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Vu de Norge #335 : Løfshus de retour

Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Suites de l’affaire Bråthen

L’affaire opposant Clas Brede Bråthen à l’association de ski norvégienne est loin d’être terminée. Maintenant que les médias s’en sont mêlés, nombreux sont ceux qui s’expriment sur le sujet. C’est le cas de certains sponsors dont Help, plus gros sponsor de l’équipe de saut à ski norvégienne. « Notre accord sera renégocié au printemps et l’issue de cette affaire pourrait impacter les discussions », confirme le directeur de la communication de Help à la NRK.

Il avoue même que les chances de reconduire le contrat de sponsoring seraient affaiblies si Bråthen était poussé vers la sortie. « Il a toujours parlé au nom de ses athlètes et Help se tiendra donc derrière lui et derrière le saut à ski norvégien, comme nous l’avons toujours fait, continue le directeur de la communication. Et nous pensons que la fédération a très mal géré cette affaire. »

Le PDG de Nammo, autre sponsor du saut à ski, a été dans le même sens. « Nous sommes inquiets des répercussions sur le sport, a-t-il confié. Nammo a toujours soutenu l’égalité hommes-femmes dans le sport et il nous paraît impensable de vouloir évincer quelqu’un qui lutte en ce sens. »

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Halvor Egner Granerud (NOR) – Thibaut/NordicFocus

Il faut dire que de nouveaux éléments ont été révélés par l’avocate de Clas Brede Bråthen, Marit Håvemoen. Elle a ainsi prouvé aux médias que l’association de ski avait envoyé au directeur sportif un nouveau contrat, signé par Alf Tore Haug, en charge du saut à ski à la fédération. Bråthen l’a signé et renvoyé, il n’y manquait que la signature de la secrétaire générale de la fédération : Ingvild Bretten Berg. Finalement, Haug décide de mettre un terme à ce contrat, arguant que ce n’était qu’un brouillon. « Pour moi, ce n’était pas un brouillon, on ne signe jamais de brouillon pour un contrat ! » s’insurge Bråthen au micro de la NRK.

Un nouvel élément qui s’ajoute au conflit déjà bien difficile car les raisons de mettre un terme au contrat de Bråthen restent toujours floues.

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En attendant, le directeur sportif du saut à ski pense rester en Norvège pour régler la situation. Il ne se rendrait donc pas aux Grands Prix d’été au Kazakhstan et en Russie, comme il l’explique au quotidien Dagbladet : « je devais m’y rendre mais en ce moment, je dois changer mes priorités », reconnaît-il à contre-coeur.

En revanche, hors de question de ne plus s’occuper de ses équipes. Il promet de toujours mettre tout son cœur dans la gestion du saut norvégien l’hiver prochain. « Je ferai tout pour que les sauteurs aient le même environnement que d’habitude, qu’ils puissent tout donner, c’est mon engagement envers eux : continuer comme les 17 dernières années de travailler pour eux », conclut Bråthen.


Valnes : objectif JO

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Erik Valnes (NOR) – Modica/NordicFocus.

C’est LE gros objectif de chaque athlète cet hiver : les Jeux olympiques de Pékin en février 2022. Erik Valnes ne fait pas exception, comme il le confie cette semaine à Dagbladet : « mon objectif premier, c’est de me qualifier pour les JO », dit-il.

Etant l’un des meilleurs sprinteurs norvégiens du moment, cet objectif devrait être vite rempli. Et ensuite ? « Je compte apprendre de Johannes, c’est clairement le meilleur sprinteur et je dois donc trouver des moyens de le battre sur son terrain », explique Valnes.

Plus spécifiquement, il compte s’inspirer de son coéquipier et rival sur le plan de la stratégie et de l’utilisation de sa vitesse pour gagner un avantage certain sur leurs adversaires. « Johannes a un niveau que personne n’a vu auparavant, continue le Norvégien. J’ai la chance de m’entraîner avec lui alors autant en profiter ! »

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Erik Valnes (NOR) – Modica/NordicFocus

De plus, Valnes l’affirme : son été s’est très bien passé. « Je fais attention à ne pas tomber malade et j’ai réussi à travailler autant que je voulais donc je suis content », affirme le fondeur. Il a entre autre concentré ses efforts sur le skating, au programme du sprint des JO.

De son côté, Johannes Høsflot Klæbo a décidé de se concentrer sur l’entraînement en altitude. Il a d’ailleurs confié à Dagbladet qu’il n’excluait pas la possibilité de rester en haute altitude du Tour de Ski jusqu’aux Jeux.

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NENT embauche Løfshus

NENT continue de se chercher des consultants de marque pour sa prochaine saison hivernale. Le groupe a en effet remporté les droits du ski de fond, du saut à ski et du ski alpin en Norvège et compte proposer une belle offre à ses téléspectateurs. C’est pourquoi elle a recruté Vidar Løfshus en ski de fond. Qui de mieux que l’ancien directeur sportif norvégien pour parler des athlètes en compétition ?

