Vu de Norge #299 : Tandrevold amoureuse de Tarjei Bø

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CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

 

  • Trondheim veut un nouveau tremplin

Trondheim accueillera les championnats du monde de ski nordique en 2025. Et pour les sauteurs à ski, il ne fait aucun doute qu’il faut rénover les tremplins avant cette date. Mais le plan de rénovation coûterait 650 millions de couronnes norvégiennes, soit environ 65 millions d’euros.

 

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Manuel Faisst (GER) sur le tremplin de Trondheim – Volk/NordicFocus

 

« Les plans sont extrêmement bons et très profitables sur le long terme », justifie Robert Johansson, sauteur norvégien. Son coach, Alexander Stöckl, estime aussi que cette rénovation serait bonne pour tout le circuit mondial de saut à ski. « Cela permettrait que les Norvégiens mais aussi tous les sauteurs viennent s’entraîner plus souvent à Trondheim, explique l’Autrichien. Cela serait profitable à la municipalité, aux commerces, aux hôtels… Tout le monde y serait gagnant. »

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La maire de Trondheim, Rita Ottervik, ne s’oppose pas à la rénovation du tremplin. Elle souhaite seulement diminuer le coût des travaux et travaille donc actuellement sur le sujet. Le comité d’organisation de Trondheim ne signera donc pas tout de suite le contrat avec la FIS pour les mondiaux tant que la question ne sera pas réglée.


 

  • Tandrevold admirait Tarjei Bø

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Ingrid Landmark Tandrevold (NOR) – Tumashov/NordicFocus

 

Ingrid Landmark Tandrevold participe cette année à l’émission Landskampen aux côtés de Marit Bjørgen et Tarjei Bø, deux de ses idoles. « Je suis tellement chanceuse de participer à cette émission », raconte-t-elle dans les colonnes du quotidien VG. Dans l’épisode de vendredi dernier, les téléspectateurs ont pu découvrir l’un des secrets de la biathlète norvégienne : « Tarjei était mon modèle, avoue-t-elle. En fait, j’étais plutôt amoureuse de lui. »

Loin d’être aussi gêné que sa coéquipière, le Norvégien est ravi d’apprendre ça. « Je dois avouer que je suis fier de savoir que j’ai un peu participé, même indirectement, à ce qu’Ingrid devienne aussi douée. Peut-être sinon serait-elle restée en ski de fond et non en biathlon… »

 

 

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Ja, det stemmer det.. vi sleit ræva av oss mens du låg på beachen og kosa deg i sommar😇 Ny episode av Landskampen i kveld🇸🇪🇳🇴

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Car oui, avant de devenir médaillée en biathlon, Tandrevold se destinait au ski de fond. Sa mère, pour la motiver, l’avait d’ailleurs entraînée dans un jeu de rôle où la biathlète incarnait Marit Bjørgen. « Je devais faire honneur à son nom et je me suis donc toujours débrouillée pour gagner », raconte la Norvégienne.

Elle côtoie donc désormais une autre de ses idoles sur Landskampen. Bjørgen l’a d’ailleurs félicitée pour ses récents succès : « C’était vraiment beau à voir, ils ont laissé parler leur émotion et ça permet aux gens de se sentir plus proches », estime la retraitée. Tandrevold, elle, a été ravie de pouvoir partager avec son idole et lui poser toutes les questions qu’elle souhaitait. « J’ai énormément apprécié qu’ils acceptent de tout partager, c’est vraiment sympa », conclut la Norvégienne.


 

  • Weng se met au vélo

Depuis quelques mois, Heidi Weng a trouvé une nouvelle passion : le cyclisme. Depuis, elle s’entraîne environ 20 heures par mois à vélo. « Ma sœur est avec un entraîneur de l’équipe de cyclisme Uno X et, bien évidemment, elle m’a convertie à cette passion, explique Weng. Au départ, je regardais juste les courses et puis ensuite, je suis montée sur un vélo et je dois admettre que j’aime beaucoup ça. »

 

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Instagram Heidi Weng

 

Mais pas question de faire du cyclisme au plus haut niveau comme Helene Marie Fosseshom avant son entrée en équipe nationale. Weng pratique le cyclisme principalement pour récupérer des séances en ski-roues. « Et je n’irais pas essayer de défier Helene, elle est bien meilleure que moi, je n’ai aucune technique et on se moquerait de moi », sourit la Norvégienne.

La fondeuse envisage en revanche de relier Lillehammer à Oslo à vélo et même de se mettre au football après sa retraite en ski de fond. « De toutes façons, après ma retraite, je pense que je ne cesserai aucune activité, j’ai besoin de bouger donc peut-être le foot, le cyclisme ou autre chose, confie Weng. Mais pour le moment, c’est difficile à imaginer, j’ai la même routine depuis mes 18 ans. »


 

  • Nouvelle tactique chez les sprinteuses

La saison dernière, les sprinteuses norvégiennes ont connu quelques déboires, dues notamment à leur tactique. Ola Vigen Hattestad, ancien sprinteur norvégien, a été embauché comme coach de l’équipe de sprint féminine précisément pour cette raison. « Elles ont vraiment du potentiel sur la vitesse pure mais la tactique leur manque, elles doivent être moins clémentes sur la piste et plus s’affirmer », estime l’entraîneur.

