Vu de Norge #203 : Tarjei victorieux, Johannes malade

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Tarjei Bø déjà victorieux

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Dernièrement, c’est Johannes Thingnes Bø qui remportait de nombreuses compétitions, entre autres aux championnats nationaux de biathlon norvégien. Son grand frère, Tarjei Bø, souvent malade, était peu à peu passé dans l’ombre.

Mais, profitant de l’absence de son cadet, d’Erlend Bjøntegaard et d’Henrik L’Abée-Lund, tous trois malades, il a renoué avec la victoire à Gautefall après un été qui s’est déroulé sous les meilleurs auspices.

« C’est grâce à Gita, ma petite amie, elle cuisine très bien, alors j’ai pris de la graisse et des muscles ce qui m’a aidé en ski-roues », explique en riant Tarjei Bø. Il remporte ainsi ses premiers championnats nationaux sur des ski-roues : « la première fois à 30 ans, peut-être que c’est une année en or et que ce sera une saison en or », commente le Norvégien.
Un pronostic raisonnable pour Siegfried Mazet qui rappelle que malgré sa méforme, le biathlète faisait partie du top 6 mondial l’an dernier. « Si tout se passe bien pour lui, il sera dans le top 3, affirme l’entraîneur de tir. Et si Fourcade ou son frère Johannes sont à un moment moins performant, il pourrait bien être le n°1. »

Tarjei Bø rêve donc désormais de remporter de belles et nombreuses victoires pendant l’hiver et pourquoi pas partager des podiums avec son petit frère. « La première étape est de bien s’entraîner et arriver en forme en début de saison, conclut Mazet. Ensuite, il faudra rester en forme pendant plusieurs mois. »
Du côté des filles, Marte Olsbu Røiseland s’est elle aussi imposée aux championnats nationaux devant Tiril Eckhoff et Thekla Brun Lie.

 


  • Johannes Thingnes Bø malade

Absent des camps d’entraînement de l’équipe norvégienne de biathlon en juillet car il préférait profiter de sa lune de miel après son mariage le 30 juin, Johannes Thingnes Bø est de nouveau absent des stages en septembre mais cette fois-ci car il est malade.

 

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Team Norway in Gautefall. National champs next weekend! @skiskytterlandslaget 📸: @andersbrunhennum

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Un contretemps qui, pour l’expert NRK Ola Lunde, pourrait lui coûter le maillot jaune et le gros globe cette saison. « J’espère que ça ne me prendra qu’une semaine pour être rétabli, pas un mois », confie le biathlète au micro de la chaîne norvégienne.

Son entraîneur de fond, Egil Kristiansen, est lui aussi embêté : « c’est forcément gênant, ça lui fait perdre du temps, explique-t-il. Ceci dit, après son absence en juillet, il a très vite rattrapé son retard alors il peut sûrement le refaire et ainsi ne pas être trop pénalisé. »

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Johannes Thingnes Boe (NOR) à Tyumen (RUS) – Tumashov/NordicFocus.

Pour Kristiansen, pas de raison de remettre en doute ses capacités à remporter la coupe du monde cette année. Mais du côté d’Ola Lunde, le son de cloche est différent : « il est difficile de rester en forme toute la saison après avoir manqué tant de semaines d’entraînement, entre autres en juillet, argumente-t-il. Je suis certain qu’il remportera des victoires mais pour concurrencer Fourcade, ça demande plus que ça et ce sera difficile. »

 


  • Kenneth Gangnes sur le retour

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Kenneth Gangnes (NOR) – Twitter

Depuis 2010, Kenneth Gangnes a été blessé quatre fois aux ligaments croisés. A chaque fois, le spécialiste du saut à ski est revenu en haut des tremplins, épatant le circuit mondial.

Les médias et les fans se demandent donc quand le prodige norvégien reviendra à la compétition après cette quatrième mésaventure. Refusant d’abandonner, Gangnes le promet : aucune date n’est encore fixée pour son retour mais cela ne devrait plus tarder. « J’aime tellement ce sport, explique l’athlète, que je ne me vois pas ne pas tenter de revenir. » Le jeune homme rêve aussi d’or après avoir manqué les grands rendez-vous 2017 à Lahti et 2018 à Pyeongchang et Oberstdorf.

Les JO étaient son grand objectif et il en est certain : il aurait pu remporter un titre olympique. Désormais, il espère être de retour à temps pour Seefeld même s’il préfère modérer son propos : « je prends un jour à la fois, je ne veux rien précipiter pour être sûr que mon genou est bien remis et capable d’encaisser les chocs », déclare-t-il dans les colonnes de VG.

