Au sommaire de Vu de Norge #478
Les biathlètes norvégiens sans les frères Bø : toujours imbattables ?
Sans les frères Bø qui ont pris leur retraite, l’équipe norvégienne semble affaiblie et moins dominatrice alors que l’hiver olympique approche. C’est en tous cas ce que pensent les Suédois et tout particulièrement Sebastian Samuelsson. « Je pense que ça va être très difficile pour eux, j’ai hâte de voir une saison sans victoire norvégienne », dit-il dans une interview relayée par TV2. « Je ne sais pas si mon coéquipier a raison mais c’est vrai que Johannes attirait le feu des projecteurs, ses anciens coéquipiers auront plus de pression maintenant », juge quant à lui Martin Ponsiluoma.

Des déclarations qui font bien rire les principaux intéressés. « Je crois qu’ils n’ont pas très bien suivi, réagit Endre Strømsheim au micro de la NRK. Evidemment que la pression est plus grande, c’est une saison olympique, nous voulons tous une des quatre places en Italie pour remporter une médaille. Mais nous nous méfions plus des Français que des Suédois, c’est bien que Samuelsson nous signale qu’il a l’intention de participer au combat cette année. »
Strømsheim n’oublie pas de préciser que son rival suédois est parfois plus connu pour ses sorties médiatiques que pour ses résultats, soulignant que les Suédois n’ont d’ailleurs ramené aucune médaille des derniers Mondiaux de biathlon, contrairement aux Norvégiens.
« Samuelsson aura de la concurrence cet hiver, qu’il ne s’inquiète pas, réagit Marte Olsbu Røiseland, désormais experte en biathlon à la NRK. Il a en revanche raison sur un point : Johannes et Tarjei vont nous manquer sur la ligne de départ. Mais l’expérience nous a montré que quand des stars partent, d’autres prennent le relais. »
Feu vert pour Beitostølen
C’est LE premier rendez-vous de l’hiver nordique : Beitostølen (Norvège). Ce week-end est toujours attendu avec impatience par les fans de ski de fond et de combiné nordique car il marque le début de la saison. Cette année, les compétitions se tiendront du 21 au 23 novembre, une semaine avant l’ouverture de la Coupe du monde à Ruka.
Et le feu vert a déjà été donné aux organisateurs : les conditions sont optimales pour accueillir dans deux semaines les épreuves. « Les conditions d’enneigement sont parfaites pour l’entraînement et la compétition, nous nous concentrons désormais sur l’accueil des spectateurs et l’organisation des festivités sur le lieu de compétition », déclare le directeur de l’organisation dans un communiqué officiel de l’Association de ski norvégienne.
D’ailleurs, les premiers athlètes ont déjà commencé à emprunter les pistes. « Nous voulons que le public découvre la joie du ski et l’esprit de communauté qui règne ici », continuent les organisateurs. Nouveautés cette année : de nombreuses animations autour des pistes et entre les compétitions qui verront s’affronter les meilleurs Norvégiens mais aussi de nombreux athlètes internationaux sur les sprints, les 10km de ski de fond, une compétition de combiné et deux courses de para ski de fond.
Interdiction des Russes : les Norvégiens ont-ils influencé la FIS ?
Fin octobre, la FIS annonçait que l’interdiction faite aux Russes et aux Biélorusses de participer aux épreuves serait maintenue en cette année olympique, empêchant donc ces athlètes de se qualifier pour les Jeux olympiques. Plusieurs athlètes et fédérations ont déjà fait part de leur souhait de faire appel de cette décision auprès du Tribunal arbitral du sport.
D’un autre côté, nombreux sont les athlètes à avoir déclaré qu’ils boycotteraient les épreuves voire les Jeux si les Russes étaient autorisés à prendre le départ des compétitions. C’est le cas de Johannes Høsflot Klæbo qui a déclaré à la NRK que la FIS avait pris la bonne décision et qu’il ne souhaitait pas concourir contre les Russes tant que la guerre en Ukraine durerait.

« Des athlètes ont pleuré à l’annonce de cette décision, ils le vivent comme une tragédie et lui, il est heureux, ce n’est pas très humain », s’insurge Egor Sorin, entraîneur de l’équipe nationale de fond russe. « On rêve de se confronter aux meilleurs et donc à Klæbo, si nous réussissons à participer aux Jeux, ce sera un miracle mais nous ne méritons pas de payer pour les politiques de notre pays », déclare le jeune fondeur russe Saveliy Korostelev.
« Il y a une forme de chantage, les meilleurs athlètes menacent de boycotter donc la FIS les écoute, juge Sorin dans les colonnes du quotidien VG. C’est injuste et inacceptable, ils privent d’autres athlètes de réaliser leurs rêves, sous bannière russe ou neutre, pour moi c’est de la russophobie. »

Du côté de la fédération norvégienne, la présidente Tove Moe Dyrhaug reconnaît qu’ils sont soulagés que le vote, même serré, ait donné raison à ceux qui ne veulent pas voir le retour des Russes en Coupe du monde tant que la guerre continuera. « Notre position reste inchangée depuis le début du conflit, même si nous comprenons la déception des athlètes qui ne soutiennent pas le régime russe », affirme-t-elle.
Therese Johaug intègre la catégorie élite
Retraitée, oui mais jamais très loin d’un dossard. Therese Johaug continue de courir à un assez haut niveau puisque la Norvégienne vient d’être invitée à participer au semi-marathon de Copenhague dans la catégorie élite en septembre 2026.
« Les organisateurs m’ont contactée car ils espéraient aussi se servir de mon image pour leur marketing, j’aimerai terminer en 1h10 ce semi, explique Johaug à la NRK. Je me mets un peu au repos jusqu’à l’accouchement et après je me remettrai en forme pour septembre. »
Elle devrait même être de retour sur les skis avant de rechausser les baskets car elle a prévu de participer à la Birkebeinerrennet en mars si elle le peut, deux mois seulement après son accouchement.
Nouveau sponsor en ski de fond
Le ski de fond norvégien attire toujours les sponsors. A moins d’un mois du lancement de la saison, l’Association norvégienne vient de signer un accord avec la marque de boissons Powerade, détenue par l’entreprise Coca-Cola. « Ils partagent nos valeurs et notre vision du ski de fond : la joie, la réussite, l’inspiration », dit Cathrine Instebø, directrice de la fédération de ski de fond, dans le communiqué officiel.

« Les fondeurs norvégiens font partie des athlètes d’endurance les plus performants au monde, nous sommes heureux de contribuer à leur succès grâce à nos boissons dédiées aux sportifs », déclare les directeurs de Coca-Cola Norvège.
Cette collaboration concernera toutes les équipes : masculines, féminines et handisport. « Ensemble, nous contribuerons au développement de nos équipes et de notre discipline pour tous les passionnés du ski de fond », assure Instebø.
Les cinq dernières infos
- Biathlon : la coupe du monde d’Annecy – Le Grand-Bornand obtient le feu vert de l’IBU
- Biathlon | « J’espère que l’énergie reviendra vite » : Franziska Preuss révèle avoir attrapé la grippe et la Covid-19 la semaine passée
- Biathlon | Hochfilzen : la Belgique avec ses têtes d’affiche pour la suite de la coupe du monde
- Saut à ski | FIS Cup et coupe intercontinentale de Notodden : la sélection de l’équipe de France
- Combiné nordique : la France avec Mattéo Baud sur la coupe continentale de Ruka




































