Restez en contact avec Nordic

Qu'est-ce que Nordic peut faire pour vous ?

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine

Vu de Norge

Vu de Norge #324 : Lundby mécontente, Haga sous anticoagualants

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Lundby mécontente

Maren Lundby est loin d’avoir mené son dernier combat. Si la sauteuse à ski est déjà ravie d’avoir une coupe du monde, une tournée, de vraies compétitions sur petit et grand tremplins aux mondiaux et aux Jeux olympiques, elle a encore un rêve : pouvoir faire du vol à ski. Car en 2021, les femmes n’ont toujours pas les mêmes droits que les hommes en saut et sont privées de ces si grands tremplins. Et l’accident de Daniel Andre Tande à Planica n’a pas plaidé en leur faveur… 

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine
Maren Lundby (NOR) – Reichert/NordicFocus.

Pourtant, ce week-end, Lundby a vu une lueur d’espoir. La FIS devait voter le droit aux sauteuses de faire des compétitions de vol à ski. Mais la sentence est tombée : ce ne sera pas pour tout de suite. Déception pour la Norvégienne, pourtant portée et soutenue par sa fédération. Mais l’Allemagne, la Pologne et l’Autriche ont voté contre, suivies par 6 autres nations tandis que seulement 7 votaient pour le vol à ski féminin. 

« On nous dit constamment qu’on ne peut pas espérer avoir d’aussi bonnes conditions que les hommes car nous proposons des compétitions moins attractives, réagit Lundby. Mais on ne nous autorise pas à montrer de quoi nous sommes capables ! » Le directeur du saut à ski à la fédération norvégienne, Clas Brede Bråthen, n’est pas aussi catégorique. Il rappelle que cette année, ils ont perdu de peu alors qu’auparavant, personne ne les soutenait. Et si les sauteuses pouvaient voler en 2023 ? Bråthen veut y croire. « Nous espérons vraiment qu’après la saison olympique, nous verrons les filles sur le vol à ski mais aussi à la Tournée des Quatre Tremplins », dit-il au micro de la NRK

Lundby a aussi tenu à rappeler au micro de TV2 que des athlètes étrangères et de nombreux entraîneurs étaient pour le vol à ski féminin. « J’ai parlé à l’une de mes concurrentes slovènes aujourd’hui et elle n’était même pas au courant que sa fédération avait voté non ! s’indigne Lundby. Je crois que ça en dit long sur la communication de certains… Mais on devrait écouter les athlètes et les coachs, c’est eux qui savent le mieux ce dont on est capables. » La Norvégienne a d’ailleurs partagé un message de nombreuses sauteuses à ski demandant le droit à voler. Parmi elles : Julia Clair, Joséphine Pagnier mais aussi les Allemandes Seyfarth, Althaus, les Autrichiennes Iraschko-Stolz, Hoelzl et Pinkelnig, les Slovènes Klinec, Bogataj, Rogelj et Kriznar ou encore la Japonaise Takanashi. Leur appel sera-t-il entendu ? 

Haga hospitalisée l’automne dernier : révélations

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine
Ragnhild Haga (NOR) – Modica/NordicFocus.

Ragnhild Haga n’a pas beaucoup été présente cet hiver. Elle n’avait fait le déplacement qu’à Falun, Oberstdorf et Engadin. Il faut dire que, si elle n’était pas à Ruka en début d’hiver, c’est aussi car elle n’était peut-être pas totalement remise d’une hospitalisation en urgence à l’automne… 

Elle n’en a pas parlé jusqu’à la semaine dernière pour éviter une pression inutile avant les championnats du monde mais aussi parce que les médecins n’étaient pas sûrs de pouvoir expliquer ce qui lui était arrivé. C’est désormais (presque) chose faite. « Je ne me sentais pas au top avant d’y aller, révèle-t-elle à la NRK, mais tout a vraiment commencé le premier jour du camp d’entraînement à Hafjell. Après la course, j’ai senti que j’avais la jambe gauche engourdie et puis après je boitais… » Et même si ses douleurs empiraient, Haga a serré les dents les deux jours suivants. Le médecin de l’équipe, lui, pensait seulement à des douleurs liées à l’entraînement. 