 

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Maiken Caspersen Falla (NOR) – Thibaut/NordicFocus

 

Le plus grand défi : trouver des sprinteuses pouvant se mesurer à Maiken Caspersen Falla, seule Norvégienne à être montée sur le podium l’hiver dernier. Derrière, Stenseth, Svendsen et les sœurs Weng parviennent à peine à atteindre les finales, au grand dam des coachs norvégiens. « Quand nous sommes sur le site de compétition, lors du sprint, nous ne voyons pas ce qui se passe vraiment, nous ne pouvons pas les conseiller et je crois qu’Ola a bien vu le manque de tactique sur sa TV… », explique Ole Morten Iversen, entraîneur de l’équipe toutes distances féminine. Hattestad a aussi décidé d’organiser plus de sessions d’entraînement de sprint pur et d’intervalles pour améliorer le niveau général de son équipe.

« Mais c’est loin d’être un mauvais niveau, elles ont de bonnes bases et elles pourront très vite se battre de nouveau au plus haut niveau », conclut Hattestad.


 

  • Northug se reprend en main

Et si Petter Northug Jr. prenait part à la Vasaloppet aux côtés de Marit Bjørgen l’hiver prochain ? C’est en tous cas une possibilité évoquée par Dagbladet après l’annonce de Northug de s’être remis au ski avec sérieux.

Une véritable thérapie pour l’ancien fondeur qui a admis avoir des problèmes de toxicomanie. L’exercice physique, en effet, envoie des signaux positifs et de satisfaction au cerveau qui lui permettent de mieux lutter contre ses addictions. Un lien entre physique et mental qui a été maintes fois prouvés.

Si Northug avait quelque peu délaissé l’entraînement intensif, il semble que ce soit finalement ce qui lui réussit le mieux comme l’ont montré ses dernières données d’entraînement. « C’est génial qu’il soit de nouveau motivé, j’ai pu m’entraîner avec lui et il est au niveau et j’ai pu voir que ça lui faisait du bien », commente son ami de toujours, Emil Iversen. Et Petter Northug Jr. sait qu’il peut compter sur lui et ses autres amis du ski de fond pour l’aider à se reprendre en main. L’enfant terrible de Mosvik, lui, a préféré ne pas s’exprimer, tenant sa ligne de conduite médiatique instaurée depuis son accident.


 

  • Quand la Norvège fait tomber la Finlande

En 2001, aux Mondiaux de Lahti, les fondeurs finlandais tombaient un à un pour dopage. Pris en flagrant délit, ils décevaient leurs compatriotes en se voyant retirer tout espoir de médaille à domicile, détruisant pour quelques années leur sport. Ce qui se sait moins, en revanche, c’est le rôle qu’a joué dans l’affaire un Norvégien : Rune Andersen. 19 ans après, il raconte.

Il est l’un des créateurs du code de l’AMA, l’Agence Mondiale Antidopage, et il y travaillait en tant qu’inspecteur puis en tant que directeur de l’agence. Son objectif : rendre le sport plus propre. En 2001, alors qu’il était inspecteur et dirigeait les tests de dopage à Lahti, des rumeurs se font plus persistantes sur la tricherie supposée de l’équipe de fond finlandaise.

Certains athlètes pouvaient gagner des compétitions quelques jours après avoir été malades, d’autres avaient été testés positifs au hemohes, produit utilisé pour cacher la prise d’EPO.

L’AMA veut tirer cette affaire au clair. Andersen tend alors un piège aux athlètes pour les prendre sur le fait accompli. « Nous avons d’abord réuni les entraîneurs et dirigeants de différentes nations, dont la Finlande, pour obtenir des informations sur leur entraînement, leur programme sans éveiller les soupçons, révèle-t-il à la NRK. Nous avons ensuite indiqué que nous effectuerions des contrôles antidopage dans le week-end qui suivait. »

Évidemment, c’est avec deux jours d’avance que les contrôleurs de l’AMA ont toqué aux portes des Finlandais, juste après la victoire de la Finlande sur le relais masculin, devant la Norvège. « Ils n’avaient d’autre choix que de se soumettre au contrôle, raconte Andersen. Nous avons testé tout le monde pour n’éveiller aucun soupçon. Mais si nous étions venus à la date annoncée, il est certain que l’issue aurait été différente, ils auraient eu le temps de débarrasser leur corps des substances de dopage. » Juste après un relais ayant enthousiasmé tout un pays, la chute des champions ne fut que plus difficile. « Ce n’est jamais agréable d’exposer les tricheurs, conclut Andersen. C’est très difficile à voir mais c’est agréable de savoir que nous réussissons à protéger au mieux ce qui sont honnêtes. »

 

Photos : Nordic Focus et Instagram.

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