Vu de Norge #243 : Klæbo agrandit son empire

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Hjelmeset quitte le biathlon

Directeur du sport et du marketing pour la fédération de biathlon norvégienne, Odd-Bjørn Hjelmeset est désormais sans emploi.

L’ancien fondeur a vu son poste être supprimé, trois ans avant la fin de son contrat qui devait se terminer avec la saison olympique 2021/2022.

La secrétaire générale de la fédération, Anne Rustberggard Varden, reprendra ses fonctions en plus des siennes dès le 1er octobre. Elle affirme tout de même qu’un accord a d’abord été trouvé avec Hjelmeset. « J’ai passé de très belles années à ce poste, avec l’équipe de biathlon, confie le Norvégien aux médias. J’aurais aimé être là pour les prochains JO et garder mon poste, mais c’est comme ça… »

Varden a tenu à remercier publiquement Odd-Bjørn Hjelmeset pour son travail. « Je suis fier d’avoir eu cette opportunité, cette chance », conclut-il. 

 


  • Johannes Thingnes Bø cherche des solutions

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Johannes Thingnes Boe (NOR) – Manzoni/NordicFocus.

Lors de la coupe du monde américaine, Johannes Thingnes Bø a été rattrapé par ses anciens démons sur le pas de tir. Cet été, il a donc décidé de s’atteler au problème, de le comprendre et d’y remédier. « Je suis heureux d’oser faire des changements après avoir connu une si bonne saison, réagit le biathlète au micro de la NRK. Je crois que cela montre ma volonté d’aller encore plus loin, d’être encore meilleur. »

Pour cela, le cadet de la fratrie Bø a apporté quelques modifications à sa carabine. « On l’a abaissée de deux centimètres, comme ça, mon corps sera un peu plus détendu lors du tir », affirme le numéro 1 mondial.

Pourtant, il a aussi peur de se mettre en danger. « Quand on fait un changement, on améliore souvent un point mais on perd beaucoup sur un autre », rappelle Bø.

« Les changements que Johannes a fait sur son arme sont très bien pour le tir debout, analyse Siegfried Mazet, l’entraîneur de tir de l’équipe norvégienne. Mais cela le gêne pour le couché alors il faut encore travailler dessus. »

 

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Camp in Torsby🇸🇪⛳️

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Johannes Thingnes Bø, lui, décide de voir le positif. « Il faut accepter le fait que rien n’est jamais parfait, il faut juste choisir la meilleure solution. Et je crois qu’en général, le tir debout est plus important », conclut le biathlète. 

 

 


  • Krogh et Weng : l’union fait la force

Finn Hågen Krogh et Heidi Weng ont connu un hiver difficile. Dernièrement, ils se sont rendu compte qu’ils avaient eu les mêmes problèmes mais n’avaient jamais échangé pour essayer de les régler ensemble.

En lisant l’interview que Weng avait fait pour Dagbladet, où elle expliquait que l’acide lactique montait plus rapidement dans ses jambes et qu’elle n’était plus en forme physique et devait tout reconstruire petit à petit, Krogh a réalisé souffrir des mêmes ennuis. « Quand je lis ça, je me rends compte que nous connaissons les mêmes choses, la fatigue arrive vite et on arrive plus à se dépasser, explique Krogh au quotidien. J’ai bien remarqué qu’elle n’avait pas fait une excellente saison mais jusqu’ici, je ne savais pas que nous étions dans le même bateau. » 

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Finn Haagen Krogh (NOR) – Modica/NordicFocus.

Une révélation pour le fondeur d’Alta. Si Weng a tenté de trouver des solutions auprès de Marit Bjørgen qui a connu les mêmes soucis lors des saisons de 2006 à 2009, Krogh n’a pas eu la même opportunité. « Désormais, je crois qu’Heidi et moi pouvons échanger pour comprendre, trouver comment aller mieux », affirme le Norvégien. De plus, les deux athlètes se sont toujours très bien entendus, ce qui leur permettrait d’avancer ensemble avec confiance. 

 

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Sommer ☔️😁

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Heureusement, pour les deux Norvégiens, les choses commencent à s’améliorer. « Ça va de mieux en mieux, affirme Weng en mai. A Fornebu, j’ai été très surprise, j’ai senti que j’allais vite et que je me sentais bien, c’est tellement génial ! » Elle a ensuite confirmé lors du Oslo Ski Show. Même chose pour Krogh sur cette dernière course. « Mon test pour l’acide lactique était bon, déclare le fondeur. J’ai fait une très bonne course à Oslo, c’était amusant et agréable de voir que mon corps fonctionnait à nouveau comme je le voulais. Je vais pouvoir m’entraîner un peu plus normalement. »

Les deux athlètes ont en effet dû lever le pied puisque leurs problèmes viennent en partie d’un été où ils se sont trop entraînés, comme l’avait fait Northug à l’été 2016, juste avant son passage à vide qui entraîna entre autres sa retraite. « Il m’a fallu du temps pour récupérer de la saison dernière, explique Krogh, faisant écho aux paroles de Weng. Mais il est désormais possible de reprendre un entraînement normal. »

Et revenir sur le devant de la scène lors de la coupe du monde ?

 

 


  • Blessure au tremplin

Les équipes de saut norvégiennes étaient la semaine dernière en stage en Russie. Tout se passait bien, les athlètes en profitaient pour faire passer leur amour du sport aux jeunes quand, lors d’un entraînement, l’une d’entre eux a lourdement chuté.

Ingebjørg Bråten, nouvelle recrue de l’équipe nationale féminine, se retrouve le bras dans le plâtre à cause d’une fracture et devra s’éloigner de l’entraînement quelques temps. Elle espère bien sûr être vite de retour en haut des tremplins. 

 


  • Klæbo lance sa marque

L’image de Johannes Høsflot Klæbo était au cœur des désaccords entre lui et la fédération. Si un accord n’a pas encore été trouvé, le jeune fondeur n’en a pas moins lancé une nouvelle marque.

Avec un voisin, Stian Støp, ils ont créé une ligne de produits capillaires : Hufs, nom de la technique mise au point par Klæbo pour les côtes en sprint classique. A seulement 22 ans, l’empire du Norvégien s’agrandit encore. 

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – © Modica/NordicFocus.

« J’ai pris des cours d’économie, dévoile le fondeur à VG. Mais c’est surtout ma mère qui gère la comptabilité et tout le reste. Je veux m’impliquer davantage, c’est pour cela que j’ai pris des cours. »

Le jeune athlète révèle aussi qu’ils ont déjà eu de très bons retours sur leurs produits, particulièrement la cire coiffante. « Ce nouveau projet n’affecte absolument pas mon entraînement, promet Klæbo. J’ai travaillé dessus au printemps et ça m’a même donné une nouvelle sorte de motivation. » 

Sa ligne est en vente en ligne et dans les salons de coiffure depuis le 18 juin.

Pour ce projet, le Norvégien a pu compter sur l’expertise de Støp, travaillant depuis 30 ans dans cette industrie. « J’ai pu choisir le design du packaging et j’ai quand même été actif dans tout le processus de création », assure Klæbo. Il a d’ailleurs testé son produit sur quelques courses cet hiver et est satisfait du résultat, même après avoir porté un bonnet. 

Johannes Høsflot Klæbo a aussi désormais trois entreprises : JHK Holding, gérant ses actions, JHK AS, pour ses activités de conseiller ou de parrainage, et Klæbo Media AS qui s’occupe de son image. 

 

Photo : Nordic Focus Photo Agency

 

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