Vu de Norge #259 : le choix d’Emil Iversen

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Iversen refuse les compétitions par équipe

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Emil Iversen (NOR) –  Vianney THIBAUT/NordicFocus. 

Il ne le cache pas depuis la fin de l’hiver dernier : Emil Iversen vise le gros globe de cristal cette année. Et pour cela, il veut se concentrer sur les compétitions individuelles et il compte donc refuser toutes compétitions par équipes, que ce soit les relais ou les team sprints. « Je pense que je devrais avoir droit à un traitement spécial, révèle-t-il à la NRK. L’objectif principal de l’équipe, c’est de remporter le gros globe et pour cela, il faut laisser les athlètes faire leur choix de compétition et ne pas s’éparpiller. »

Être en tête de la coupe du monde permet en effet d’assurer une place supplémentaire à l’équipe et la Norvège tient à ce quota.

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Emil Iversen (NOR), Iivo Niskanen (FIN) –  Modica/NordicFocus.

Pour Eirik Myhr Nossum, leur entraîneur, Klæbo et Iversen, les deux grandes chances de la Norvège, devraient se rendre sur 40 compétitions chacun au moins pour avoir une réelle chance de remporter la coupe du monde. « Nous devons donc établir des priorités, affirme-t-il. Alors en effet, peut-être doit-on par exemple les laisser se reposer lors des compétitions par équipes. »

C’est ce que compte faire Sergey Ustiugov qui manquera peut-être même des week-ends entiers pour se reposer au lieu de voyager. Bolshunov, en revanche, voudrait participer à un maximum de courses.
Klæbo, lui, souligne aussi l’importance des deux Tours et mini tours en termes de points. Les fondeurs devront être en forme tout au long de la saison pour espérer dominer le classement général. Un défi de taille.


  • Sundby prêt à laisser sa place

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Martin Johnsrud Sundby (NOR) – Modica/NordicFocus. 

« Je l’ai déjà dit et je le répète : je ne veux pas prendre la place d’un athlète plus jeune. » Ces mots sont de Martin Johnsrud Sundby. L’association de ski norvégienne a en effet annoncé que dès la saison prochaine, il serait bien vu de mettre l’accent sur le développement des jeunes athlètes plus que sur ceux de l’équipe nationale.

Sundby, lui, est tout à fait du même avis. « Si je dois faire partie de l’équipe nationale l’an prochain, je veux que ce soit une place supplémentaire, explique-t-il à la NRK. Par exemple, s’il y a sept places, je ne veux pas faire partie des sept. Ce serait injuste pour les jeunes dont le talent est en train d’éclore. »

Surtout que le Norvégien espère bien avoir encore un entraînement aménagé l’été prochain, spécialement avec un troisième enfant qui arrivera après la saison. Il ne compte pas se rendre à tous les camps d’entraînement de l’équipe nationale et veut donc offrir cette opportunité à quelqu’un d’autre. « J’espère que ce sera possible, c’est agréable de travailler avec Martin et il peut beaucoup apporter mais il a raison », commente l’entraîneur Eirik Myhr Nossum.

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Martin Johnsrud Sundby (NOR), Sjur Roethe (NOR), Erik Valnes (NOR) –  Modica/NordicFocus. 

Sundby, réaliste, continue : « ils peuvent se passer de moi mais soyons honnête, j’ai besoin d’eux. J’espère que nous trouverons une solution mais nous avons encore un peu de temps. »

Avec Espen Bjervig, manager du ski de fond norvégien, ils sont déjà en discussion pour se mettre d’accord sur la meilleure solution pour tout le monde. « Nous ne voulons pas l’exclure de l’équipe à cause de sa situation familiale alors nous cherchons comment faire », conclut Bjervig.


  • Problèmes de combinaisons

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Robert Johansson – Modica/NordicFocus.

Samedi, Robert Johansson et Johann Andre Forfang menaient la compétition en première manche quand ils ont été disqualifiés pour combinaison non conforme.

Pas prêts à se laisser intimidés, Daniel-André Tande faisait une belle remontée pour remporter la compétition devant son coéquipier Marius Lindvik, assurant une nouvelle fois le doublé norvégien. Mais malheureusement, Lindvik a lui aussi été éliminé en seconde manche pour souci de combinaison.

