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Vu de Norge

Vu de Norge #342 : les révélations chocs de Bjørgen

Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Bjørgen manque de se faire prendre pour dopage

Quelques semaines après les Championnats du monde de Lahti en 2017, Marit Bjørgen a reçu un appel inquiétant du médecin de la fédération norvégienne Petter Olberg : la FIS estimait que son échantillon antidopage prélevé après le 30km des Mondiaux n’était pas conforme à celui prélevé quelques jours auparavant. « En entendant ça, une boule s’est nouée dans mon ventre, je me suis aussitôt sentie très mal, révèle l’ancienne fondeuse à la NRK. Petter Olberg a essayé de me calmer, de me dire qu’ils voulaient juste une explication. » Ils ont convenu d’une réunion téléphonique avec la FIS pour le lendemain. Une nuit de cauchemar pour la reine de la discipline.

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Marit Bjoergen (NOR) – Photo : Børre Eirik Helgerud

Dans son livre, Coeur Gagnant, Bjørgen révèle que son échantillon d’urine contenait du 19-norandrostérone, une substance pouvant améliorer les performances et donc interdite. Pourquoi ? Tout simplement car la fondeuse avait pris sa pilule pour décaler ses règles de quelques jours. Une méthode utilisée par de nombreuses athlètes et qui peut laisser des traces de cette substance dans les urines. « J’ai dû écrire un rapport expliquant ce que j’avais pris, pourquoi, quand exactement, raconte Bjørgen. Pendant deux semaines, j’ai vécu l’enfer, je m’imaginais suspendue pour dopage, ce que les gens allaient penser de moi. Et quand la FIS m’a enfin annoncé qu’il n’y aurait pas de suites, que mes explications convenaient, j’ai été si soulagée. »

Dans d’autres pages, la Norvégienne explique que ça a toujours été l’une de ses pires craintes : que malgré ses précautions pour rester « propre », elle soit suspectée de dopage.


Les révélations de son livre

Dans son autobiographie, Marit Bjørgen fait aussi d’autres révélations chocs ! Si l’on sait que Petter Northug Jr. ou même Therese Johaug et Johannes Høsflot Klæbo ont parfois été en désaccord avec l’Association norvégienne de ski, on ne l’a jamais soupçonné pour Marit Bjørgen. Pourtant, en 2015, lorsqu’elle a signé un accord de sponsoring avec Craft, équipementier suédois, la fédération ne l’a pas entendu de cette oreille. Elle a estimé que cela allait à l’encontre du contrat que l’équipe nationale avait avec la marque de Bjørn Dæhlie, même si ce n’était que pour les gants, normalement un équipement que les athlètes peuvent choisir librement. Résultat, Bjørgen a attendu avant de signer son contrat avec l’équipe nationale à l’été 2015.

Lors d’un rassemblement en Italie, où elle a annoncé à ses coéquipières qu’elle attendait son premier enfant, elle a reçu un appel de Vidar Løfshus, alors directeur sportif du ski de fond norvégien. « Il était furieux, il m’a accusé de mettre en danger toute l’équipe et de ne plus me prendre en équipe nationale si je ne signais pas immédiatement, explique Bjørgen au micro de la NRK. J’attendais à ce moment-là une réponse de mon avocat en ce qui concernait la légalité de mon accord avec Craft. Ses mots, je les ai trouvés injustes et, étant enceinte, les hormones ont dû jouer et j’ai beaucoup pleuré. »

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Blessée d’être menacée ainsi, d’être accusée de faire du tort à son équipe de toujours, la fondeuse a pris peur et a signé, sans faire d’esclandre. « Après, je me suis réconciliée avec Vidar mais je pense qu’à ce moment-là, on ne m’a pas bien traitée, moi qui avait toujours tout fait pour l’équipe », conclut la Norvégienne.


Lundby arrête Skal Vi Danse

La semaine dernière, Maren Lundby annonçait qu’elle renonçait à participer à la prochaine saison de Coupe du monde et aux Jeux olympiques de Pékin en février 2022. Cette semaine, malheureusement, TV2 a annoncé que la sauteuse à ski devait se retirer de la compétition Skal Vi Danse. Elle a en effet trop mal aux pieds pour continuer. « Cela fait déjà deux ou trois semaines, la semaine dernière, j’ai pu danser pieds nus mais ils sont trop enflés désormais », confie Lundby. Une réaction normale après avoir beaucoup dansé sur la pointe des pieds, un effort auquel elle n’est pas habituée en tant que sauteuse à ski.

