoncé dès les Jeux olympiques de Pyeongchang, inspiré par Johannes Høsflot Klæbo, qu’il souhaitait réduire voire arrêter son entraînement en altitude.

Six mois plus tard, les équipes de la NRK l’ont pourtant retrouvé sur le stage de Livigno, sommet qui culmine à plus de 3000m de hauteur.

https://www.nrk.no/sport/iversen-blaser-i-gamle-legender-1.14194471

Il se rendra aussi à Val Senales en octobre avec le reste de l’équipe. A-t-il changé d’avis ? « Oui, je fais le même nombre de stages en altitude que l’an dernier, admet-il. Mais le nombre de jours réels est divisé par deux. »

Il continue en comparant sa tactique à un plat pour le moins inattendu : « je reviens à ce qui marchait pour moi il y a quelques années, c’est comme revenir à une ancienne recette de pizza : c’est sans danger, ça a déjà très bien fonctionné et ça devrait encore fonctionner. »

Pour Iversen, mieux vaut rester une semaine en altitude que deux semaines pour avoir des effets positifs. C’est en tous cas ce qui marche le mieux pour lui : « c’est très personnel, tout le monde est différent », rappelle-t-il.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

4 stk enorme kapasitetsløpera på ett bilde 🤷🏻‍♂️📸😎🌪🐏⚠️ #hufs #motbakke #kapasitet #uberørt #endelig

Une publication partagée par Emil Iversen (@emilivers) le

L’entraîneur de l’équipe nationale, Eirik Myhr Nossum, analyse la situation de la façon suivante : « les Norvégiens ont toujours eu le béguin pour l’entraînement en altitude et ça marche pour nous mais je suis très heureux de ce que fait Emil Iversen, il a beaucoup évolué en tant que skieur, j’en suis très satisfait. »

Le fondeur, de son côté, vise bien entendu les Mondiaux de Seefeld et, pourquoi pas, le 15 km sur lequel il travaille beaucoup.


  • Trondheim : Mondiaux 2025 en vue

Ils rêvaient d’avoir les mondiaux 2023 : la ville de Trondheim s’est fait battre par celle de Planica pour l’organisation des championnats du monde de ski nordique mais les Norvégiens ne baissent pas les bras.

Ils veulent accueillir cet évènement et ils n’abandonneront pas si facilement. Les médias locaux ont ainsi révélé que la ville avait posé sa candidature pour la troisième fois de suite après celles pour 2021 et 2023.

A 57 voix pour et 10 contre le projet, le conseil municipal a décidé de retenter sa chance. « Je suis heureuse que la ville donne un signal clair d’approbation à ce projet, réagit le maire Rita Ottervik. Je pense que nous avons vraiment notre chance pour organiser un tel évènement et nous finirons par y arriver. » En tous cas, la persévérance ne fait pas défaut au comité de candidature de la ville.


  • Bjørndalen retrouve la compétition

Après plusieurs problèmes cardiaques, Ole Einar Bjørndalen décidait à la fin de l’hiver de mettre un terme à sa carrière de biathlète. Mais la légende de la discipline n’est pas prêt à s’en éloigner si facilement.

Les fans du sport nordique pourront aller l’admirer en Allemagne peu avant la fin de l’année, le 29 décembre, lors du Biathlon Auf Schalke sur le relais mixte à Gelsenkirchen. Il y participera avec sa femme, elle aussi biathlète au plus haut niveau, Darya Domracheva.

Ole Einar Bjoerndalen, Darya Domracheva, IBU Cup, Fredrik Gjesbakk, Vetle Sjaastad Christiansen, Siegfried Mazet, Marit Bjoergen, Emil Hegle Svendsen, Holmenkollen, biathlon, coupe du monde, Norvège,

Ole Einar Bjoerndalen (NOR) –  Tumashov/NordicFocus.