De son côté, Alexander Stöckl, l’entraîneur de l’équipe de saut norvégienne, affirme qu’il lui apportera son soutien quand il décidera de revenir. « Mais il doit écouter son corps et les médecins, conclut-il. Je serai heureux de le retrouver et je dois avouer qu’on n’a jamais vu un athlète revenir après quatre blessures aux ligaments croisés, c’est impressionnant. »

 


  • Riiber : sa recette pour éviter d’être malade

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Jarl Magnus Riiber (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Ces deux dernières saisons, Jarl Magnus Riiber a souffert de malchance entre blessures et maladies. A quelques mois du début de la saison 2018/2019, il a décidé de mettre en place une nouvelle stratégie pour éviter un nouvel hiver sans résultat, surtout à l’approche des mondiaux de Seefeld. « Je fais moins de camps d’entraînement, moins de voyage et je reste plus chez moi », confie le combiné à la NRK.

Riiber justifie ce choix en expliquant qu’il évite ainsi le stress, un changement dans ses habitudes qui pourraient le rendre malade. « Cela me permet aussi, après chaque séance d’entraînement, de mieux récupérer car je suis chez moi et pas dans un lieu inconnu », continue le Norvégien.

Jusqu’à présent, cet isolement de l’athlète a fonctionné : pas de soucis de santé à déplorer cet été. Kristian Hammer, directeur du combiné nordique norvégien, salue ce choix : « ça marche bien pour lui et nous nous adaptons donc à ses besoins mais tant que ça lui permet de faire du bon travail, tout va bien », dit-il.

En conséquence, Riiber n’ira pas sur le camp de Val Senales pour pratiquer le fond mais ira à Innsbruck pour s’entraîner sur les tremplins autrichiens qui accueilleront une partie des mondiaux avant de rentrer en Norvège jusqu’au début de la saison hivernale. « Mais c’était le bon choix, assure Riiber. Par exemple, ça m’a permis de plus m’entraîner au ski de fond. Et je suis déjà prêt pour la coupe du monde, je veux me battre pour le maillot jaune. »

 


  • Monsen rassuré

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Arild Monsen est l’entraîneur de l’équipe de sprint masculin norvégien. Et avec deux de ses vedettes malades, il s’est forcément fait un peu de souci pour le bien être de son équipe. Mais désormais, il l’affirme au micro de la NRK, tout va bien. « Ils sont tous les deux revenus à l’entraînement après s’être reposés », dit-il à propos de Petter Northug Jr. et Johannes Høsflot Klæbo.

« Ils ont tous les deux été raisonnables et les réponses aux tests sont bonnes », continue Monsen.

Pourtant, Klæbo a récemment confié avoir souffert sur les dernières séances d’entraînement et qu’il lui faudrait encore quelques temps avant de revenir à 100%.

De son côté, Northug se dit lui-même sceptique sur ses chances d’être en forme cet hiver. « Il se prépare depuis longtemps pour une nouvelle saison alors on espère que ça fonctionnera », commente Monsen. «

C’est ce qu’il y a d’excitant quand on me suit, réagit Northug avec le sourire. On ne sait jamais ce qu’il va m’arriver, si je serai en forme ou pas. Mais jusqu’ici, tout se passe comme je l’avais prévu et je devrais être à mon maximum après Noël. »

 


  • Les sprinters s’expriment sur le cas russe

Les cas de dopage russes font toujours grincer des dents en ski. Alors que l’AMA (agence mondiale antidopage) a décidé de permettre aux Russes de s’engager de nouveau dans des compétitions mondiales, la Canadienne Beckie Scott, ancienne championne olympique de fond, a démissionné de son poste au comité exécutif de l’instance mondiale.

Erik Røste, membre de la fédération norvégienne et de la FIS, a expliqué à Dagbladet que par ailleurs, la FIS avait mis en garde les athlètes russes, les engageant à respecter les directives du CIO et de l’AMA.

En parallèle, dans plusieurs fédérations, on souhaite exclure définitivement les Russes jusqu’à ce que leur agence nationale antidopage soit approuvée par l’AMA. Une croisade que critiquent certains fondeurs norvégiens.
« C’est très dur comme volonté car s’il y a des athlètes dopés, il y en a aussi sûrement qui ne le sont pas, confie Finn Hågen Krogh dans les colonnes de Dagbladet. Et il est injuste de punir ceux qui sont propres, une punition collective c’est trop, même s’il est clair qu’il faut militer pour qu’il n’y ait plus de dopage. »

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Paal Golberg (NOR), Ingvild Flugstad Oestberg (NOR) – Modica/NordicFocus.

De son côté, Pål Golberg aimerait que tous les fondeurs concourent sur un même pied d’égalité. Et pour cela, les sprinters norvégiens sont persuadés que les contrôles antidopage fréquents de la FIS et de l’AMA, ainsi que les sanctions qui en découlent, sont suffisants.

« Si l’on n’a pas confiance, alors notre vie sportive devient vraiment difficile », expliquent les skieurs de fond.

« Quand je suis sur la ligne de départ, je me dis que tout le monde est propre sinon ils seront suspendus et je crois que c’est la bonne attitude à avoir », conclut Sondre Turvoll Fossli.

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