L'article continue sous la publicité
pub
Biathlon, ski de fond, Saut à ski, combiné nordique, Sports d'hiver, Nordic Magazine, Ski, nordique, vol à ski
Ragnhild Haga (NOR) – Modica/NordicFocus.

Finalement, la douleur et l’engourdissement se sont localisés dans son pied gauche, accompagnés de douleurs au ventre. Mauvais signe pour le médecin qui l’emmène à l’hôpital de Lillehammer le dernier jour du camp d’entraînement. Verdict : la fondeuse avait un caillot de sang dans la jambe. « Quand ils me l’ont appris, j’ai été assez effrayée, confie la Norvégienne. Après ça, ils m’ont donné un traitement anticoagulant à prendre tous les jours. » Traitement qu’elle prend donc depuis plus de 6 mois. Pourtant, la jeune femme n’avait aucun antécédent familial.

Mais pour le médecin, l’explication serait assez simple : Ragnhild Haga a changé de pilule contraceptive trois semaines avant le camp. Malheureusement, ces pilules peuvent avoir des effets secondaires assez graves, comme la création de caillots sanguins. « Je connaissais les risques de la pilule mais je n’ai jamais pensé que ça pourrait m’affecter moi, commente Haga. Il me semble donc important de sensibiliser à ces questions et que les gens soient bien au courant des risques potentiels pour faire attention à leur santé. » 

Biathlon, ski de fond, Saut à ski, combiné nordique, Sports d'hiver, Nordic Magazine, Ski, nordique, vol à ski
Ragnhild Haga (NOR) – Modica/NordicFocus.

Finalement, ce caillot a eu un autre effet : mettre la fondeuse au repos total alors que les entraînements intensifs commençaient. Sa préparation a donc été moins bonne et peut expliquer sa méforme cette saison. « Le moment était mal choisi », sourit-elle. La Norvégienne devrait désormais arrêter ses médicaments anticoagulants mais aussi changer de contraception et s’y adapter. « Mais je reste très motivée », affirme-t-elle. 

Fannemel, le retour

Biathlon, ski de fond, Saut à ski, combiné nordique, Sports d'hiver, Nordic Magazine, Ski, nordique, vol à ski
Anders Fannemel (NOR) – Rauschendorfer/NordicFocus.

Ces deux derniers hivers n’ont pas été bons pour Anders Fannemel. Il faut dire que sa chute à Wisla lors de l’été 2019 lui a beaucoup coûté : les ligaments croisés, le ménisque mais aussi quatre opérations et une longue rééducation. Mais cette fois-ci, c’est la bonne : le sauteur est de retour en haut des tremplins. « Je suis prêt pour la saison à venir, pour les JO et pour les mondiaux de vol à Vikersund », affirme Fannemel au quotidien Dagbladet

Le Norvégien aurait même dû revenir sur le circuit mondial lors du Raw Air 2021 mais son annulation l’en a empêché. Il devrait donc faire son grand retour lors du Grand Prix d’été. « Mes sauts ne sont pas aussi fluides qu’avant, c’est vrai, mais ils sont assez bons pour la compétition », assure-t-il. Et on veut bien le croire ! Surtout lorsqu’on sait que ce genre de blessure coûte généralement leur carrière aux sauteurs à ski (comme, par exemple, avec son compatriote Kenneth Gangnes).

Mais Fannemel ne lâche rien : il veut retrouver son meilleur niveau et rêve, pourquoi pas, d’à nouveau prendre un record de distance, comme en 2015 à Vikersund lorsqu’il atteint les 251,5 m. « J’ai un bon plan d’entraînement qui va dans ce sens, révèle le sauteur à ski. J’ai déjà perdu deux ans de ma carrière et je suis extrêmement motivé pour reprendre. Le fait que ça se rapproche, c’est très excitant », conclut-il. 

