Vu de Norge #235 : Klaebo prêt à relever le défi

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Klaebo prêt pour son changement d’équipe

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Johannes Høsflot Klaebo fait son entrée dans la cour des grands : il fait désormais partie de l’équipe toutes distances norvégienne. Ce qui entraîne d’importants changements et pas seulement de coéquipiers d’entraînement.

« C’est le chemin que je devais prendre », explique-t-il en conférence de presse au micro de la NRK. S’il aurait pu améliorer ses qualités de distanceur au sein de l’équipe de sprint, Klaebo a préféré la concurrence que lui offre l’équipe toutes distances avec de grands noms comme Martin Johnsrud Sundby.

 

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« J’ai besoin d’avoir quelqu’un de meilleur que moi, quelqu’un que je dois aller chercher, qui va me tirer vers le haut, confie le jeune fondeur. C’est pour ça que j’ai choisi de rejoindre cette équipe la saison prochaine. Pour le sprint, je peux me débrouiller désormais, je crois que je vais surtout noter les différences de niveau lors des sessions de distance. »

Eirik Myhr Nossum, désormais entraîneur du prodige norvégien, affirme au micro de la chaîne norvégienne que son travail sera de faire en sorte que Klaebo subisse bien ce changement d’équipe. « Nous devrons l’aider à trouver l’équilibre, il doit repousser ses limites mais sans se fatiguer à l’extrême ce qui l’empêcherait de performer », continue-t-il.

Si le coach ne souhaite pas garantir que Klæbo remportera des courses de distance lors de la saison 2019/2020, il assure en revanche qu’il apprendra beaucoup de ses coéquipiers et inversement. « C’est comme ça que ça se passe dans notre équipe : on prend et on donne », conclut Nossum.

 


  • Une course en l’honneur de Skofterud

Il y a 9 mois, Vibeke Skofterud disparaissait dans un accident de bateau. Mercredi, ses proches ont organisé la première course en son honneur dans sa ville natale, Slitu. L’occasion aussi pour ses proches de revenir sur ces mois difficiles qui ont suivi la mort de l’ancienne fondeuse.

 

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« C’était vraiment dur, nous étions censées vieillir ensemble, commence Marit Stensorne, compagne de Skofterud. Heureusement, mes amis et nos familles ont été extraordinaires, très présents, ils m’ont aidée à me reconstruire. »

La mère de Skofterud, Kristin Westbye, confirme : « nous avions des hauts et des bas, nous avons mis du temps à vraiment comprendre ce qui s’était passé. Mais nous devons avancer, continuer. Je n’aurais pas dit ça il y a six mois mais je crois que c’est ce qu’il faut faire maintenant. »

Tous les proches de Skofterud ont donc décidé d’organiser cette course, le 1e mai, en l’honneur de la championne disparue. « Je crois qu’elle aurait aimé ça, l’organiser dans sa ville natale, affirme sa mère. Vibeke était quelqu’un de positif et on voit qu’elle a touché les gens, ils sont nombreux à être venus et ça signifie tellement pour nous… »
Si l’organisation de la course n’attendait que 300 personnes, ce sont finalement 945 coureurs qui se sont alignés au départ. « C’est vraiment dans l’esprit de Vibeke, de voir cet esprit positif, cette volonté de profiter et de s’amuser, il me manque les mots pour expliquer ce que je ressens, ce sont des émotions fortes », réagit Marit Stenshorne.
Parmi les personnes présentes, Marit Bjørgen qui était très amie avec Vibeke Skofterud. « Ça reste étrange pour moi, je n’arrive pas à croire qu’elle est partie, que je ne la reverrai pas, je m’attends toujours à la voir », confie la Norvégienne.

La fondeuse a participé à la course pour les enfants avec son fils aîné Marius, 3 ans. « Je suis ravie d’être ici, de faire un peu de pub pour l’événement et d’être là avec Marius, termine Bjørgen. Vibeke aurait apprécié tout cela, elle aimait voir les gens concourir, faire du sport et je crois que si elle savait que nous avons amené autant de gens chez elle, dans son petit village, elle rirait bien. »

 


  • Bjørgen et sa nouvelle vie

Fin mars, Marit Bjørgen accouchait de son deuxième fils. Le 1er mai, elle était de retour en compétition avec la course en l’honneur de son amie décédée Vibeke Skofterud. Le quotidien VG en a profité pour l’interviewer.  Elle a ainsi révélé le nom de son petit dernier : Ola, appelé ainsi en l’honneur du père de l’ancienne fondeuse.

