Vu de Norge #63 : King Ole is back !

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RUBRIQUE – Tous les mardis, retrouvez l’actualité nordique norvégienne dans Vu de Norge.  

 

 

Roi un jour, Roi toujours

Premier individuel de la saison, première compétition, première surprise : c’est Ole Einar Bjørndalen qui repart avec le maillot jaune sur le dos et une 94e victoire au compteur en biathlon. Un exploit qui fait les gros titres dès le lendemain dans la presse norvégienne, les sportifs du pays n’hésitant pas à le congratuler. Liv Grete Skjelbreid a ainsi expliqué à VG : « Sur une échelle de 1 à 10, ma surprise était à 10. » mais malgré cela, elle est heureuse pour son ancien coéquipier : « Il montre que la génération 74 est la meilleure ».

Petter Solberg, pilote de rallye, confie au grand quotidien national qu’il se reconnaît beaucoup dans le biathlète, tant au niveau du perfectionnement que de la passion qui les motive, arguant que l’âge n’a pas d’importance si la volonté est là. Tous les sportifs interrogés s’accordent aussi sur l’impressionnante performance de la légende de la discipline et le modèle qu’il peut être pour tout un chacun.

 

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Quant à ses actuels coéquipiers, ils ne sont pas le moins du monde fâchés que leur aîné les dépasse comme le révèle TV2. Johannes Thingnes Bø déclare ainsi que ce n’est sûrement pas la dernière fois de la saison qu’on verra Bjørndalen sur le haut du podium. Tarjei Bø ajoute que ce n’est pas du tout embarrassant de perdre face au monument que représente son compatriote dans la discipline, et d’ajouter qu’un total de 100 victoires est un objectif tout à fait réalisable. Même Martin Fourcade y va de son petit mot, déclarant à la télévision norvégienne qu’il est heureux que ce soit Bjørndalen qui ait gagné.

Mais seront-ils tous aussi heureux si le vétéran choisit de continuer jusqu’aux prochains Jeux Olympiques de 2018 et de leur voler un peu plus de victoires ? Une inquiétude qu’ils ne se posent pas encore, l’objectif de celui que l’on surnomme OEB restant les mondiaux d’Oslo en mars prochain. Qu’il continue sa carrière ne serait pourtant pas étonnant lorsqu’on sait tout l’argent qu’il a investi dans un camion personnel flambant-neuf. Un nouveau jouet qui lui a certainement permis d’arriver mieux préparé malgré sa maladie estivale. Doté d’une salle d’entraînement personnalisée, le biathlète y a passé beaucoup d’heures à se perfectionner et se soigner de sa maladie. Une maladie que certains jugent d’ailleurs opportune puisque sinon, il serait arrivé plus fatigué à Östersund.

 

 


 

Johaug au cœur du scandale

Therese Johaug, le 6 décembre (photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Therese Johaug, le 6 décembre (photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Qui l’eût cru : la jolie blonde Therese Johaug peut elle aussi voir le vent tourner et la chance la quitter ? Pas sur les compétitions bien sûr, mais dans les médias. En effet, un scandale a éclaté dans les journaux norvégiens et sa principale vedette n’est autre que Johaug. En jeu, une histoire de marques rappelant quelque peu les problèmes que Northug a rencontré avec la fédération norvégienne.

La fondeuse a en effet utilisé des sangles Swix sur ses bâtons Bjørn Dæhli. Grave erreur puisque les deux marques sont en compétition permanente. Mais sa plus grosse erreur encore a été de cacher le logo Swix à la TV, un acte que la marque n’a pas apprécié et a fait savoir dans les médias comme le rapporte Dagbladet. Après s’être excusée, Therese Johaug a promis qu’elle ne cacherait plus que ses sangles sont des Swix, même si cela doit faire de l’ombre à la ligne de Bjørn Dæhli.

La raison à cela ? Swix fait des lanières plus adaptées à ses mains mais elle promet que si la marque concurrente s’améliore, elle changera. D’ici là, le fabricant Swix est bien heureux que l’on reconnaisse qu’il fait les meilleurs produits.

 

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Une reconnaissance que Tarjei Bø, quant à lui, n’a eu que bien plus tard puisqu’en 2010 à Hochfilzen, lors de sa victoire, il avait été pris en flagrant délit de sangles Fischer sur des bâtons Swix, celles du fabricant norvégien n’étant pas bien adaptées aux biathlètes. La différence ? Il avait eu l’accord des marques pour jouer double-jeu avant de prendre un équipement complet Swix une fois les sangles améliorées…

 


Tarjei Bø recruté par les Suédois

Alors que son compatriote Bjørndalen brille en Suède, Tarjei Bø lui se fait recruter par les Suédois. En effet, la IFS et la Svenska Skidskytteförbundet (association de biathlon suédoise) ont demandé au biathlète de former la jeunesse rivale de son pays avec en ligne de mire les mondiaux à Östersund en 2019. Une demande qui réjouit l’aîné des Bø comme il l’explique à VG : « Nous faisons beaucoup ce genre de choses en Norvège et c’est super de savoir que la Suède travaille dans la même optique. Venir ici donner des conseils c’est génial pour nous ! ».

Quant au biathlon suédois, il est heureux d’avoir un si bon conseiller pour ses jeunes talents et les faire s’améliorer. Le but est donc non seulement les mondiaux 2019 à domicile mais aussi une rivalité Norvège-Suède plus visible dans le biathlon qu’actuellement à l’image de celle en ski de fond.