Johannes Thingnes Bø déménage

Johannes Thingnes Boe, biathlon, Östersund
Johannes Thingnes Boe (NOR) – Manzoni/NordicFocus

Au revoir Oslo, bonjour Kongsvinger ! Un an avant la date prévue, Johannes Thingnes Bø et sa petite famille vont déménager. Leur maison n’étant pas encore terminée, ils devraient s’installer provisoirement dans un appartement de la petite ville dès le mois de mai. Un choix dicté par la volonté de tranquillité du champion de biathlon… Même s’il n’y a ni piste de ski-roues, ni pas de tir. Surprenant juste avant une saison olympique. « Je ne veux pas attendre encore un an car Gustav, notre fils, a déjà une place en crèche là-bas et Hedda sera plus proche de ses parents, explique le Norvégien. C’est plus facile pour elle quand je suis en voyage. Cette année, il y a eu beaucoup de va-et-vient, de logistique à gérer et on perd du temps ensemble. J’espère que ce changement permettra à tout le monde de se simplifier la vie et que l’on soit tous plus heureux. » Et même si les installations sportives sont bien meilleures à Oslo, le biathlète ne regrette pas son choix. 

L’heure est donc à l’adaptation ! « J’ai acheté deux cibles, il ne me reste qu’à trouver où les mettre, on ne peut pas faire n’importe quoi, explique Johannes Thingnes Bø. Si la mairie est d’accord, je les installerais peut-être dans la ferme des parents d’Hedda. Bien évidemment, seulement si nous trouvons un endroit assez sécurisé… » 

Et pour le ski-roues, le Norvégien a déjà repéré des routes peu empruntées pour être plus tranquille. « Le grand défi, ce sera de savoir si je peux placer une des cibles quelque part où il y a une route pour faire un entraînement combiné », complète le biathlète. De toutes façons, ses obligations avec les sponsors l’amèneront inévitablement à Oslo où il pourra s’entraîner. « Il y aura aussi les stages collectifs alors je ne m’inquiète pas et, avec un peu de chance, on pourra bientôt changer de pays et aller en Suède, à Torsby, j’adore cet endroit », conclut Bø. 

L'article continue sous la publicité
pub

Granerud ne veut plus de son globe !

Biathlon, ski de fond, Saut à ski, combiné nordique, Sports d'hiver, Nordic Magazine, Ski, nordique
Halvor Egner Granerud (NOR) – Reichert/NordicFocus.

Halvor Egner Granerud a remporté avec brio le gros globe de cristal de saut à ski cet hiver. S’il a dû repartir bredouille des Mondiaux et ne sait pas s’il a encore totalement récupéré du covid, il sait déjà qu’il veut défendre son maillot jaune l’an prochain… Mais il ne veut plus voir son globe ! « Je l’ai eu sur la table de la salle à manger, chez moi, pendant une dizaine de jours et c’était bien suffisant, révèle-t-il au quotidien Dagbladet. Je pense que c’était la bonne solution de s’en débarrasser sinon, on ne peut pas s’empêcher de le regarder et je me dis qu’en tant que sportif, ça peut perturber. On peut se dire que c’est bon, on en obtiendra d’autres sans faire plus d’efforts. » Le sauteur va même jusqu’à le comparer au célèbre anneau du Seigneur des Anneaux. « Vraiment, je ne pouvais pas m’empêcher de le regarder », plaisante-t-il. 

Il a donc envoyé sa plus belle récompense chez ses parents où le globe a été exposé dans le salon. « Je pense que ça leur apporte plus de joie qu’à moi de le voir tous les jours, commente Granerud. En revanche, j’ai gardé le trophée de ma 2e place à la Tournée des Quatre Tremplins pour me motiver à gagner l’hiver prochain. » Le Norvégien est aussi motivé pour aller prendre des médailles aux Jeux olympiques et aux mondiaux de vol à Vikersund. Mais avant, il faut retourner à l’entraînement : ce sera dès le mois de mai pour le sauteur. 