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Maren Lundby (NOR) – Modica/NordicFocus

« Je ne regrette pas un instant d’avoir accepté de participer à l’émission, continue la Norvégienne. Ca a été une aventure incroyable, je m’en souviendrai toute ma vie et je me suis fait de vrais amis. J’aurais aimé pouvoir encore continuer. » Désormais, la jeune femme va avoir besoin de béquilles pour une semaine ou deux mais elle devrait être vite guérie.

Alors quid de sa saison hivernale ? L’a-t-on enterrée trop vite malgré ses problèmes de poids ? « Je ne pense pas que les choses aient vraiment changé, même si je n’exclus rien, réagit Lundby dans les colonnes de VG. J’ai tiré un trait sur la Coupe du monde, sur les Jeux mais pas sur une possible participation à des compétitions, je ne veux pas complètement fermer la porte. » Pas étonnant lorsque l’on sait qu’en annonçant son abandon, la sauteuse s’est dit encore plus motivée qu’avant pour revenir à son meilleur niveau.


Amis ou ennemis ?

Dans son livre et au micro de TV2, Johannes Thingnes Bø s’est confié sur ses deux plus grands rivaux : Martin Fourcade et Sturla Holm Lægreid. « Avec Martin, il y avait des saisons où on ne se parlait même pas, à peine un « félicitations » sur les podiums, c’était très froid entre nous, explique le Norvégien. Avec Sturla, c’est exactement l’inverse et j’en suis très heureux, c’est mieux pour toute l’équipe. »

Dans le livre des frères Bø, Brødekraften, Martin Fourcade confirme les propos de son ancien rival : « Quand je pensais en avoir fini avec un Bø, un autre arrivait, me poussait dans mes derniers retranchements, dit le Français. Je me suis toujours bien entendu avec Tarjei alors que je n’ai jamais créé de vraie relation avec Johannes, peut-être à cause de la différence d’âge. Peut-être aussi parce que je savais qu’il était mon plus grand rival. On ne peut pas être ami avec son meilleur adversaire, son ennemi juré. »

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Johannes Thingnes Boe (NOR), Sturla Holm Laegreid (NOR) – NordicFocus

Pour Johannes Thingnes Bø et Sturla Holm Lægreid, en revanche, c’est tout à fait possible. Les deux biathlètes se respectent énormément et s’apprécient tout autant. « Alors je veux bien qu’il me laisse encore gagner un peu avant de prendre la relève », sourit le n°1 de l’hiver dernier. Pour autant, aucun des deux n’est dupe : en entraînement, ils ne quittent jamais trop longtemps l’autre des yeux pour savoir lequel est le mieux préparé. Verdict lors de l’ouverture de la saison à Östersund le 27 novembre.


Les troubles alimentaires toujours au coeur de l’actualité

Sujet épineux et d’actualité s’il en est un : les troubles alimentaires et de poids dans le sport de haut niveau norvégien. Dernière histoire en date : la décision de Maren Lundby de ne pas se mettre en danger en perdant du poids à tout prix pour concourir cet hiver. Une décision que nombre d’athlètes ont félicité, dont Marit Bjørgen il y a quelques jours. « C’est incroyable qu’elle raconte son histoire, c’est très difficile et très courageux, déclare-t-elle à Dagbladet. C’est un véritable modèle pour toutes les jeunes femmes. »

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Marit Bjoergen (NOR) – Martin Riseth/Toppidrettseka

Pour la fondeuse, cette situation fait écho à l’un des chapitres de son nouveau livre, Coeur Gagnant. « J’ai eu de la chance, j’ai vite compris que je devais être rassasiée pour performer mais le poids entre en ligne de compte dans la performance et certains jouent dessus, flirtent avec les limites, c’est une certitude », continue-t-elle. Pour la NRK, elle précise : « soudain, au début des années 2000, plus personne n’a mangé de dessert, c’était mal vu. Malheureusement, je crains que cela ne fasse partie du sport de haut niveau et qu’on ne puisse jamais se débarrasser totalement de cet état d’esprit. »

De son côté, elle a toujours voulu montrer à ses coéquipières mais aussi aux jeunes qu’on pouvait manger et performer. Il faut dire qu’elle avait été entraînée ainsi à l’école, ce qui lui a permis d’avoir une jeunesse normale. « Je crains que ce ne soit plus possible pour certains, qu’ils soient trop concentrés sur leur sport et ce n’est pas une bonne chose, confie-t-elle à TV2. Pourtant, c’est très important, on ne connaît ses meilleures années de carrière qu’une fois passée la vingtaine alors il faut en profiter avant. »

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Marit Bjoergen (NOR) – Modica/NordicFocus

Contrairement à d’autres athlètes comme certains sauteurs à ski. Ole Kristian Baarset, jeune sauteur de 19 ans, s’est récemment confié au quotidien Dagbladet. « C’est un problème depuis des années mais personne ne veut en parler, explique-t-il. Pour pouvoir être au meilleur niveau, il faut en général être en sous-poids. Il est presque impossible de rivaliser avec quelqu’un qui fait plusieurs kilos de moins.

