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Vu de Norge #329 : Johannes Thingnes Bø change d’avis

Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Johannes Thingnes Bø change d’avis

L’hiver dernier, Johannes Thingnes Bø a décidé de changer de carabine juste avant les Championnats du monde. Il était ensuite revenu à son arme précédente. Cet été, le biathlète hésite à faire des changements. « Je me rends compte que plus je tire, plus je reviens vers mes anciennes carabines, explique-t-il au quotidien VG. L’herbe n’est finalement pas toujours plus verte ailleurs. »

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Johannes Thingnes Boe (NOR) – Manzoni/NordicFocus

Le Norvégien est d’ailleurs prêt à reconnaître qu’il s’est peut-être un peu précipité cet hiver. Et peut-être même la saison précédente en 2019/2020. « Je me suis rendu compte il y a peu que j’ai plus de facilité avec mon arme d’il y a deux ans alors je veux me concentrer là-dessus, déclare Johannes Thingnes Bø. Je vais regarder d’anciens tirs pour voir ma technique, ma position mais aussi tous les réglages que l’on avait apportés et qui faisaient que ça fonctionnait. »

Le biathlète, numéro 1 mondial, va continuer ainsi pendant quelques semaines, à raison de 10 à 11 séances d’entraînement par semaine jusqu’à ce qu’il fasse une pause pour enregistrer la nouvelle saison du jeu « Landskampen » sur TV2. « La prochaine fois que j’enfilerai un dossard, ce sera lors du Blink Festival en août », affirme-t-il. 


Boycott des Jeux : Christiansen et Lundby s’expriment

C’est la question brûlante du moment : les athlètes norvégiens doivent-ils s’engager dans une action contre le gouvernement chinois lors des Jeux olympiques de Pékin en 2022 ? Les fondeurs à ski ont déjà été interrogés sur la question par la NRK et peu d’entre eux sont enclins à mettre en place des actions, arguant qu’ils ne connaissent pas assez bien la situation et ne sont que des sportifs, pas des politiciens.

Mais tous ne sont pas du même avis. « Je suis tout à fait favorable à la mise en place d’une action de notre équipe lors des Jeux olympiques, affirme ainsi le biathlète Vetle Sjåstad Christiansen à Dagbladet. Mais il ne faut pas mener une action pour dire qu’on l’a fait : elle doit avoir un sens et un réel impact. Il faut que cette action ait une chance d’aboutir et il faut donc nous renseigner en amont avant de faire quoi que ce soit. »

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Vetle Sjaastad Christiansen (NOR) – Manzoni/NordicFocus

Des paroles mesurées et réfléchies pour le biathlète qui souligne aussi que les Norvégiens sont peut-être mal placés pour juger la Chine. « Nous refusons d’organiser les Jeux et quand un pays comme la Chine décide de jouer ce rôle dont personne ne veut, on se met à tout critiquer, fustige-t-il. Peut-être faut-il poser les bonnes questions et revoir les termes de l’organisation des Jeux olympiques pour que des nations comme la Norvège joue à nouveau leur rôle. »

Maren Lundby, elle aussi, est mécontente du traitement médiatique accordé aux athlètes sur cette question du boycott. « Au niveau international, on a l’impression que c’est l’argent et le pouvoir qui comptent », dit-elle à VG qui l’a interrogé sur un tweet. Elle y relayait l’article sur Bjørndalen qu’Amnesty juge utilisé par la Chine à des fins médiatiques et politiques. « Soulignons qu’il a déjà participé à deux éditions olympiques dans des pays un peu douteux », disait-elle alors.

Mais si elle semble pour le moment résignée, elle n’est pas contre soutenir Christiansen. « En tant qu’athlète, nous avons une voix, on nous écoute alors peut-être que si on agit, on peut changer les choses sur le long terme. Le sport et la politique sont liés, c’est faux d’affirmer le contraire. Je ne boycotterai pas les Jeux mais c’est important de se poser la question, d’en parler et de révéler au monde les pratiques de certains pays qui utilisent le sport pour « blanchir » leur image dans le monde », conclut la sauteuse à ski.


