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Vu de Norge #327 : Østberg sur la touche

Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Østberg encore sur la touche

Alors que toutes les équipes terminent leurs vacances et reprennent la direction de l’entraînement, Ingvild Flugstad Øsbterg, elle, a encore été écartée du premier stage du printemps avec l’équipe nationale de fond norvégienne. Comme le révèle le média Nettavisen, la fondeuse ne s’est ainsi pas rendue à Sognefjellet il y a une semaine pour un stage qui durera jusqu’au 3 juin.

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Ingvild Flugstad Oestberg (NOR) – Modica/NordicFocus

Privée de courses tout l’hiver car son poids ne répondait pas aux exigences des médecins de l’association de ski norvégienne, elle avait ensuite subi plusieurs fractures de fatigue. Si elle s’en est bien remise, l’encadrement a préféré être prudent en ne la convoquant pas sur le glacier du Sognefjellet pour être sûr qu’elle ne se blesse pas à nouveau avant la saison olympique. 

L’équipe masculine, elle, se rendra à Sognefjellet dès le 3 juin prochain et toute la sélection devrait s’y rendre. 


Stöckl veut rester en Norvège

Le contrat d’Alexander Stöckl en tant qu’entraîneur de l’équipe de saut à ski norvégienne prendra fin après la prochaine saison et les Jeux olympiques 2022. Et si rien n’a encore été confirmé, le coach autrichien devrait encore une fois prolonger son contrat et rester avec son équipe. « Je n’ai aucune intention de déménager hors de Norvège, sourit l’entraîneur lorsque le quotidien VG l’interroge sur son futur. Nous sommes ici depuis presque 10 ans maintenant avec ma famille et la Norvège est devenu notre pays, notre « chez nous ». » Stöckl est tellement bien intégré qu’il a même désormais du mal, parfois, à trouver ses mots en allemand, sa langue maternelle ! « Rien n’est encore décidé, continue pourtant l’Autrichien. Je dois en discuter avec ma femme mais il est vrai que nous sommes bien ici.

Et l’association de ski norvégienne serait bien contente de le garder ! « Je pense que nous avons la meilleure combinaison entraîneur/staff du circuit mondial, affirme Clas Brede Bråthen. Et pour que tout le monde travaille sereinement pendant cette saison extrêmement importante avec les Jeux et les mondiaux de vol en Norvège, j’espère que nous aurons renouvelé les contrats avant le mois de novembre. » 

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Alexander Stoeckl, saut à ski, Innsbruck
Alexander Stoeckl (AUT) – EXPA/JFK/NordicFocus

Et la tâche sera de taille ! Après la domination d’Halvor Egner Granerud l’hiver dernier, la Norvège se retrouve en position d’équipe chassée et plus de chasseur. Elle va donc devoir redoubler d’efforts pour maintenir son statut de première nation lors de cette saison olympique. « Nous n’avons pas le choix, nous devons continuer de travailler pour nous améliorer, tant dans le domaine technique que sportif », conclut Stöckl, pressé de relever ce nouveau challenge. 


Bjørgen aura une adversaire de taille

Emilie Fleten, meilleure fondeuse longue distance de Norvège, a été approchée par l’équipe Ragde, dirigée par les frères Aukland, pour les rejoindre l’hiver prochain. Elle aurait alors été la coéquipière de nulle autre que Marit Bjørgen ! « Ça aurait été très marrant de faire équipe avec Marit Bjørgen, confie Fleten au quotidien VG. Mais je préfère me concentrer sur une équipe en développement et aider à amener plus de filles vers cette discipline. Il y a beaucoup de Norvégiens mais pas assez de Norvégiennes et si nous performons dans plusieurs équipes, on pourrait ainsi développer notre sport. »

La fondeuse s’est donc tournée vers le Team XPND Fuel of Norway, dirigée par Tord Asle Gjerdalen. Celui-ci a le même objectif : recruter plus de femmes en longue distance. Il espère ainsi avoir quatre fondeuses dans son équipe l’hiver prochain. « Je pense d’ailleurs que l’arrivée de Bjørgen sur notre circuit ne peut qu’aider à amener plus de femmes vers la discipline », affirme Gjerdalen

« Mon objectif est d’être la meilleure au monde, continue Fleten, 3e du classement mondial l’hiver dernier. Et je dois dire que battre Bjørgen, ce serait vraiment cool. » Car même en longue distance, on le sait : Marit Bjørgen est la reine du ski de fond norvégien et mondial.