Arrêtée par de nombreux parents et enfants, la championne ne refuse jamais un autographe ou une photo. « Je ne sais pas si Marius comprend tout ça, ma popularité, mais il s’y est habitué », confie Bjørgen lorsque VG l’interroge à ce propos.

 

Je n’aurais pas pu être sportive de haut niveau avec deux enfants.

 

Et si la Norvégienne aurait pu avoir peur de s’ennuyer une fois sa retraite prise, il n’en est rien. « Avec deux enfants en bas âge, je n’ai pas une minute à moi mais c’est amusant, affirme-t-elle. En revanche, je n’aurais pas pu être sportive de haut niveau avec deux enfants, je ne l’imagine pas. »

Mais regrette-t-elle son choix ? Pas le moins du monde. « Ce sont mes deux plus belles médailles d’or, sourit la fondeuse. Ma vie en est d’autant plus riche, je suis si heureuse d’avoir mes deux garçons. »

Marit Bjørgen n’est pour autant pas mère au foyer. Elle fait partie de « SOS Villages d’Enfant » et est partie en Zambie il y a un an pour participer à l’action de l’association. Elle est aussi engagée dans le développement du sport paralympique en Norvège avec la fondation VI de « Kjell Inge Røkkes » et fait partie de la fondation « Vibeke Skofterud ».

Et ses qualités de mère et de femme impressionnent en premier lieu son compagnon Fred Børre Lundberg. « C’est elle qui se lève la nuit, confie-t-il. Alors je suppose que moi, j’aurais plus de travail plus tard… rit-il. Mais elle a abordé ce changement de vie de façon tellement facile, elle a décidé que le fond c’était fini, qu’elle devait passé à autre chose et elle y arrive avec succès. »
https://www.vg.no/sport/langrenn/i/4qO2VV/bjoergens-nye-liv-de-to-stoerste-gullene-jeg-har-faatt

 


  • Tande voit le bout du tunnel

L’été dernier, Daniel Andre Tande est tombé malade, l’éloignant des tremplins pour presque toute la saison estivale. Revenu avec peine en compétition, le Norvégien voyait alors qu’il n’était pas au meilleur de sa forme et pas apte à lutter au plus haut niveau. Il repartait donc s’entraîner chez lui avant de revenir, plus motivé et en forme que jamais. Jusqu’à Lahti. En Finlande, il chute en entraînement et met un terme à sa saison.

Heureusement, le mal n’est pas trop grave : les ligaments croisés ne sont pas rompus et la guérison ne nécessitera pas près d’un an. « Peut-être est-ce le signe que ma chance commence à tourner ? » sourit Tande, optimiste. Car le sauteur norvégien est déjà de retour à l’entraînement physique même s’il ne peut encore reprendre le saut. « Heureusement, il m’est facile de rester motivé car je suis déterminé à prouver que je peux encore aussi bien sauter qu’avant tout cela, voire mieux », réagit l’athlète au micro de la NRK.

Un temps l’espoir de la Norvège, Tande a connu quelques contre-temps mais son entraîneur Alexander Stöckl est persuadé qu’il pourra revenir à son meilleur niveau. Le médecin de la fédération pense même que le sauteur à ski pourra s’entraîner normalement cet été, sans difficulté.

 


  • Northug s’engage

Comme tous les ans, Red Bull a organisé en ce premier week-end de mai la course Wings For Life World Run. Dans de nombreux pays, les participants s’élancent et ne s’arrêtent qu’une fois rattrapés par la « catcher car ». Une course contre le temps et dont les bénéfices financent la recherche sur les blessures de la moelle épinière.
En Norvège, comme à chaque fois, Petter Northug Jr. s’est élancé avec des centaines d’autres coureurs. Le fondeur, désormais retraité, n’est pas encore prêt à s’éloigner de la compétition sportive. Et il ne démérite pas ! Northug a en effet parcouru plus de 23 kilomètres avant que la « catcher car » norvégienne ne le rattrape.
En France, pas de course organisée mais les volontaires pouvaient participer en « virtuel », grâce à une application. Le sauteur à ski Jonathan Learoyd a ainsi participé à la course durant 13 kilomètres avant d’être rattrapé par la « catcher car » virtuelle… Pilotée par le skieur alpin norvégien Henrik Kristoffersen !

 

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