Vu de Norge #220 : Magnus Moan va prendre sa retraite

Ski nordique, ski de fond, combiné nordique, biathlon, saut à ski, roller ski, trail, Norvège, Oslo, Rubrique, Vu de Norge
Ski nordique, ski de fond, saut à ski, combiné nordique, biathlon, coupe du monde, FIS, Ski, hiver, Nordic Magazine, vainqueur, ski, saut à ski,

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

 

  • Moan prend sa retraite

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Magnus Hovdal Moan (NOR) –  Modica/NordicFocus.

A 35 ans, le combiné nordique Magnus Moan a pris une décision de grande importance : à la fin de l’hiver, il mettra un terme à sa carrière. « Tout a une fin, explique-t-il aux médias norvégiens. Je sens depuis plusieurs saisons que c’est de plus en plus dur d’être au sommet et je ne vois pas non plus assez ma famille, alors c’est le moment. »

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Magnus Hovdal Moan (NOR) – Modica/NordicFocus.

Mais avant de ranger les skis de fond et de saut au placard, Moan veut accomplir un dernier exploit : remporter une médaille lors de ses 8championnats du monde. Jusqu’ici, il a fait un sans-faute en remportant une médaille lors des 7 mondiaux auxquels il a participé. « Si je réussis à me qualifier dans l’équipe, je sais que je rapporterai une médaille », assure-t-il à la NRK.

Mais rien n’est encore joué. Sorti de l’équipe nationale cette saison, Moan a du mal à faire ses preuves et devra tout donner lors de l’étape de Trondheim le week-end prochain. « Il devra faire des podiums en Norvège pour espérer faire partie de l’équipe des mondiaux », analyse l’expert Fred Børre Lundberg.

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Magnus Hovdal Moan (NOR) –  Thibaut/NordicFocus.

Et à la fin de la saison ? Magnus Moan n’a pas prévu de trop s’éloigner du monde du combiné nordique. « Dès 2021 et les Mondiaux d’Oberstdorf, les filles auront leur épreuve et j’aimerais beaucoup m’impliquer dans ce projet », avoue-t-il. Ainsi conclut l’homme aux 25 victoires en coupe du monde, aux 4 médailles olympiques et aux 12 médailles en championnats du monde.

 

 


  • Les absents d’Otepää

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) –  Thibaut/NordicFocus.

Johannes Høsflot Klæbo faisait son retour en coupe du monde ce week-end à Otepää après avoir remporté le Tour de Ski.

L’étape en Estonie marque aussi l’un des moments clés pour l’équipe norvégienne puisque les coachs comptent s’appuyer sur les résultats obtenus là-bas pour déterminer les équipes des Mondiaux. Mais certains athlètes restaient tout de même absents, à l’instar d’Emil Iversen. Le Norvégien, très en forme depuis le début de l’hiver, annonçait il y a peu vouloir être aligné sur toutes les distances, hormis peut-être le 50 km. Pourtant, pas de trace de lui à Otepää. Et pour cause : Iversen est tombé malade. « Ce n’est jamais agréable mais il faut faire avec, confie Vidar Løfshus. Et Emil a montré qu’on pouvait compter sur lui donc ça ne remet pas totalement en cause sa participation aux mondiaux. » S’il ne peut faire de nouveau ses preuves en coupe du monde, Iversen promet de le faire lors des championnats nationaux qui se dérouleront fin janvier, début février.

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Hans Christer Holund (NOR) – Modica/NordicFocus.

Mais le fondeur n’était pas le seul absent. Hans Christer Holund, d’abord annoncé comme l’un de ceux se battant pour une place sur le 15km des mondiaux, a lui aussi dû tirer un trait sur l’étape estonienne, en raison d’un rhume. Lui aussi devra obtenir sa place lors des championnats nationaux.

L’entraîneur Eirik Myhr Nossum, de son côté, a dû modérer ses propos. Après avoir assuré que les athlètes devraient se rendre à Otepää pour être alignés aux Mondiaux, il a finalement affirmé à TV2 que « comme on ne peut jamais anticiper la maladie, d’autres opportunités leur seront proposées. »

 


  • Entente cordiale en biathlon

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Johannes Thingnes Boe (NOR) – Tumashov/NordicFocus.

En ce moment, les Italiennes dominent la coupe du monde de biathlon. Pour les Norvégiennes, l’une de leurs bottes secrètes serait de s’entraîner avec leurs coéquipiers masculins. Un choix que l’équipe scandinave aimerait mettre en pratique à l’avenir. Le seul hic ? « Les filles le veulent plus que nous, ça ne nous apporterait rien », affirme Johannes Thingnes Bø. Pour le maillot jaune de la coupe du monde, ses compatriotes féminines n’auraient rien à leur apprendre, ni sur le tir, ni sur le ski tandis qu’elles profiteraient des bons conseils de leurs homologues masculins. Un avis qui n’est pas partagé par tous, comme Vetle Sjåstad Christiansen qui assure que ses coéquipières ont des choses à leur apprendre.

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Ingrid Landmark Tandrevold (NOR) –  Tumashov/NordicFocus.

Mais ce n’est pas assez pour adoucir les biathlètes féminines, énervées par les propos de Johannes Thingnes Bø. « Je crois que certains oublient que nous sommes une équipe nationale et pas deux équipes séparées, affirme Ingrid Landmark Tandrevold. Nous n’avons peut-être pas eu de très bons résultats ce début de saison mais nous ne méritons pas d’être dénigrées de la sorte. »

Tiril Eckhoff appuie les propos de sa coéquipière et relance : « Johannes était en très mauvaise forme cet été alors nous non plus nous n’avons aucun intérêt à nous entraîner avec lui. » Eckhoff, surtout, insiste sur le fait que les hommes auraient à apprendre des filles en tant qu’équipe soudée et qui s’entraide.

