Au sommaire de Vu de Norge #489
Johannes Høsflot Klæbo : nouvelle coqueluche internationale
Il est bien le roi des Jeux olympiques de Milan/Cortina. Johannes Høsflot Klæbo a surpassé tous les autres athlètes et avec 6 médailles d’or en 6 compétitions, il est non seulement rentré dans l’histoire du sport mais est aussi devenu la 9e nation du classement olympique.
Forcément, ses exploits ont énormément faits parler. Et pas seulement en Norvège ! Klæbo est en effet devenu la coqueluche des médias américains et britanniques. « Auparavant, nous répondions principalement aux journalistes norvégiens, désormais nous recevons des demandes du New York Times, de la NBC et de beaucoup d’autres, révèle Lasse Gimnes, conseiller média du fondeur, à TV2. La coupe du monde de ski de fond est loin d’être un évènement majeur pour les Etats-Unis mais les Jeux olympiques, c’est un autre niveau et on s’en rend bien compte. »
A tel point que pour la première fois de son histoire, la BBC (premier média national britannique) a retransmis sur sa première chaîne le 50 km masculin afin de voir Klæbo réaliser son grand chelem.

« Johannes a été très demandé par les médias internationaux tout au long de ces deux semaines, continue Gimnes. En une journée, il avait par exemple un appel avec le New York Times à 14h30, un autre avec le Time Magazine à 15h30 et la BBC World en même temps. NBC nous a aussi fait plusieurs demandes d’interviews exclusives. » Résultat : Klæbo risque d’être très demandé lors de son passage aux Etats-Unis pour les manches finales de coupe du monde où il devrait se rendre sur plusieurs évènements.
Sur les réseaux sociaux, les images du sprint de Klæbo ont aussi fait le tour de la planète et en deux semaines, le fondeur a gagné plus de 300 000 followers, passant de 440 000 à 738 000. « Nous n’avons jamais rien vu de tel, c’est assez énorme », commente Gimnes.
Enfin, dernier avantage de cette célébrité internationale soudaine : de nouveaux sponsors risquent bien de se presser au portillon pour les prochaines saisons. « Des marques multinationales nous ont contacté, c’est très enthousiasmant », révèle le conseiller média.
Mais pas question de prendre la grosse tête pour le champion. « C’est très bien pour le ski de fond cette visibilité, je trouve ça vraiment positif que de plus en plus de personnes s’intéressent à notre sport, j’ai fait de mon mieux pour bien le vendre », confie Klæbo.
Car même s’il est la nouvelle coqueluche du sport international, le Norvégien de 29 ans garde les pieds sur terre. De retour chez lui à Trondheim, il n’aspire qu’à une chose : « j’ai hâte de retrouver mon lit, de cuisiner moi-même avant de peut-être célébrer ici, à la fin de la saison », conclut-il au micro de la NRK.
Emil Iversen reparti pour un an ?
Après une très belle saison et des Jeux olympiques réussis, Emil Iversen remettrait bien ça un an de plus !
« Cette année est incroyable, personne ou très peu de personne auraient parié sur moi il y a deux ans », déclare Iversen à la NRK. Il faut dire que sa carrière de fondeur a été composée de plus de hauts et de bas que la moyenne. « C’est vrai, j’ai eu à la fois des moments magiques et à la fois des moments terribles », reconnaît le Norvégien.
Après être devenu champion du monde en 2021 en raison de la disqualification de son coéquipier et ami Johannes Høsflot Klæbo, Iversen a eu l’impression qu’un chat noir le poursuivait. Ses résultats et sa condition physique se sont détériorés et il a dû retourner en Coupe de Scandinavie. « Mais ma famille, mes proches et mes sponsors ne m’ont pas abandonné, je leur suis redevable, surtout à Bettina, ma fiancée », révèle le médaillé de bronze du 50 km olympique.
Rencontrée le lendemain de son sacre en 2021, sa désormais fiancée ne l’a jamais laissé tomber. « Elle a été mon plus grand soutien, ma principale source d’énergie et de motivation, même dans les moments difficiles », dit Iversen. Alors s’il a très envie de repartir pour un an de plus et continuer sur sa belle lancée de l’hiver jusqu’aux mondiaux 2027, il ne le fera pas sans l’accord de celle qui partage sa vie. « Si elle me dit non, je n’irais pas, déclare-t-il. Elle me soutiendrait si je le voulais vraiment mais je sais que ça lui coûte. »

