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Vu de Norge

Vu de Norge #318 : spéciale Oberstdorf 2021

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Les larmes de Klæbo

Il était LE favori du sprint masculin et pourtant, Johannes Høsflot Klæbo n’a jamais été aussi ému de remporter une victoire lorsqu’il a défendu son titre, jeudi, sur le sprint classique des Mondiaux d’Oberstdorf. « Je dois dire que cette victoire signifie beaucoup pour moi, confie le désormais double champion de sprint au micro de TV2. Quand j’ai appelé mon père juste après avoir passé la ligne d’arrivée, j’étais très ému, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je crois que c’est d’autant plus puissant comme émotion que j’ai fait des choix très durs cette année pour être sûr de ne pas tomber malade. » 

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Erik Valnes (NOR), Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Modica/Nordic Focus

Le Norvégien fait ainsi référence à sa volonté de s’isoler, même de sa famille et de sa petite amie, pour une bonne partie de l’hiver. « J’ai seulement pu voir mon père et mon grand-père le mois dernier, révèle-t-il. Ça m’a fait beaucoup de bien et cette consécration, ça vaut chaque jour que j’ai passé loin de mes proches. »

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Vianney Thibaut/NordicFocus.

Malgré tout, l’absence de sa famille à Oberstdorf est difficile pour le champion. « J’aimerais tellement qu’ils soient là pour profiter avec moi », déclare-t-il, encore les larmes aux yeux, au quotidien VG. Sa famille, très émue aussi, a répondu au média norvégien en affirmant être ravie pour le petit prodige Klæbo. « J’ai même hissé le drapeau au-dessus de la maison », sourit son grand-père et entraîneur. 

Sa petite amie, Pernille, a révélé dans une interview pour la NRK, qu’elle n’avait pas vu Johannes Høsflot Klæbo depuis le Nouvel An qu’ils ont passé ensemble. « Il me manque énormément même si je suis très fière de lui, raconte-t-elle. Je suis contente que ses efforts aient payés, même si ça a été très difficile. » Un soutien indéfectible dont le fondeur est reconnaissant : « elle compte beaucoup pour moi et je suis désolée de ne pas avoir pu plus souvent la voir mais je sais que ce soir, on pourra se parler et alors ça va mieux. Ce ne sera plus très long », promet le champion norvégien. 

Riiber : des problèmes de genoux gênants ? 

Comme tous les fans de combiné nordique s’y attendaient, Jarl Magnus Riiber n’a pas manqué de défendre son titre et d’empocher la première médaille d’or de la discipline à Oberstdorf. Et pourtant, le Norvégien n’était pas sûr d’être en assez bonne forme.

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Jarl Magnus Riiber (NOR) – Modica/NordicFocus.

Il souffre en effet toujours de son genou après une chute cet été. « C’est pour ça qu’après Seefeld, j’ai décidé de ne pas aller à Klingenthal, pour reposer mon genou », révèle Riiber dans les colonnes du quotidien VG. Depuis l’été, le combiné a donc limité les sauts d’entraînement pour être sûr de pouvoir participer aux Mondiaux. Un pari réussi puisqu’il repart avec déjà au moins deux médailles d’or. 

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Jarl Magnus Riiber (NOR) – Thibaut/NordicFocus.

« Ça m’est déjà arrivé en 2016 et en opérant de la même façon, c’était passé sans problème, je pense que ça ira encore cette fois », continue le Norvégien. Il a aussi dû s’adapter à sa nouvelle vie de famille, désormais régentée par une petite fille d’à peine un an. « Je ne suis plus LA priorité, elle passe avant et j’ai donc dû adapter mon entraînement », sourit-il, ravi de cette nouvelle vie qui ne l’a absolument pas éloigné du haut des podiums. 

Des juges mal notés

Les notes des juges en saut à ski ont quelque peu fait parler d’elles en ce début de Mondiaux. Elles semblaient parfois inexplicablement hautes ou basses selon les sauteuses. Au point que les Norvégiens ont jugé que cela avait peut-être coûté le titre à Maren Lundby, comme l’explique Nils Livland, juge de saut à ski pendant plus de 30 ans. « Je me le permets rarement mais après le premier saut de la compétition féminine, j’ai envoyé un message à Clas Brede Bråthen, le directeur du saut norvégien, pour lui faire remarquer que le saut de Lundby avait eu les mêmes notes qu’Ema Klinec qui n’avait pas correctement posé le télémark », déclare Livland. 

