Vu de Norge #221 : Johannes Bø en Amérique

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

 

  • Assurés d’être à Seefeld

Les Mondiaux de ski nordique à Seefeld se dérouleront dans moins d’un mois. Pourtant, la Norvège n’a toujours pas annoncé la composition des équipes de fond qui s’y rendront. La compétition est rude, surtout du côté de l’équipe masculine.

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Emil Iversen (NOR) –  Thibaut/NordicFocus.

Interrogé par VG, Vidar Løfshus, directeur sportif des équipes de ski de fond, a pourtant fait une révélation au quotidien : « il y a des chances que deux athlètes fassent les trois premières distances et ces athlètes seront sûrement Emil Iversen et Johannes Høsflot Klæbo. »

Les deux Norvégiens qui ont marqué ce début de saison se verraient donc assurés d’être alignés au départ du sprint, du 30 km skiathlon et du team sprint. « Mais rien n’est encore sûr », ajoute Løfshus.

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Modica/NordicFocus. 

La raison de cette retenue alors que les deux athlètes semblent en grande forme ? Trois courses en quatre jours.

Un gros effort pour les deux Norvégiens, surtout que leur équipe compte jouer les médailles et les titres à chaque course.

S’ils y parviennent, ils seront en effet très sollicités hors de la piste. Il faut donc qu’ils soient toujours dans leur meilleur état de forme pour espérer aller à chaque fois chercher des podiums. « Nous avons un plan A mais nous devons avoir un plan B, continue le directeur sportif. On ne peut pas prévoir les coups de moins bien ou les maladies à l’avance. »
Il semble pourtant qu’Iversen et Klæbo sont les grands favoris de cette équipe, surtout pour le team sprint. Une occasion pour eux de prendre leur revanche sur les Mondiaux de Lahti où, en tête, Iversen avait chuté avant la ligne d’arrivée, emmenant avec lui son concurrent finlandais.


  • Johannes Thingnes Bø en Amérique

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Johannes Thingnes Boe (NOR) – Manzoni/NordicFocus. 

Entre l’étape d’Antholz-Anterselva et les Mondiaux d’Östersund, le circuit mondial de biathlon se déplace en Amérique, au Canada et aux Etats-Unis. Un voyage fatigant mais les athlètes qui ne s’y rendront pas auront une longue pause avant les championnats.

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Johannes Thingnes Boe (NOR) –  Manzoni/NordicFocus.

De son côté, Johannes Thingnes Bø a connu son plus beau début de saison en carrière. Il vise désormais le gros globe de cristal.

La question se pose alors : se rendra-t-il sur les deux prochaines étapes ? « Si je ne portais pas le maillot jaune, il est certain que je n’irais pas. Mais je n’ai plus le choix désormais, c’était une décision facile à prendre », répond-t-il dans les colonnes du quotidien VG.

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Johannes Thingnes Boe (NOR), Antonin Guigonnat (FRA) –  Manzoni/NordicFocus. 

Pour lui, il est logique que beaucoup décident de ne pas faire le voyage juste avant les mondiaux en Suède. « Personnellement, j’y ai beaucoup réfléchi, continue le Norvégien. Je me sens mieux quand j’ai pu courir un peu avant les grands évènements mais la pause pour moi serait trop longue si je n’allais pas sur ces coupes du monde américaines. On parle d’un mois et demi, tout de même. Même avec des compétitions nationales ou européennes, je crois que ça ne me suffirait pas. Pour moi, c’est important de prendre part aux compétitions. »

La décision de Johannes Thingnes Bø est donc prise : il sera de la partie à Canmore puis à Salt Lake City.


  • L’Abée-Lund et Bjøntegaard en danger, Tandrevold soulagée

Les mondiaux de biathlon approchent. Si Johannes Thingnes Bø, Tarjei Bø et Marte Olsbu Røiseland semblent assurés d’y aller grâce à leurs performances depuis le début de l’hiver, ce n’est pas le cas d’Henrik L’Abée-Lund et Erlend Bjøntegaard.

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Vetle Sjastad Christiansen (NOR), Henrik l’Abee-Lund (NOR), Lars Helge Birkeland (NOR), Johannes Thingnes Boe (NOR) – Manzoni/NordicFocus. 

« Ce week-end à Antholz est crucial pour eux », avoue Siegfried Mazet au micro de la NRK.

Les deux hommes se devaient de vite réagir s’ils voulaient être de la partie à Östersund. C’est chose faite pour Bjøntegaard qui accroche le podium sur le sprint.

« Avant le week-end, on nous a bien dit que sans performance, on rentrait à la maison dès le lundi, confie L’Abée-Lund. Ce n’est pas ce que je veux, certainement pas. »

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Erlend Bjoentegaard (NOR), Henrik l’Abee-Lund (NOR) –  Manzoni/NordicFocus. 

Désormais très expérimenté, le Norvégien sait que la relève du biathlon le pousse vers la sortie. Et s’il n’est pas du voyage lors de la tournée américaine, il se fait peu d’espoirs pour se rendre en Suède, aux mondiaux. « Je suppose que ceux qui s’y rendront seront, à peu de choses près, ceux qui seront sélectionnés pour les championnats et j’espère en être », continue L’Abée-Lund.

Bjøntegaard, lui, avant Antholz, expliquait : « mon tir n’est pas bon en ce moment et je dois faire mieux alors j’essaie de me concentrer sur ce que j’ai à faire. » Pari réussi puisqu’il a pris une 2e place en Italie et devrait donc être du voyage en Amérique malgré les moins bons résultats qui ont suivi ce podium.

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Ingrid Landmark Tandrevold (NOR) – Manzoni/NordicFocus. 