« C’est vrai que c’est une vie atypique et parfois difficile mais s’il veut continuer, alors je le soutiendrai, comme je serais avec lui s’il préfère arrêter, répond Bettina Burud. Je ne vais pas nier que j’adore découvrir le monde du ski de fond et je suis partante pour une autre année. »
Mais dans ce cas, Iversen le promet : ils choisiront d’abord une date et un lieu de mariage.
Saut à ski : la Norvège perd encore un quota
Si le week-end s’est bien terminé pour l’équipe norvégienne de saut à ski avec le podium de Marius Lindvik et la quatrième place de Johann Andre Forfang, il avait très mal commencé avec la disqualification de Benjamin Østvold et Isak Andreas Langmo.
Quelques millimètres de combinaisons non-conformes et ce n’est pas qu’une seule compétition qui tombe à l’eau. Benjamin Østvold ayant déjà été disqualifié une fois cette saison, il écope en effet d’un carton rouge et sera privé de deux compétitions, conformément au nouveau règlement.

Pire : c’est toute l’équipe qui est pénalisée puisque la Norvège, à cause de ce manque de résultats, lié entre autres à ces disqualifications, perd un quota pour les prochaines coupes du monde et passe de 6 à 5 sauteurs autorisés à concourir. « C’est une situation difficile pour toute l’équipe », commente l’entraîneur Rune Velta, au micro de TV2.
Therese Johaug de retour ?
A Milan/Cortina, Therese Johaug a encore beaucoup fait parler d’elle. Pourtant seulement présente comme consultante de la NRK, la toute jeune maman a impressionné tout le monde lors d’une sortie course à pieds avec ses collègues de la chaîne norvégienne.
Alors forcément, les médias n’ont pu s’empêcher de lui demander avant la course si elle pensait être capable de se débrouiller sur le 50 km olympique. « Je m’en sortirais sûrement très mal, personne ne m’aurait vue tellement j’aurais été loin… Peut-être pas dernière quand même j’espère », plaisante Johaug au micro de TV2.
Mais la fondeuse doit l’admettre, la compétition la fait toujours vibrer. Elle n’a pas arrêté par lassitude mais bien pour sa famille. C’est donc tout naturellement qu’on a pu la voir en Italie, moins de deux mois après son accouchement, s’entraîner avec Heidi Weng avant le 50 km. « Je sens bien quand même que je manque d’entraînement », souligne Johaug.
Pourtant, la Norvégienne a révélé qu’elle se soumettait toujours aux tests anti-dopage, juste au cas où. Il se trouve aussi qu’elle connaît sur le bout des doigts le programme des prochains mondiaux de ski nordique à Falun. Il n’en fallait pas plus pour que les médias spéculent sur son retour. « Oui, ça me tente », « non je n’irais pas », toutes les réponses ont été données. Mais laquelle sera la bonne l’hiver prochain ?
Le périple d’Endre Strømsheim
La grande mode en ski de fond norvégien ? Se lancer des défis qui semblent impossibles. Le dernier en date : le biathlète Endre Strømsheim, champion du monde 2025 de la mass-start, a décidé de rendre hommage à une opération de la Seconde guerre mondiale en parcourant 600 km en ski de fond !
« C’est différent de ce que je fais d’habitude mais c’est le but, explique-t-il au quotidien VG au début de son périple qui a commencé samedi. Je veux transformer une saison qui a connu trop de défaites en opportunité pour réaliser cet exploit. »

Le biathlète n’a en effet pas été retenu pour les Jeux olympiques. Il a donc profité de ce temps pour préparer ce défi. Le but ? Rendre hommage aux 5 saboteurs norvégiens qui ont fait sauter l’usine d’eau lourde utilisée par les Allemands pour tenter de produire la bombe nucléaire. Point de départ : Rjukan, près de l’usine. Arrivée : la Suède qui n’était alors pas aux mains des Allemands et était neutre dans cette guerre en 18 jours.
Et il se trouve que parmi les hommes de ce commando se trouvait Birger Strømsheim, arrière-grand-oncle du biathlète. « Ce n’était qu’une idée que j’avais au départ, que je trouvais un peu folle, continue-t-il. Et puis j’ai commencé à y croire, à être de plus en plus conquis par cette idée alors je me suis lancé. Je veux honorer leur mémoire, il ne reste plus beaucoup de survivants de cette guerre, c’est à nous de nous souvenir d’eux, c’est une façon de le faire. »
Pour le faire au mieux, le Norvégien suivra scrupuleusement l’itinéraire de ses prédécesseurs, que ce soit sur le choix des chemins (hors piste pour échapper aux 2 000 Allemands qui les poursuivaient) ou là où il se reposera.
« Ce sera aussi le point de départ de ma préparation pour les mondiaux de l’an prochain », termine Strømsheim.
Le biathlète partagera tout son périple sur ses réseaux sociaux.
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