Tande analyse sa chute

Le 25 mars dernier, Daniel Andre Tande chutait à Planica et se retrouvait transporté d’urgence à l’hôpital. Plongé dans un coma artificiel, il souffrait de nombreuses blessures mais sans extrême gravité. Quelques mois plus tard, il est de retour en Norvège et à l’entraînement et ne craint pas de reparler de cette journée dont il ne se souvient finalement pas. En fait, son dernier souvenir remonte même à la veille de son départ pour la Slovénie. « Mais dès que je me suis réveillé, j’ai voulu voir la vidéo de ma chute, révèle-t-il au micro de la NRK. Je sentais que j’avais besoin de la voir de mes propres yeux pour comprendre ce qui s’était passé, l’assimiler. » 

Le sauteur à ski n’en reste pas là : il analyse avec rigueur son saut. « Étonnamment, ça partait bien, dit-il. J’ai ensuite cherché les erreurs critiques mais ça m’a surtout fait du bien. Ça a eu un effet un peu thérapeutique sur moi. L’avoir analysé me permettra d’avoir moins peur la prochaine fois que je serais en haut du tremplin. » Il espère pouvoir y retourner dès que sa clavicule sera complètement remise. « J’ai vraiment hâte, même si je suis un peu nerveux à cette idée », continue Tande. Il veut même déjà revenir à Planica pour y chasser les mauvais souvenirs et les remplacer par de bien meilleurs. Comme une victoire par exemple.


Nouveaux consultants pour NENT

Le groupe média NENT a remporté les droits TV de nombreuses compétitions de sports d’hiver l’an prochain. Il recherche donc des journalistes, des spécialistes et des consultants pour chaque discipline. Si Åge Skinstad a déjà été recruté pour le ski de fond, le groupe suédois cherchait pour sa plateforme en ligne Viaplay d’autres grands noms de la discipline. C’est chose faite avec Didrik Tønseth et Marthe Kristoffersen. La chaîne les a tous deux annoncés comme invités réguliers de la saison à venir. « Nous pensons qu’ils peuvent nous amener leur passion et laisser une nouvelle emprunte sur ce sport qu’ils aiment et que nous aimons aussi », a déclaré le directeur sportif de NENT, Kristian Oma, à Dagbladet

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Mais pas question pour Dyrhaug d’abandonner son rêve olympique pour autant. « Je vais d’abord parier sur moi-même, affirme-t-il. J’espère pouvoir me qualifier pour aller à Pékin et je verrais à quelle course je peux participer comme consultant pour Viaplay. Peut-être que ce sera une voie de reconversion après l’arrêt de ma carrière ? » Un choix que comprend la direction de la chaîne qui le voit comme un consultant occasionnel qui pourra sûrement parler plus librement maintenant qu’il ne fait plus partie de l’équipe nationale. 

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Niklas Dyrhaug (NOR) – Modica/NordicFocus

Marthe Kristoffersen, elle, a pris sa retraite en 2017. Elle a pris conseil auprès d’Astrid Uhrenholdt Jacobsen pour embrasser au mieux son nouveau rôle. « Elle m’a donné de précieux conseils et m’a surtout dit de rester moi-même alors je vais essayer », sourit l’ancienne fondeuse. Elle aussi continuera de travailler en parallèle en tant que coach de l’équipe Elon Innlandet. « Mais je suis extrêmement heureuse de pouvoir partager mon expertise, ma vision du ski de fond en tant qu’ancienne athlète », conclut la Norvégienne. 


Les Polonais à la rescousse

Benjamin Østvold est un jeune sauteur à ski norvégien de 20 ans. Mais, à court d’argent, il risquait de devoir mettre un terme à sa carrière. Il a donc lancé une cagnotte en ligne pour pouvoir avoir les fonds pour se dédier à son sport. « L’idée était de recevoir de l’aide de mes amis, ma famille… explique Østvold à la NRK. Mais j’ai aussi publié la cagnotte sur Twitter et Instagram, au cas où, comme j’y ai des followers autres que norvégiens. » Bien lui en a pris.

Les Polonais ont sauté sur l’occasion de lui montrer leur amour depuis son énorme saut à 150m à Zakopane en mars dernier, lors d’un entraînement de Coupe continentale. S’il avait été en compétition, son saut aurait même été enregistré comme nouveau record du tremplin. « Dès ce moment, les Polonais m’ont accordé beaucoup d’attention », continue le sauteur à ski. 

Et plusieurs mois plus tard, ces férus du saut à ski ne l’ont pas oublié. Østvold a déjà reçu plus de 13.000 couronnes (environ 1.300 euros) dont au moins la moitié vient de Pologne. L’espoir pour lui de pouvoir abandonner son travail dans une usine de Raufoss. « Pour le moment, je me lève tous les matins à 4h30 pour aller faire du sport avant le travail puis j’en fais à nouveau en fin de journée, révèle le Norvégien. Ce n’est pas optimal mais ça fonctionne puisque je progresse. » 

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Benjamin Oestvold (NOR) – Reichert/NordicFocus

Sa cagnotte, elle, est toujours ouverte aux dons pour un peu moins de deux semaines pour les quelques fans qui voudraient le soutenir. 


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