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Maren Lundby (NOR), Silje Opseth (NOR), Halvor Egner Granerud (NOR) – Modica/NordicFocus.

Après le deuxième saut, il a de nouveau envoyé un message à Bråthen : « Maren aurait dû largement gagner, il y a eu un mauvais jugement sur le premier saut », affirme Livland. Pour le Norvégien, aucun doute, les juges choisis ne sont pas assez qualifiés pour juger une compétition de championnats du monde. Pour preuve, les notes qu’a reçu Marita Kramer alors qu’elle a touché le sol lors de son saut posé à 109 m. « En effet, ça ne valait pas 16.5 mais plutôt 11.5 », estime un autre juge, Ole Walseth

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Halvor Egner Granerud (NOR) – Modica/NordicFocus.

Interrogé sur la question, Clas Brede Bråthen a décidé de réagir avec prudence : « c’est une question épineuse, commence-t-il. Il est certain que si c’est le cas, il faut se pencher sur le problème et trouver une solution car cette situation ne profite ni aux juges, ni aux athlètes. Peut-être utiliser des vidéos pour juger les sauts ? » propose le Norvégien, s’inspirant d’un livre du célèbre auteur Jo Nesbø.

Un peu plus véhément dans les colonnes de VG, il s’indigne même qu’il n’y ait toujours eu aucun changement de ce côté depuis 1893 : « mais à l’époque, on sautait 21 m ! c’était plus facile à regarder qu’aujourd’hui depuis cette cabine, ils sont beaucoup trop loin ! » 

Du côté de la FIS, personne n’a souhaité commenter cette polémique. 

Le cauchemar des farteurs

17 degrés à l’ombre. En plein soleil, les températures seraient montées jusqu’à 31. Au début de ces mondiaux d’Oberstdorf, la météo était pour le moins printanière. Un cauchemar pour les techniciens de l’équipe de Norvège, surtout lors du sprint jeudi.

Les athlètes faisaient alors tout pour rester à l’ombre entre chaque course, comme le confirme Tiril Udnes Weng au journal Dagbladet : « je préfère encore quand il fait moins 15 ! s’exclame-t-elle. Le but aujourd’hui, c’est de rester au frais pour ne pas prendre de coup de chaleur. » 

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Les techniciens à l’œuvre – Modica/NordicFocus.

Les techniciens, eux, ont embarqué des pains de glace pour « garder la tête froide » et préparer les skis au mieux. Dagbladet révèle aussi qu’entre chaque course, les farteurs norvégiens étaient au charbon pour préparer les skis des athlètes au mieux avec cette neige printanière et salée. « Nous avons dû nous adapter constamment, explique Stein Olav Snesrud, chef des techniciens norvégiens. Ça a aussi été difficile de gérer la salaison de la piste car ça a été annoncé seulement mercredi et nous n’avons pas pu nous entraîner dans ces conditions. La piste a aussi beaucoup changé entre les qualifications et les finales, surtout en descente. Ça a été un vrai challenge. » 

Résultat, les farteurs norvégiens étaient sur le pont dès 6h30. Un travail qui a porté ses fruits puisque les garçons ont trusté les trois premières places. « Nos techniciens ont fait un travail grandiose ! affirme Tiril Udnes Weng. J’ai eu de bons skis à toutes mes courses, je leur suis très reconnaissante. » Des propos confirmés par Emil Iversen : « nous avions de très bons skis, dit-il. Ils ont vraiment travaillé dur et ils m’impressionnent. » 

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Et comment les Norvégiens les ont remerciés ? En leur ramenant pas moins de 8 médailles depuis le début de ces mondiaux, dont 3 en or. 

Mari Eide prend sa retraite

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Mari Eide (NOR) – Modica/NordicFocus.

A 31 ans, Mari Eide n’avait pas été sélectionnée en équipe nationale cette saison. Elle a annoncé la semaine dernière qu’elle mettait un terme à sa carrière de fondeuse. « C’est décidé, j’en ai fini avec la compétition », a annoncé jeudi la Norvégienne sur le plateau de la NRK.

Elle a aussi révélé, avec son compagnon l’ex-fondeur Anders Gløersen, qu’elle attendait une fille pour cet été. Au début de la saison, elle laissait déjà entendre que cet hiver serait peut-être le dernier. « Je n’ai pas beaucoup d’objectifs ou d’attentes pour cette saison, je verrai où j’en suis et ce que je fais après Noël », disait alors Eide. Finalement, sa décision est tombée : elle s’arrête là. 

