Vu de Norge #208 : Northug mécontente les Russes

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  • Déjà beaucoup de pression sur Petter Northug Jr.

Arild Monsen assurait en début de semaine que Petter Northug Jr. avait pu reprendre tout doucement l’entraînement à Val Senales. Finalement, vendredi, l’équipe nationale annonçait que le fondeur avait dû rentrer en Norvège pour encore se reposer. De quoi inquiéter les experts de la discipline qui craignent que cette saison soit encore gâchée par la maladie pour le champion.

« Ces dernières années, Northug a vraiment fonctionné par périodes : des temps où il était très bien et d’autres où il était malade, ce qui l’a empêché de revenir au plus haut niveau. Cet été et cet automne ne semblent pas faire exception », réagit Torgeir Bjørn au micro de la NRK. Mais cette fois-ci, Northug n’est pas le seul à être malade puisqu’Emil Iversen, Therese Johaug, Astrid Jacobsen et Mari Eide ont tous les quatre aussi été rapatriés en Norvège.

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« Ils ont besoin d’encore un peu de repos avant de revenir à 100% et nous ne voulons prendre aucun risque à cette période de l’année, si proche du début de l’hiver », a expliqué le médecin de l’équipe Øystein Andersen. Torgeir Bjørn continue : « je pense que ça n’impactera pas quelqu’un comme Johaug mais pour Northug, pour qui ce n’est pas la première fois cette année, ça peut être plus compliqué même si je sais qu’il ne faut jamais le voir vaincu avant la fin de l’hiver. »

Pour Fredrik Aukland, autre expert de la NRK, cela peut aussi être un handicap pour quelqu’un qui, comme le fondeur de Mosvik, doit performer tôt dans la saison pour espérer aller aux mondiaux de Seefeld. « Ce sera un défi de taille d’être prêt au début de l’hiver », conclut Aukland.

 


  • Les Russes mécontents

Alors que Northug était porté malade à Val Senales, l’équipe norvégienne a décidé de le changer d’hôtel pour ne pas contaminer les autres membres de l’équipe. Un choix qui n’a pas été approuvé par tous, surtout par l’équipe russe qui se trouvait dans ce deuxième hôtel. Ceux-ci ont aussitôt crié au sabotage et à la volonté de leurs adversaires de les rendre malades.

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« Ce n’était pas notre intention, nous avons agi dans la précipitation et nous en sommes désolés », assure Arild Monsen, coach de l’équipe nationale de sprint. L’entraîneur des Russes, Markus Cramer, a lui confié à TV2 : « c’est surprenant que la Norvège ait choisi notre hôtel, sachant que nous étions là tout comme les Finlandais et les Suisses avec Dario Cologna, surtout s’ils voulaient éviter de contaminer qui que ce soit. »

Le médecin norvégien Øystein Andersen a aussitôt décidé de changer à nouveau Northug d’hôtel avant de le renvoyer à domicile avec le reste des membres malades de l’équipe.

 


  • Johaug mieux entraînée que jamais

Plus qu’un mois avant l’ouverture de la coupe du monde de fond à Kuusamo. Un mois, donc, avant le retour de Therese Johaug sur le circuit mondial après deux saisons loin des lignes de départ. « Je ne sais pas à quoi m’attendre, où je me situe, déclare la Norvégienne dans les colonnes de VG. Je ne sais pas non plus ce que je vais ressentir en enfilant de nouveau un dossard. J’espère que tout ira bien mais tellement de choses ont changé. »

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Instagram Therese Johaug

La fondeuse est en effet inquiète des changements qui se sont opérés sur le circuit mondial : elle sait que ses rivales ne l’ont pas attendue, ont continué de s’améliorer et peut-être ne sera-t-elle pas capable de rivaliser avec elles. « Bien sûr, j’ai fait quelques tests mais la compétition, c’est tout autre chose », rappelle-t-elle.

Pour Ole Morten Iversen, son nouveau coach, il n’y a en revanche aucune raison de s’inquiéter. « Elle est en aussi bonne forme physique qu’auparavant mais surtout, elle s’est mieux entraînée que jamais pendant ces deux ans d’absence, analyse-t-il. Elle n’a rien perdu parce qu’elle a eu le temps de s’entraîner, de se préparer et je crois que si certains skieurs sacrifiaient une saison pour faire de même, ils n’en retireraient que du positif. » Ingvild Flugstad Østberg est du même avis : son amie et coéquipière est en très grande forme et sera capable de tenir tête à ses adversaires dès les premières courses à Kuusamo.

 


  • Les états d’âme de Klæbo qui se dévoile dans son livre

La semaine dernière, Johannes Høsflot Klæbo sortait son livre « Johannes & morfar ». Il y révèle notamment sa réaction face à l’annonce qu’il ne ferait pas partie de l’équipe toutes distances norvégienne. « J’ai mal pris le fait de ne pas avoir été consulté avant, la façon dont ils me l’ont annoncé », dit Klæbo dans son livre.

Au micro de la NRK, il précise qu’il a alors pris du temps seul, pour lui, pour réfléchir à la situation. « J’étais vexé, fâché parce que je voulais vraiment passer à l’échelon au-dessus de l’équipe de sprint, continue-t-il. Mais après une nuit de sommeil, j’avais presque oublié ce que j’avais mal vécu. »

Son grand-père, de son côté, explique que Klæbo ne voyait qu’une chose : Sundby était le meilleur fondeur au monde et il faisait partie de l’équipe toutes distances, il devait donc en faire partie aussi pour devenir le meilleur et il croyait que ses résultats la saison précédente le permettaient. « Avec le recul, je suis heureux d’être resté en équipe de sprint, dit pourtant le Norvégien. Je m’entends bien avec Arild Monsen, notre entraîneur, et il travaille très bien avec mon grand-père. »

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Instagram Klaebo

Dans ce livre, il dévoile aussi qu’il prendra peut-être sa retraite avant ses 30 ans, après les Jeux olympiques 2026. « Je deviendrai peut-être le manager de mon frère », plaisante-t-il. En réalité, après les Jeux de Pyeongchang, il explique qu’il a déjà connu quelques problèmes pour se remotiver et revenir en fin de saison.

« Mais ce n’est que dans sept ans alors on ne peut pas vraiment savoir de quoi l’avenir sera fait, surenchérit-il. J’étais satisfait après la Corée, j’ai pratiqué d’autres activités mais le ski a fini par me manquer et j’étais heureux de reprendre l’entraînement. Tant que c’est comme ça, je continuerai mais je vais prendre une année après l’autre », conclut-il avec sagesse.

 


  • Les femmes aussi bien payées que les hommes

Lors d’une conférence de presse, les organisateurs du Raw Air ont annoncé les prix que remporteraient les meilleurs sauteurs, femmes comme hommes. Terje Lund, organisateur à la fédération norvégienne de saut, a déclaré que les athlètes féminines gagneraient autant que leurs homologues masculins à chaque compétition, soit au total 55.000 euros mis en jeu (35.000 pour le gagnant, 15.000 pour le second et 5.000 pour le 3e).

« Nous voulons créer le tournoi le plus important et le plus prestigieux de la discipline, explique Clas Brede Bråthen en conférence de presse. Et peut-être que dans quelques années, les filles seront plus populaires que les garçons au Raw Air, nous avons déjà constaté une augmentation significative de l’attrait pour les compétitions féminines et nous sommes très fiers de contribuer à les mettre encore plus en avant avec cette tournée et à leur permettre de vivre de leur passion avec cette récompense. »

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Maren Lundby (NOR) – Thibaut/NordicFocus.

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