De nouveau interrogé, Johannes Thingnes Bø est revenu sur ses propos, affirmant qu’il était certain que ses compatriotes seraient bientôt de retour au sommet. « Elles détestent être battues et je suis sûre que cela va vite se régler », conclut-il.

 


  • Klæbo demande conseil

Après avoir remporté le sprint d’Otepää ce week-end, Johannes Høsflot Klæbo a confié à la NRK qu’il avait été en contact avec Petter Northug Jr. juste après sa victoire au Tour de Ski. Pour lui demander conseil ? « Oui, j’ai parlé un peu avec lui, maintenant je dois trouver mon truc pour que ça fonctionne bien pour moi, répond le jeune fondeur. Petter a beaucoup à m’apprendre. »

Le manager de Northug, Are Sørum Langås, a confirmé que les deux Norvégiens s’étaient parlé sans révéler ce qu’il s’est dit : « je suppose que Klæbo l’a contacté car peu de personnes ont su être performant au Tour puis aux Mondiaux mais je ne peux en être sûr », a-t-il expliqué au micro de la NRK. Désormais, le fondeur, maillot jaune de la coupe du monde, va se reposer un peu chez lui avant de retrouver le chemin de la coupe du monde et des mondiaux de Seefeld qui auront lieu dans un mois.

 


  • Deux espoirs du fond sous hormones ?

Ski nordique, combiné nordique, saut à ski, ski de fond, biathlon, coupe du monde, Norvége, France

Kristine Stavaas Skistad (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Kristine Stavås Skistad et Helene Marie Fossesholm, 19 et 17 ans, sont les deux grands espoirs du ski de fond norvégien féminin. L’une est comparée à Stina Nilsson tandis que l’autre est vue comme la future Marit Bjørgen.

Si elles sont encore en circuit junior, les médias et l’équipe nationale attendent déjà beaucoup d’elles. Mais cette semaine, certaines informations dévoilées sur les deux jeunes athlètes ont fait réagir le monde du fond. Skistad et Fossesholm auraient en effet pris des traitements à base d’hormones de croissance.

Confrontée aux rumeurs, la fédération de ski norvégienne a décidé de publier un communiqué de presse. Celui-ci révèle que Skistad a pris un médicament autorisé par l’Agence mondiale antidopage lui permettant de contrôler sa croissance et accélérant sa puberté. Si Skistad n’a pas souhaité dévoiler d’autres détails sur son traitement, il en va différemment pour Helene Marie Fossesholm.

L’athlète de 17 ans a ainsi révélé qu’entre décembre 2014 et septembre 2017, elle avait été sous traitement après avoir obtenu une autorisation spéciale de l’AMA pour un médicament normalement interdit. La raison de cette permission ? Depuis ses 9 ans, la jeune fille était suivie par un pédiatre car elle était anormalement petite et ne mesurait à 13 ans qu’1m37.

« Aucune amélioration des performances ne résulte de ce traitement alors il n’y a pas de quoi faire un scandale », a réagi Per Medbøe Thorsby, responsable du comité médical de l’agence antidopage norvégienne. D’après lui, les hormones de croissance prises lors de l’enfance n’ont aucun effet sur les performances futures. Surtout, le médecin regrette que ces informations aient dû être divulguées puisqu’elles ne regardent que les deux athlètes et leurs familles.

Pourquoi, alors, en parler maintenant ? « Il y avait des rumeurs et il valait mieux prendre en main les choses maintenant qu’attendre que cela ne fasse les gros titres plus tard et puisse faire du tort à ces deux fondeuses, analyse l’expert antidopage de TV2, Mads Kaggestad. Il est certain que ça va soulever un débat mais en même temps, si ces jeunes filles voulaient vraiment faire du fond, c’est bien qu’on leur ait donné l’opportunité d’arriver à ce niveau. »

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Juniorverdensmester !! Kristine Stavås Skistad tok i dag gull under sprinten i Jr.VM i Lahti! GRATULERER!! @kristineskistad @langrennslandslaget_junior

Une publication partagée par Langrennslandslaget (@langrennslandslaget) le

 


  • JO 2026 en Norvège ?

Et si la Norvège accueillait finalement les Jeux olympiques 2026 ? Oslo avait refusé de poser sa candidature après que la population de la capitale ait dit « non » aux instances de l’organisation. Mais le CIO dispose de seulement deux candidats pour cette campagne olympique.

Gerhard Heiberg, membre honoraire du comité olympique, est persuadé que ce manque et le fait que le CIO va désormais verser de plus grosses aides aux organisateurs pourrait permettre de voir le retour des JO d’hiver en Norvège, et plus précisément à Lillehammer, prête à accueillir l’évènement si besoin. « Pourquoi ne pas y croire ? déclare-t-il à la NRK. Après tout, si on nous présente un projet viable, il faudra l’examiner. »

Mais Thomas Bach, président du CIO, n’est pas forcément du même avis. « Nous avons aujourd’hui deux bons candidats, Stockholm et Cortina, affirme-t-il. Nous allons les évaluer et pour le moment, leurs projets semblent très bien alors nous pouvons être sûrs que ce seront des Jeux superbes dans un pays des sports d’hiver traditionnel. » En revanche, pas question pour lui d’étudier une potentielle candidature de Lillehammer.

 

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.