 

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Chute de Riiber : les Norvégiens accusent la FIS

Jarl Magnus Riiber est vu comme le petit prodige norvégien du combiné, la star en devenir. A seulement 18 ans, il surpasse déjà la plupart de ses coéquipiers mais à Lillehammer, devant tout un peuple attendant de voir éclore la star, rien ne s’est passé comme prévu. Lors du saut de réserve vendredi qui a servi pour la compétition samedi, Riiber a lourdement chuté et a dû être conduit à l’hôpital.

Sorti le lendemain sans grave blessure, son week-end est pourtant gâché ce qui aurait pu être évité d’après l’équipe de combiné norvégienne. En effet, la FIS aurait fait une erreur en refusant de baisser la barre d’élan avant le passage du très bon sauteur qu’est Jarl Magnus Riiber. En atterrissant trop loin sur le plat du tremplin, le jeune athlète n’a pu éviter la chute et son coach accuse la FIS de ne pas assez communiquer entre eux. Une accusation réfutée par le directeur en charge du combiné nordique, Lasse Otesen, affirmant auprès des médias que toutes les procédures ont été respectées mais qu’il reste ouvert à la discussion et prend toutes les critiques pour améliorer l’organisation.

Une organisation par ailleurs déjà critiquée puisque l’on parlait déjà la semaine dernière d’annuler les épreuves de Lillehammer pour les programmer à Trondheim…

 

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Sjøen de retour, le saut norvégien reprend confiance

Après la retraite de Bardal et Jacobsen, l’éviction d’Hilde en équipe A et le retrait de Sjøen qui ne savait plus où était sa place, l’équipe de saut norvégienne était mal en point. Mais il en faut plus pour abattre Stöckl et ses hommes… Surtout que Philip Sjøen, annoncé par les médias comme le Northug du saut à ski, a enfin retrouvé la motivation et l’envie nécessaire pour concourir au meilleur niveau. Comme il l’explique à Nettavisen, il est impatient de retrouver le circuit international après avoir fait de très bons résultats et retrouvé ses sensations lors de la coupe de Norvège à Rena. Il a donc été envoyé à Lillehammer avec 13 autres de ses compatriotes (la nation hôte ayant droit à plus de représentants) où malheureusement, malgré ses espoirs de jouer devant, il finit 64e.

 

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Pas de quoi démonter le reste de l’équipe. Si le jeune petit prodige n’est pas encore revenu sur le devant de la scène, d’autres ont pris sa place en la personne de Daniel Andre Tande mais aussi Kenneth Gangnes, Johann Andre Forfang et Andreas Stjernen. Alors que Rune Velta pointait aux abonnés absents, les autres Norvégiens se sont battus sur le premier plan avec, à la clé, la première victoire de Gangnes et au moins quatre d’entre eux parmi les 15 premiers de chaque compétition. Un résultat tout à fait honorable pour leur coach Alexander Stöckl qui, récemment encore, ne savait sur quel pied danser, ses leaders ayant pris leur retraite.

Et du côté des filles, même histoire. Avec une équipe quelque peu réduite, certaines ont quand même réussi à briller à domicile comme Maren Lundby qui empoche une belle troisième place. La jeune sauteuse a d’ailleurs confié à VG qu’elle tenait sa confiance et donc son niveau de son compatriote Daniel Andre Tande, vainqueur à Klingenthal et détenteur du maillot jaune jusqu’à Lillehammer. Une bonne nouvelle pour le saut féminin norvégien puisque leurs compétitions seront désormais retransmises par la NRK.

 


 

Un calendrier de l’avent spécial Northug

 

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Quand on s’appelle Petter Northug Jr., on ne fait rien comme tout le monde, y compris le calendrier de l’avent ! Sur la SkirkusTV (anciennement NorthugTV), le fondeur a ainsi mis en place toute une série de vidéos qui sortira pendant 24 jours jusqu’à Noël. Un calendrier de l’avant interactif et tout en bonne humeur auquel plusieurs athlètes ont prêté leur image. Mais le point d’orgue, c’est bien sûr l’instigateur de l’événement : Northug. Et pour faire plaisir à ses fans en ce mois de fête et de cadeaux, il s’est livré, à nu ou presque… Puisqu’il n’était couvert que d’un bonnet de Noël placé à un endroit tout à fait stratégique alors qu’il poussait la chansonnette. Un début décembre qui fait jaser les médias, aimant tellement le Northug show !

Quant à son manager, Are Sørum Langås, il pense que les amoureux du fond et de l’athlète apprécieront qu’il s’investisse pour leur proposer un calendrier de l’avent sympathique où plusieurs fondeurs du circuit international relateront chaque jour une petite anecdote.


 

 

La flamme olympique éteinte

Pour la 3e fois de l’histoire, la flamme olympique est partie de Grèce pour rejoindre la Norvège. Après les Jeux Olympiques d’hiver de 1952 à Oslo et 1994 à Lillehammer, elle reviendra dans sa dernière ville hôte pour les Jeux de la Jeunesse en février prochain. Mais après un voyage sans accroc en avion de la Grèce à Gardermoen, aéroport d’Oslo, puis jusqu’à la capitale en train, la flamme s’est éteinte alors qu’elle se dirigeait vers le Parlement norvégien, en plein centre-ville.

Armé de briquets, la catastrophe a été évitée de peu sous les regards des anciens champions Bjørn Dæhli et Kjetil Andre Aamodt. La flamme a pourtant réussi à rejoindre le Parlement où elle restera jusqu’au 9 janvier avant sa tournée nationale pour parvenir à Lillehammer le 12 février.

 

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