Du côté de l’équipe féminine, c’est Ingrid Landmark Tandrevold qui s’est rassurée à Ruhpolding en montant sur son premier podium lors de la mass-start grâce à un tir à 20/20. « C’était une course parfaite et je suis très fière », réagissait-elle au micro de la NRK après la course.

Une performance qui arrive à point nommé puisqu’un mois avant, la biathlète avait sérieusement pensé à mettre un terme à sa carrière après de grosses déconvenues à Hochfilzen puis Nove Mesto. « Elle était au plus bas, il lui a fallu quelques jours pour se relever et retrouver la motivation mais ça l’a fait grandir, assure son entraîneur Sverre Waaler Kaas. Désormais, elle sait gérer ses nerfs et elle a moins peur, elle a pris confiance en elle. » Un constat que partage Tandrevold qui espère remonter vite sur le podium.


  • Skistad se confie

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Kristine Stavast Skistad (NOR) –  Modica/NordicFocus. 

En or sur le sprint classique des mondiaux, Kristine Stavås Skistad a confirmé qu’elle était la relève du sprint norvégien féminin. Les experts de ski de fond attendent avec impatience de la voir revenir en coupe du monde où elle avait fait une apparition très remarquée au début de l’hiver.

A 19 ans, elle pourrait même être de la partie aux mondiaux de Seefeld. L’athlète n’hésite pas à confier à la NRK qu’elle aimerait qu’on lui donne sa chance.
Mais la semaine dernière, outre ce magnifique résultat, la jeune fondeuse a connu des ennuis médiatiques après que les journaux norvégiens aient révélé qu’elle et Helene Marie Fossesholm avaient pris des hormones de croissance durant leur enfance. Si elle avait au départ choisi de ne pas réagir, Skistad a finalement pris la parole sur cette affaire. « J’avais 12 ans et je n’ai rien pris qui n’était pas autorisé par les agences anti-dopage, commence la Norvégienne. Et je trouve ça très triste qu’il ait fallu que ça soit publié dans les médias. »

Autre regret, la façon dont TV2 a décidé de traiter l’information. Gro Eide, chargé de presse à la fédération norvégienne, a expliqué à VG que « TV2 et les autres médias ont alourdi le fardeau que portaient déjà les deux athlètes par la façon dont ils ont choisi de publier cette information. »

De son côté, Monika Kørra, entraîneur de Skistad et Fossesholm, a confié être impressionnée par la façon dont ses athlètes ont su gérer cette histoire. « Mais j’aurais aimé éviter cela, il est regrettable que des fondeuses aient à s’occuper de ce genre de choses au moment des championnats », termine Kørra.
Désormais, Skistad comme sa jeune compatriote, auront à cœur de prouver leur réel potentiel, fruit du travail qu’elles ont fourni depuis des années.


  • Disqualifications des sauteurs

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Johann Andre Forfang (NOR) –  Rauschendorfer/NordicFocus. 

Robert Johansson, Robin Pedersen, Halvor Egner Granerud et Johann Andre Forfang.

Outre leur nationalité et leur discipline, les quatre sauteurs à ski norvégiens partagent un autre point commun, bien moins glorieux : ils se sont fait disqualifiés au moins une fois cette saison en compétition à cause de leur combinaison.

Cela fait de la Norvège le pays le plus disqualifié pour cette raison depuis le début de l’hiver devant la Russie et les Etats-Unis. « Nous sommes toujours à la limite des règles, explique leur entraîneur Alexander Stöckl. Si ce n’est pas le cas, nous ne pourrons pas jouer devant car notre équipement ne serait pas suffisamment bon. »

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Robin Pedersen (NOR) –  Rauschendorfer/NordicFocus.

En conférence de presse, l’Autrichien continue en assurant que désormais, les sauteurs vont faire bien plus attention à respecter les règles tout en étant le plus compétitif possible.

Pas question de se faire enlever un autre podium en compétition par équipe à cause d’une disqualification comme à Wisla et à Zakopane cet hiver.

Interrogé sur sa relation aux juges, Stöckl tient tout de même à souligner leur très bon travail : « personne ne s’acharne sur nous, ils respectent les règles et sont aussi justes que possible avec tous les sauteurs, assure-t-il. Il suffit de regarder l’exemple d’Eisenbichler à Val di Fiemme qui s’est fait disqualifié alors qu’il jouait devant à la Tournée, une semaine avant. »

La Norvège devra donc faire attention à son équipement si elle ne veut pas voir ses athlètes de nouveau disqualifiés dans les prochaines semaines.


  • Objectif 2030

S’il y a peu de chance que les Jeux olympiques d’hiver 2026 soient organisés par la Norvège, un comité réfléchit déjà à une candidature pour l’édition 2030. Si le conseil des sports valide le possible projet, un comité officiel sera mis en place pour étudier les conditions de cette candidature dès le mois de mai.

Mais le projet norvégien aurait alors une particularité : il compte utiliser les infrastructures de tout le pays. « Il est essentiel que tout événement organisé en Norvège soit sobre, populaire mais aussi qu’il engage tout le pays », explique un communiqué officiel.

Autre volonté : toutes les infrastructures sportives mais aussi d’accueil des athlètes ou des spectateurs devront soit déjà exister soit avoir une réelle utilité dans le futur. « Tout ce qui servira aux Jeux devra pouvoir être réutiliser, été comme hiver, et par tout le monde. Il doit y avoir un réel investissement pour les Norvégiens dans leur ensemble », termine le communiqué. Cette vision séduira-t-elle le conseil sportif puis les Norvégiens et, enfin, le CIO ?

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