Une série noire qui ne plaît pas à leur entraîneur, Alexander Stöckl. « Ce sont de nouvelles combinaisons et je ne comprends pas qu’autant aient été disqualifiés, réagit-il au micro de la NRK. Nous devons absolument trouver pourquoi c’est arrivé. »

Pour l’expert NRK, Johan Remen Evensen, le fait que ces nouvelles combinaisons aient permis aux Norvégiens d’aussi bien sauter a peut-être attiré l’attention des juges. « Non, je ne crois pas que ce soit vrai », commente Stöckl.
Le problème est qu’en saut, tout se joue au centimètre près et toutes les équipes de pointe essaient de grappiller au maximum pour allonger les distances. « C’est dommage que la FIS soit si tatillonne parce qu’en réalité, sur n’importe quelle combinaison, si on cherche bien, on trouvera quelque chose de non conforme, de pas encore homologué, assure Johan Remen Evensen. C’est dommage que ça tombe sur nous. »

Les Norvégiens ont maintenant une semaine pour remettre aux normes leur équipement avant la prochaine coupe du monde.


  • L’IBU n’interdit pas le fluor

La FIS a rapidement pris sa décision : le fluor sera interdit en compétition dès la saison 2020/2021. L’IBU, en revanche, n’est pas encore prête à faire ce choix. Elle a décidé mardi dernier de créer un groupe de recherche pour mieux connaître les problèmes que pose cette substance mais aussi pour chercher des solutions équitables pour toutes les équipes.

Tobias Dahl Fenre, chef des farteurs du biathlon norvégien, pense que c’est peut-être la meilleure solution. En effet, s’il est persuadé que le fluor est dangereux, il estime aussi que la FIS est allée beaucoup trop vite. « Je crois qu’une interdiction doit être basée sur une discussion entre toutes les parties, explique-t-il au micro de la NRK. C’est trop rapide, le délai est très court. Quelles seront les sanctions ? Est-ce que ce sera aussi grave que le dopage ? Comment vérifier que tout le monde respecte la règle ? » Fenre rappelle que les fondeurs ne se chargent jamais de farter leurs skis et qu’il est aussi impossible actuellement de vérifier qu’il n’y avait pas de fluor dans le produit utilisé.

« Qui sera responsable ? demande-t-il à juste titre. Est-ce que ce sera moi si j’utilise un produit qui contient du fluor ? Ou si j’utilise un produit frauduleux sans le savoir parce que mal étiqueté ? Je ne suis pas prêt à assumer une telle responsabilité qui pourrait avoir des conséquences graves. »
Le problème du fluor semble donc loin d’être réglé.


  • Les Norvégiens sans bagage

Les équipes norvégiennes de ski de fond ont fait le voyage jusqu’en Finlande dès mardi dernier pour s’entraîner sur les pistes de Ruka avant l’ouverture de la saison. Malheureusement, certains n’ont pas reçu leurs bagages, une fois arrivés à l’aéroport.

Résultat : ils ont dû annuler l’entraînement prévu le mercredi. « Les athlètes n’aiment pas ce genre de situation mais on sait que ça peut toujours arriver », a réagi dans les médias le coach Geir Endre Rogn. En riant, Emil Iversen a lui proposé de rentrer chez eux puisqu’ils n’avaient aucun équipement.

Finalement, les valises de toute l’équipe sont arrivées à bon port avec un peu de retard et tous ont pu être alignés au départ. Mieux, hormis le 15 km classique, aucune victoire n’a échappé à l’équipe.

 


  • Votre propre équipe de biathlon

L’an dernier, Dagbladet proposait aux fans de ski de créer ses propres équipes de fond masculine et féminine. Plus les athlètes marquaient des points lors des compétitions, plus les joueurs pouvaient en remporter et donc gagner des lots.

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Johannes Thingnes Boe (NOR) –  Manzoni/NordicFocus. 

Cette année, la NRK tente à son tour l’expérience et propose aux intéressés de devenir manager d’une équipe de biathlon. Une formule déjà testée lors des championnats du monde l’an dernier mais qui sera désormais jouable tout au long de la saison, d’Östersund à Oslo.

Attention toutefois, comme pour le ski de fond, vous avez un budget alloué. Il faut donc jouer malin. Evitez, par exemple, de jouer Johannes Thingnes Bø pour la victoire en janvier : il a d’ores et déjà annoncé qu’il resterait sûrement à la maison puisqu’il va devenir papa à cette époque de l’année. Martin Fourcade, Quentin Fillon Maillet et Vetle Sjåstad Christiansen sont des choix intéressants pour les experts NRK.

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Dorothea Wierer (ITA) –  Manzoni/NordicFocus. 

Chez les femmes, les Italiennes Wierer et Vitozzi sont les grandes favorites mais Denise Hermann, Tiril Eckhoff ou Kaisa Makarainen peuvent être des alternatives « moins chères ».

Les experts NRK recommandent aussi de choisir Marte Olsbu Røiseland ou Hanna Öberg.
Les vainqueurs de la compétition remporteront un week-end VIP lors de la coupe du monde d’Oslo ou d’autres goodies. Alors à vos ordinateurs et que le meilleur manager gagne !

 

Photo : Nordic Focus

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