Alors certains jeunes sauteurs ne mangent rien d’autre que du chewing-gum pour éviter d’avoir trop faim. » Le sauteur norvégien connaît d’ailleurs plusieurs anciens athlètes qui ont rangé leurs skis au placard, réalisant que le sport ne vaut pas le coup de s’affamer et de risquer sa santé. Il espère, comme Anders Jacobsen, que les règles seront durcies en termes de poids en saut à ski pour éviter ces situations dangereuses.


Stöckl n’a pas encore renouvelé son contrat

Comme pour Clas Brede Bråthen, le contrat d’Alexander Stöckl se terminera à la fin de la prochaine saison. Et pour le moment, pas de renouvellement en vue. Une situation pour le moins étrange car il avait toujours vu son contrat reconduit avec un an d’avance auparavant. « C’est un sentiment d’ignorance très désagréable », confie l’entraîneur du saut à ski à Dagbladet. Depuis 10 ans, il a contribué à amener le saut norvégien tout en haut du podium. Alors pourquoi ne pas le garder ?

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Alexander Stoeckl (AUT) – EXPA/JFK/NordicFocus

Certainement à cause de la situation liée à Clas Brede Bråthen. Cette incertitude sur la direction de la discipline, sur l’abandon de certains sponsors conduiraient les dirigeants à ne plus savoir qui embaucher. Surtout que Stöckl a réaffirmé dans les colonnes de Dagbladet qu’il ne signerait peut-être aucun contrat en Norvège si Bråthen était bien licencié. « Si nous perdons la direction et les sponsors, notre équipe se retrouvera là où est désormais la Finlande », estime l’Autrichien. De grande équipe, la Norvège pourrait-elle se retrouver en fin de peloton ? C’est l’une des grandes craintes des fans de la discipline depuis le début de l’affaire Bråthen.


Bråthen bientôt licencié ?

Jeudi dernier, Clas Brede Bråthen a rencontré les dirigeants de l’Association de Ski au cours d’une réunion assez stressante pour le directeur sportif du saut à ski norvégien. Chacun y a présenté son point de vue, sa version de l’histoire. « C’est un soulagement d’avoir pu m’exprimer librement », réagit Bråthen au micro de la NRK. Mais ne serait-ce pas finalement un nouveau pas vers son licenciement ? Le Norvégien ne l’espère pas mais ne peut exclure cette possibilité, largement évoquée dans les médias. Il sera peut-être fixé jeudi lors d’une deuxième réunion.

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En attendant, Bråthen a reçu de nouveaux soutiens par le biais d’un groupe Facebook. Le quotidien VG rapporte que ce groupe a reçu, en moins d’un mois, le soutien de plus de 30 000 personnes. « C’est surréaliste, réagit le directeur sportif. Je ne m’attendais pas à autant de soutien. »

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Robert Johansson (NOR) – Modica/NordicFocus

Mais peut-être faut-il se reconcentrer sur le coeur de l’affaire : sa mésentente avec les hautes instances de la fédération de ski norvégienne. « Il est possible que je les ai déjà qualifiés d’idiots incompétents, que j’ai affirmé qu’ils ne faisaient pas assez pour notre discipline, admet Clas Brede Bråthen au journal VG. Je ne suis pas parfait, je peux m’emporter, surtout que je vivais à ce moment-là une situation très particulière. »

Le directeur sportif fait référence à une dispute qu’il aurait eu avec Erik Røste, à Noël, alors que sa femme venait d’apprendre qu’elle souffrait d’une forme de cancer agressive. « Je lui ai dit quatre fois que je devais faire face à une situation personnelle compliquée, il n’en avait rien à faire et je me suis énervé avant de m’excuser, confie Bråthen. Ils ont appris les détails plus tard et, sachant tout cela, c’est impensable pour moi qu’ils puissent l’utiliser contre moi. »

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Marius Lindvik (NOR) – Tumashov/NordicFocus

Pourtant, c’est exactement ce qui lui est reproché : sa communication avec sa direction. « J’ai sûrement déjà réagi avec émotion, comme à chaque fois que cela concerne le saut à ski et ses meilleurs intérêts mais je n’ai jamais été malpoli ou insultant », estime le directeur sportif. Cela sera-t-il suffisant pour obtenir gain de cause et conserver sa position ?


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