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Marit Bjoergen – Visma Ski Classics

Son arrivée pourrait signer un regain d’intérêt pour le circuit longue distance en Norvège, encore plus en sachant qu’il ne sera diffusé que sur la NRK, chaîne publique et non sur quatre chaînes différentes comme les épreuves traditionnelles de la FIS. « Je sais que beaucoup me disent qu’ils aiment regarder nos courses le dimanche matin, en prenant leur petit-déjeuner et ça me paraît encourageant », commente Emilie Fleten


Sagen avec Lundby

C’est non. Depuis plusieurs semaines, la FIS a scellé le sort du vol à ski féminin pour au moins un an supplémentaire. De quoi frustrer Maren Lundby, ses coéquipières et ses adversaires qui rêvent de s’élancer depuis les hauts tremplins de vol. Seule échappatoire : Lundby envisage de devenir sauteuse d’essai lors des Championnats du monde de vol à ski à Vikersund l’hiver prochain. « Chaque année depuis 2017, on me dit que ce sera pour l’an prochain, j’en ai marre d’attendre, confie Lundby à la NRK. Je considère donc vraiment cette option si c’est le seul moyen de tester le vol à ski. » 

Maren Lundby, saut à ski, Oberstdorf
Maren Lundby (NOR) – Modica/NordicFocus

Pour l’expert NRK et ancien sauteur à ski Johan Remen Evensen, ce serait une très bonne idée. « Cela lui permettrait de s’entraîner mais aussi de montrer à la FIS que les femmes en sont capables ! », affirme-t-il. De leur côté, Clas Brede Bråthen, directeur des équipes nationales, et Christian Meyer, entraîneur de l’équipe féminine, sont plus réservés. « Elle ne devrait pas avoir à être sauteuse d’essai pour les compétitions masculines mais avoir plutôt une compétition féminine », déclare Bråthen. « En même temps, on peut la comprendre car elle ne sait pas combien d’années de compétition il lui reste, souligne Meyer. Elle est à son meilleur niveau mais peut-être que le temps que le vol à ski féminin existe, elle n’y sera plus et elle aurait alors des regrets. »

Ancienne sauteuse à ski, Anette Sagen soutient totalement sa compatriote. Elle-même, en 2004, avait pu tester le tremplin de Vikersund et a ainsi établi le record de distance féminin en Norvège. « Ça s’était très bien passé à l’époque et le niveau était bien inférieur que maintenant, rappelle la Norvégienne au quotidien VG. Maren a un niveau incroyable et c’est dommage qu’elle doive se battre pour obtenir ce qu’elle et les autres méritent. J’espère seulement que tous ces refus ne la décourageront pas. » 

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Sandro Pertile, directeur du saut à ski à la FIS, a quant à lui estimé qu’il fallait au comité un an de plus pour décider de l’avenir d’une coupe du monde de vol à ski pour les sauteuses. « Nous allons attendre de voir comment elles se débrouillent sur le plus grand tremplin de saut à Willigen », a-t-il déclaré. Pas suffisant pour Anette Sagen qui compte bien soutenir Maren Lundby dans son combat pour obtenir les mêmes compétitions et mêmes conditions pour les femmes et les hommes. 


Une interdiction qui fait encore débat

Il ne reste que quelques jours. Le 4 juin, on saura enfin si l’appareil de test de la FIS pour détecter les farts fluorés est au point et si l’interdiction sera mise en place dès l’hiver prochain. Une possibilité qui ne réjouit absolument pas les Norvégiens. « S’ils le font maintenant, ils feront n’importe quoi », déclare Tobias Dahl Fenre, chef des techniciens fartage des équipes de biathlon norvégiennes.

Conforté dans son avis par les déclarations des Suédois sur des tests plutôt catastrophiques effectués à Falun, Dahl Fenre n’imagine pas que la FIS pourrait dès le mois de novembre interdire tout fart fluoré dans des conditions qui ne permettraient pas une réelle équité et une assurance que personne ne pourra tricher. 

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Modica/NordicFocus

« Ce serait irresponsable, surtout avant une saison olympique, continue le chef du fartage norvégien dans les colonnes de Dagbladet. Il y a bien trop de problèmes techniques et pratiques associés à cette interdiction qui n’ont pas été réglés. Ce serait le chaos. » Le Norvégien rappelle qu’ils sont bien sûr pour l’interdiction du fluor qui a été démontré dangereux pour la santé et l’environnement mais pas dans n’importe quelles conditions. « Il faut un système qui fonctionne et pas instauré à la va-vite, estime-t-il. Sinon, cela pourrait faire plus de mal au sport que le fluor lui-même. » 

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Modica/NordicFocus

Stein Olav Snesrud, chef des farteurs en ski de fond, est du même avis. « Nous n’avons pu tester l’appareil de contrôle depuis Falun mais s’il est resté au même point, alors c’est inenvisageable, confirme-t-il. Certains skis qui n’avaient jamais été fartés avec du fluor avaient été testés positifs. Nous ne pouvons permettre une si grande marge d’erreur, ce serait injuste envers des athlètes qui se retrouveraient ainsi disqualifiés sans avoir rien fait de mal. »

Pierre Mignerey, directeur du ski de fond à la FIS, a indiqué qu’il n’avait aucun commentaire sur ces remarques, se contentant d’affirmer qu’une décision serait prise le 4 juin. 


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