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Mari Eide (NOR) – Modica/NordicFocus.

Mari Eide abandonne ainsi les compétitions de ski de fond, deux ans après sa médaille de bronze sur le sprint de Seefeld mais aussi 3 ans après la disparition de sa sœur, Ida, tragiquement disparue lors d’une course de fond après un arrêt cardiaque. Cet évènement avait alors ébranlé le monde du ski de fond et avait poussé sa sœur à se dépasser pour remporter sa seule breloque en individuel. 

Une blague qui tourne mal

Vous n’êtes sûrement pas passé à côté de cette histoire ! Lors des demi-finales de sprint, les jumelles Udnes Weng chutent ensemble, Lotta emmenée par Tiril. La première déclare alors aux médias que sa sœur « a intérêt de courir vite ou je vais la frapper. » Tiril, après sa finale, prommetait alors de « ramper aux pieds de [sa] sœur avec du coca et des bonbons et d’être sa servante les prochains jours. » 

Quelques heures plus tard, les deux jeunes femmes apparaissent sur Intagram, l’une avec un bandage sur la main, l’autre avec un œil au beurre noir. Une blague qui n’a pas été bien comprise par tout le monde… 

Bien évidemment, Tiril était en fait seulement maquillée et Lotta avait mis un faux bandage. « Nous pensions que tout le monde comprendrait la blague, mais beaucoup l’ont pris au premier degré, explique après coup leur entraîneur Ole Morten Iversen. Nous trouvions cela amusant et étions contents de notre blague. » 

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Continuant dans la même veine lors de la présentation de l’équipe pour le skiathlon, le coach norvégien continue de provoquer la team premier degré : « Tiril a de toute évidence gagné le match contre sa sœur Lotta, on l’a vu hier à la NRK, c’est pour ça que je l’ai sélectionnée, plaisante-t-il. Mais désolé, elle a encore mal à la main, elle n’a donc pas pu venir en conférence de presse. »

Evidemment, la jeune femme se reposait juste et n’était en aucun cas indisposée puisqu’elle n’a pas réellement frappé sa sœur. 

Lundby en retard

Comme pour tous les concours par équipes en saut à ski, la FIS tourne avant la compétition des images de chaque équipe pour les présenter aux téléspectateurs. Bien souvent, les athlètes se prêtent au jeu et essaient de se mettre en scène de façon amusante.

Mais avant le par équipes mixte des Mondiaux dimanche, les Norvégiens ne sont pas au complet au moment de passer devant la caméra. Maren Lundby manque à l’appel. 

La solution est alors toute trouvée pour ses coéquipiers : un dessin, une pelle et un bonnet plus tard et hop ! voilà leur compatriote remplacée pour l’occasion. Des images qui ont beaucoup fait rire Maren Lundby. 

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Iversen ghosté par Svahn ? 

Plusieurs fois interrogé par les médias norvégiens et suédois sur sa concurrente Linn Svahn, Emil Iversen a toujours répondu qu’elle était une bonne skieuse mais qu’il ne ferait aucun commentaire, la Suédoise lui faisant « peur ».

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Linn Svahn (SWE) – Thibaut/NordicFocus.

« Elle me terrifie », disait même le Norvégien, le sourire aux lèvres, dans les colonnes de Dagbladet il y a un mois. Une déclaration qu’il a confirmée à Oberstdorf lors de ces mondiaux. Mais pourquoi ? Line Svahn a peut-être la réponse… 

« Vous savez pourquoi Emil a peur de moi ? confie-t-elle aux Suédois d’Expressen. Parce que je ne lui ai pas répondu sur Tinder… Il est célibataire maintenant et sa tentative avec moi a échoué », rigole-t-elle. 

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Emil Iversen (NOR) – Modica/NordicFocus.

De son côté, Iversen a fortement réagit à ces allégations : « je ne l’ai jamais vue sur Tinder ! s’exclame-t-il. Je veux juste dire qu’elle est extrêmement forte et c’est pour ça qu’elle semble terrifiante. » 

Alors, info ou intox ? On est apparemment sûr d’au moins une chose : Emil Iversen est bel et bien sur le marché et semble s’être inscrit sur Tinder pour trouver une nouvelle petite amie. 

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