Vu de Norge #289 : Bjørgen affronte Johaug

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Bjørgen face à Johaug

 

Fin mai, Marit Bjørgen annonçait qu’elle revenait sur les skis pour participer aux épreuves de longue distance. À 40 ans, maman de deux garçons, la Reine Marit espère bien jouer sur le devant de la scène. Et elle sait qu’elle pourra compter sur le soutien de son amie de toujours, Therese Johaug. Celle-ci avait d’ailleurs affirmé en mai qu’elle aiderait son ancienne coéquipière en s’entraînant avec elle.

Fin juin, les deux fondeuses se sont donc retrouvées pour une séance intensive… D’où Johaug est ressortie vainqueur. « Il m’aura fallu deux ans de retraite et deux enfants de son côté pour que je réussisse à la battre », plaisante Therese Johaug.

Réaliste sur son niveau actuel, Marit Bjørgen a alors décidé de s’entraîner un peu plus et a rejoint l’équipe junior de ski de fond pour une séance commune à Holmenkollen. Elle termine à 2 minutes des fondeuses de tête mais pour Johaug, qui a observé la séance, son amie est sur la bonne voie. « Elle a encore des progrès à faire pour retrouver son niveau mais ça avance, affirme-t-elle au micro de la NRK. Je pense que si elle est sérieuse dans ses intentions, elle a de réelles chances de remporter la Vasaloppet. »

 

Marit Bjoergen (NOR) – Vegard Wivestad Grøtt/Bildbyrån

 

L’entraîneur de Bjørgen, Anders Aukland, se range à l’avis de la numéro 1 mondiale du ski de fond. « Les meilleures du circuit longue distance sont spécialisées et ont un niveau énorme mais je pense que Therese peut vraiment apporter quelque chose à Marit, commence Aukland. En revanche, il ne faut pas oublier que Marit vient de revenir à l’entraînement et elle n’a donc pas à s’inquiéter d’être battue en juin. La Vasaloppet est encore loin et il faudra surtout qu’elle travaille les bras plus que son endurance et sa vitesse. »

De son côté, Bjørgen a retrouvé sa motivation et est ravie de retourner à l’entraînement : « Je suis plus calme aussi quand je suis chez moi, je profite mieux de mes enfants alors c’est le mieux pour tout le monde », conclut-elle.


 

  • Riiber rassuré

 

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Au mois de juin, Jarl Magnus Riiber se blessait au genou. Résultat, le combiné a été interdit de saut. « Quand je suis tombé, j’ai bien cru dire adieu aux Mondiaux d’Oberstdorf, confie le Norvégien. Je pouvais à peine monter les marches, je boitais… » Heureusement, plus de peur que de mal, aucun ligament n’est touché, le champion a juste besoin de repos pour ne pas forcer sur son genou.

Riiber a donc remplacé le saut par des exercices à la salle. Résultat, au moment de tester sa force musculaire, le Norvégien a explosé ses propres scores. « C’est assez incroyable et très positif, il a vraiment fait du bon travail et il pourra bientôt reprendre un entraînement normal », estime le physiothérapeute de l’Olympiatoppen, Lars Haugvad.

 

Jarl Magnus Riiber, combiné nordique

Instagram Jarl Magnus Riiber

 

Une bonne nouvelle pour le combiné qui, jusqu’ici, s’est plutôt entraîné à domicile, profitant de son nouveau-né et apprenant à devenir papa. « Il n’y avait aucun rassemblement national jusqu’en août, j’ai bien sauté en mai et je pense donc que c’était bien que j’ai un peu de repos en juin », sourit Riiber.

Prochain objectif : être en forme pour les Mondiaux d’Oberstdorf en février prochain. Le Norvégien arrivera cette saison en tant que leader mondial après sa domination l’hiver dernier où il a remporté 14 des 17 épreuves en coupe du monde.


 

  • Svendsen et Bø : leur image utilisée à tort

Ces dernières années, des publicités présentant des produits avec en vedette des stars du sport ont fleuri sur internet. Bien souvent, ces publicités sont des liens de phishing destinés à arnaquer les utilisateurs.

En début d’année, Emil Hegle Svendsen et Tarjei Bø en ont fait les frais. Sur plusieurs sites, comme TV2, des publicités ressemblant à des articles du quotidien Dagbladet et utilisant les photos des deux biathlètes sont apparues. Elles affirmaient que les deux champions étaient devenus riches en utilisant des bitcoins et promettaient des résultats similaires à ceux cliquant sur le lien. « Tomber sur ce genre de chose, avec notre image de surcroît, ce n’est vraiment pas drôle », commente Svendsen au micro de la NRK.