Trondheim s’assure pour 2025

La ville norvégienne de Trondheim organisera les championnats du monde de ski nordique en 2025. Mais la municipalité n’a signé son contrat avec la FIS qu’après s’être assurée d’une chose : que la clause de force majeure comprenait désormais aussi les pandémies. Grâce à ce point dans le contrat, les mondiaux pourront être annulés en cas d’événement qui ne serait ni du fait de la ville, ni du fait de la FIS. Les cas de force majeur comprenaient auparavant des évènements comme les guerres, les tremblements de terre, les inondations, les grèves… Mais pas les épidémies. 

« Financièrement, ça n’aurait pas été tenable si nous avions dû annuler sans cette clause de force majeure », explique le directeur financier de Trondheim, Olaf Løberg.  En effet, la FIS doit actuellement verser cent millions de couronnes norvégiennes (environ 10 millions d’euros) à Trondheim et à la fédération norvégienne de ski pour l’organisation de ces mondiaux. Mais en cas d’annulation, elle n’avait rien à payer et alors la ville perdait une grosse somme d’argent. « C’était inéquitable », estime Løberg. Résultat, Trondheim et l’association de ski ont sécurisé cet apport financier grâce à la modification de la clause d’annulation en cas de force majeure. 

« Les plus grosses dépenses se font avant l’événement, explique Løberg. Or, la FIS paye une partie avant, une partie pendant et une partie après. Si elle avait pu annuler ses paiements, nous aurions été dans une impasse financière, la FIS l’a compris et a été d’accord de revoir ces clauses d’annulation et de financement avec nous. » Un point qui semble essentiel après les annulations de toutes les compétitions mondiales norvégiennes cet hiver. « Trondheim peut désormais planifier ces championnats avec plus de sérénité et de la meilleure façon possible », conclut le commentateur NRK Jan Petter Saltvedt

L'article continue sous la publicité
pub
Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine
Biathlon, ski de fond, Saut à ski, combiné nordique, Sports d'hiver, Nordic Magazine, Ski, nordique, vol à ski
Biathlon, Ski de fond, Ski nordique, Saut à ski, Saut spécial, Combiné nordique, Nordic Magazine, Sports d'hiver

Facebook

A LIRE AUSSI

Biathlon

La saison passée, la Norvégienne Tiril Eckhoff, 30 ans, a survolé la coupe du monde féminine de biathlon. Après un long chemin de dix...

Biathlon

16:13. Cette semaine, les biathlètes norvégiens commencent leur préparation en vue de l’hiver olympique qui débutera en novembre prochain. Si un rassemblement est déjà...

Biathlon

Johannes Thingnes Boe a un nouveau sponsor pour les cinq prochaines années. Ainsi, il poursuivra sa carrière jusqu'aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026.

Ski de fond

L'Association norvégienne de ski a dévoilé, ce mardi matin, la composition de son équipe de ski de fond pour l'hiver 2021/2022.

Saut à ski

À seulement 18 ans, Joséphine Pagnier a réalisé une saison 2020/2021 de très grande qualité, remplissant ses nombreux objectifs. Elle se confie à Nordic...

Ski de fond

12:28. À vingt-quatre heures de l’annonce officielle des équipes nationales de ski de fond norvégiennes, Ragnhild Haga a décidé de prendre les devants. C’est...

Ski nordique

9:43. En fin de semaine dernière, la Fédération suédoise de ski annonçait avoir déposé un dossier de candidature pour organiser les championnats du monde...

Saut à ski

Markus Eisenbichler est « absolument satisfait » de sa dernière saison. Il a terminé deuxième du classement général de la coupe du monde.