« On sait qu’ils arriveront très bien préparés, analyse Ola Lunde, expert biathlon pour la NRK. Mais ils auront tout de même du mal à égaler les meilleures équipes, le niveau est très relevé. »

Ole Einar Bjørndalen a entre autres participé aux toutes premières éditions de l’évènement allemand en remportant, notamment, quatre fois de suite la course entre 2003 et 2006. Mais ce qui était un objectif secondaire jusqu’à l’an dernier est bel et bien devenu le seul objectif de la saison : « Eh oui, ce sera ma seule compétition de l’hiver, c’est mon objectif principal ! » dit en riant le Norvégien.


  • Weng s’affiche avec Red Bull

Au printemps, la fédération norvégienne de ski a longuement hésité avant de laisser ses athlètes continuer leurs contrats de sponsoring avec Red Bull. Finalement, Heidi Weng et Petter Northug Jr. ont eu le droit de continuer avec la marque de boisson énergisante, à conditions que ce sponsor « privé » ne soit jamais en concurrence avec les sponsors nationaux de l’équipe de fond.

Par exemple, impossible de porter le logo de la marque lors des conférences de presse, des stages d’entraînement de l’équipe nationale ou sur les sites de compétitions officielles.

Mais alors que ces conditions étaient publiées le 24 août, dès le lendemain, Heidi Weng s’affichait sur une photo instagram avec un maillot arborant les couleurs Red Bull et un casque sur lequel on distingue clairement les logos des sponsors de l’équipe nationale. Et c’est là que le bât blesse : si elle n’avait pas arboré ce casque, elle aurait été dans son bon droit mais en affichant un sponsor national, elle rend cette photo « officielle » et affiliée à la fédération. Elle est donc en violation des règles édictées par l’instance norvégienne.

Le manager de l’équipe de fond nationale, Espen Bjervig, tout comme Heidi Weng ont préféré ne pas commenter. Ce qui est certain, c’est que si Weng veut conserver sa liberté d’avoir un contrat avec Red Bull, elle devra faire plus attention à l’avenir.

View this post on Instagram

Ruller rundt 🚲😄🤙🏼💃🏻🕺🏻

A post shared by HEIDI WENG (@heidiweng91) on


  • Northug se rabiboche avec Coop

L’histoire de Petter Northug Jr. et Coop n’a jamais été un long fleuve tranquille.

Quand le fondeur a décidé de quitter l’équipe nationale en 2013, il avait choisi Coop comme sponsor pour son équipe privée.

Sponsor qui a manqué plusieurs fois de l’empêcher de participer aux compétitions de coupe du monde.

Chaque année, avant le retour de Northug dans le giron de l’équipe nationale, les négociations étaient âpres. Et puis Coop a voulu devenir sponsor du fond norvégien avant de perdre le contrat tandis que son athlète abandonnait son équipe privée. Mais loin d’en prendre ombrage, le groupe Coop a proposé un nouveau contrat à Northug que ce dernier a pu accepter, l’équipe nationale n’ayant aucun sponsor concurrent.

L’athlète de Mosvik a en effet signé avec les magasins de bricolage Obs Bygg appartenant à Coop. Il aura même le droit d’arborer leur logo en compétition puisque la fédération norvégienne n’a aucun accord avec un magasin de bricolage. « C’est vraiment bien de pouvoir continuer notre contribution grâce à cet accord », réagit Northug au micro de la NRK.

De son côté, l’attaché de presse de Coop, Bjørn Takle-Friis, est lui aussi très heureux : « nous remarquons que ça signifie beaucoup pour lui et c’est la même chose pour nous, dit-il. C’est un peu comme une histoire d’amour entre nous… »


Retrouvez cet article et bien d’autres sur l’application de Nordic Magazine.
Pour plus d’informations, cliquez sur la bannière ci-dessous :

Ski nordique, ski de fond, biathlon, combiné nordique, saut à ski, hiver, coupe du monde, Martin Fourcade


 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.