« Ils m’ont offert un poste dès le printemps mais j’ai voulu peser le pour et le contre car cela va me prendre beaucoup de temps, révèle Løfshus dans les colonnes de Dagbladet. J’ai voulu arrêter mon rôle de directeur sportif car j’étais trop souvent loin de chez moi alors j’ai dû négocier pour que ce ne soit pas le cas. » Il participera donc aux émissions depuis Oslo tout en gardant son emploi dans une compagnie d’assurance près de chez lui, à Vestby.

De 2004 à 2019, Løfshus a côtoyé tous les grands noms du ski de fond, il a donc une expertise très intéressante pour le groupe télévisé NENT. « Je suis impatient de revenir dans ce monde du ski de fond, continue le Norvégien. Mais j’ai un peu de pression car les commentateurs de la NRK étaient extrêmement bons. Ce ne sera pas facile de les remplacer. » Il aura, pour l’accompagner, d’autres experts comme Åge Skinstad.


Lundby se lance dans la compétition

C’est lancé ! Skal Vi Danse – le Danse avec les Stars norvégien – a diffusé son premier prime le week-end dernier. Maren Lundby et Magnus Moan y ont tous les deux brillé lors de leur première performance. Il faut dire qu’étant athlètes professionnels, ils se sont lancés avec le même sérieux dans leur entraînement de danse.

Lundby s’est d’abord essayée à une valse. « Je suis sûre d’avoir un bon potentiel d’amélioration si je travaille dur », affirme la sauteuse à ski au micro de TV2.

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Son danseur professionnel, Philip Raabe, est du même avis : « au début, j’étais un peu inquiet mais je vois qu’elle progresse bien et on peut donc faire de très belles choses. » Il faut dire que Lundby n’avait jamais dansé avant… Même si elle s’était déjà essayée au monde du spectacle. En 2019, elle apparaissait ainsi dans un clip. Dix ans avant, elle jouait aussi dans un spectacle organisé par son école tiré de la comédie musicale Mamma Mia. Un souvenir qu’elle préfère oublier, n’étant alors pas très à l’aise sur scène.

« En revanche, je profite de ce changement dans mon entraînement, continue Lundby. Le matin, je saute puis j’enchaîne avec trois heures de danse. Mais je travaille l’équilibre, la coordination, le rythme… Des choses qui me servent en tant que sauteuse à ski. » Elle espère d’ailleurs que sa participation au programme Skal Vi Danse lui permettra d’encore progresser en saut à ski.


Le sport norvégien féminin en difficulté ?

C’est en ce moment le grand sujet de conversation en ski : l’égalité hommes-femmes. Il faut dire qu’en saut à ski, les filles se battent toujours pour sauter sur grand tremplin et tremplin de vol et en ski de fond, certaines aimeraient avoir le même nombre de kilomètres sur les courses longue distance.

Mais dans le même temps, de moins en moins de jeunes filles choisissent de se lancer dans le sport de haut niveau en Norvège. Un état des lieux qui inquiète la biathlète Ingrid Landmark Tandrevold. « Il faut comprendre que femmes et hommes sont différents et les filles peuvent avoir besoin de plus de temps pour atteindre leur plein potentiel dans des sports d’endurance comme le nôtre, explique la Norvégienne à Dagbladet. On les compare aux garçons qui vont se développer plus vite à la puberté et cela peut les décourager. » Elle prend ainsi l’exemple du biathlon où les filles arrivent à leur plus haut niveau vers la trentaine alors que leurs coéquipiers peuvent l’atteindre plus jeune. « Il faut cesser cette comparaison », estime-t-elle. On en revient aussi à un autre sujet d’actualité : les conséquences de la puberté chez les filles et des menstruations dans leurs performances.

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Ingrid Landmark Tandrevold (NOR) – Deubert/NordicFocus

Le sport norvégien aurait aussi de gros efforts à faire sur le plan du recrutement chez les athlètes féminines. Résultat : une seule médaille féminine aux Jeux de Tokyo contre sept chez les hommes. « Nous allons renforcer les compétences de l’encadrement du sport féminin, assure Tore Øvrebø, chef du comité olympique norvégien. Il nous faut plus investir pour elles, pour les aider à se développer. »

Un pas très important pour Tandrevold qui pointe du doigt un réel problème : le manque de financement des athlètes norvégiens.

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Contrairement à d’autres nations, les sportifs ne sont rémunérés que s’ils sont en équipe nationale et font de bons résultats. C’est souvent insuffisant pour vivre. Il faudrait donc un plus grand soutien de l’Etat, comme en Allemagne où les athlètes sont souvent employés en tant que douaniers, policiers, militaires… « Comment faire quand on ne touche plus d’argent à 27 ans alors que c’est peut-être le moment où on va arriver à son plus haut niveau ? pointe du doigt Tandrevold. C’est tout notre système sportif qu’il faut bousculer et modifier. »

Car même après ses deux dernières saisons, la Norvégienne vit toujours dans l’incertitude financière. « On peut perdre tous nos sponsors, tous nos revenus et je pense que cela n’aide pas à développer le sport », conclut la biathlète.


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