 

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Capture d’écran NRK

 

Le bureau de surveillance des consommateurs a reçu de nombreuses plaintes liées à cette affaire et il s’attend à en recevoir à nouveau pour d’autres sportifs. « Nous essayons de mettre en place des mesures pour éviter ce phishing mais c’est un réel défi pour les médias traditionnels, réagit la rédactrice en chef de Dagbladet. C’est un problème croissant et nous faisons de notre mieux mais cela nous porte préjudice. »

TV2, de son côté, explique qu’ils ne sont pas toujours en contact avec les annonceurs qui passent par des plateformes et ils ne peuvent donc pas avoir un total contrôle sur ce genre d’annonces. « C’est clairement ce qui s’est passé avec le cas de et Svendsen », affirme le dirigeant de la chaîne. Il promet aussi aux deux biathlètes que TV2 travaille à ce que toutes ces pubs frauduleuses soient retirées pour qu’elles ne puissent pas leur faire de tort. « J’ose seulement espérer que les gens verront l’arnaque et ne cliqueront pas », conclut Tarjei Bø.


 

  • Le job d’été de Lundby

Cet été, Maren Lundby ne se contentera pas de s’entraîner sur les tremplins. La jeune Norvégienne a trouvé un boulot d’été au sein de l’organisme LO, plus grand syndicat du pays et sponsor de l’équipe de saut.

Elle se rend ainsi dans plusieurs entreprises pour veiller à ce que les salariés soient bien traités. « C’est très amusant de faire quelque chose de différent, confie Lundby au micro de TV2. Je n’ai jamais eu de job d’été à part couper la pelouse des voisins quand j’étais jeune. C’est très intéressant. » Mais pas d’inquiétude, la sauteuse continue de s’entraîner pour conserver sa place de leader mondiale l’an prochain.

« Nous ne sortons pas de Norvège et donc, nous avons plus de temps libre pour nous reposer ou faire d’autres activités », explique la jeune femme. L’équipe s’entraîne tout de même de façon normale, en salle de sport comme au tremplin.

 

Marne Lundby, saut à ski

Maren Lundby (NOR) – Modica/NordicFocus

 

Le saut norvégien espère tout de même pouvoir se rendre à Oberstdorf (Allemagne) à l’automne pour un camp d’entraînement sur le site des prochains mondiaux. « Je me suis fixée de très gros objectifs pour ces championnats, raconte Lundby. Je veux remporter l’or sur petit et sur grand tremplin. J’aimerais aussi devenir la sauteuse la plus victorieuse de l’histoire de la coupe du monde. »

Avec déjà 30 victoires, elle est sur la bonne voie même si les 57 succès de Sara Takanashi peuvent paraître lointains. « Ça tombe bien, je ne compte pas prendre ma retraite tout de suite, j’ai encore le temps », sourit la sauteuse norvégienne.


 

  • Holund papa

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Hans Christer Holund (NOR) et son enfant Haaken Dalen – Instagram Hans Christer Holund

 

Le 15 juin dernier, Hans Christer Holund devenait le papa d’un petit garçon nommé Haakon. Deux semaines plus tard, il est déjà de retour à l’entraînement avec l’équipe nationale.

Interviewé par Dagbladet, le champion du 50 kilomètres de Seefeld se confie sur cette nouvelle partie de sa vie. « Je dois dire que je ne m’attendais pas à être aussi stressé pendant l’accouchement ou à ressentir tant d’émotions après la naissance, commence le Norvégien. Ou à ce que notre chien soit jaloux de notre fils mais ça commence à aller mieux, il s’habitue », plaisante-t-il.

Quant à son investissement dans le ski de fond, son coach, Eirik Myhr Nossum, ne se fait aucun souci. « Je suis moi-même devenu papa récemment, rappelle l’entraîneur. Je sais qu’on peut concilier les deux. Et regardez, Pal Golberg est devenu père l’an dernier et il a connu sa meilleure saison. C’est tout à fait faisable. »

 

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Hans Christer Holund – Modica/NordicFocus

 

De son côté, Holund explique qu’il a juste commencé à dormir avec des bouchons d’oreilles, sa compagne ayant accepté de se lever la nuit plus que lui pour le laisser dormir. « Il faut surtout que j’arrive à bien me reposer pour être en forme à l’entraînement et elle a été très compréhensive », dit le fondeur.

Ne reste plus qu’à s’entraîner pour être prêt en novembre. Seul hic : la peur de voir sa douleur à l’épaule due à une mauvaise blessure en 2016 revenir. « J’ai eu mal il y a un mois mais elle est presque totalement guérie, rassure Holund. Je suis confiant sur le fait de pouvoir me préparer comme je le souhaite. »

 

Photos : Nordic Focus, Instagram, capture d’écran NRK et Vegard Wivestad Grøtt/Bildbyrån.

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