Vu de Norge #64 : le petit secret de Johaug

RUBRIQUE – Tous les mardis, retrouvez l’actualité nordique norvégienne dans Vu de Norge.  

 

 

Johaug à la conquête du monde

Therese Johaug à Davos (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Therese Johaug à Davos (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Therese Johaug a encore dominé le 15km de Davos. Peu surprenant sachant sa forme olympique et son objectif de tout remporter en l’absence de Marit Bjørgen. Star en Norvège, Capol, directeur commercial de la FIS, pense qu’elle devrait aussi essayer de devenir une star internationale afin de promouvoir le ski de fond. Il fait ainsi particulièrement allusion au reste de l’Europe (en particulier l’Europe centrale), où elle pourrait obtenir des sponsors autres que norvégiens, permettant ainsi le développement de la connaissance de son sport grâce à son talent et son physique.

 

 

Le manager de Johaug, Jørn Ernst, explique que si Capol a de bons arguments, il y a une raison pour que la fondeuse soit si talentueuse : elle est concentrée à 100% sur le ski et ne perd pas de temps à se faire de la publicité comme il l’explique à VG. Il admet pourtant que le sujet sera abordé avec Therese Johaug pour qu’elle devienne une star internationale et vende sa marque de gants à l’étranger.

 

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En attendant, elle montre tout son talent en écrasant la concurrence comme sur le 15 km de Davos. Son entraîneur, Egil Kristiansen, admet ainsi qu’elle est certainement l’athlète dans toute l’histoire de la discipline, homme ou femme, qui règne le plus sans partage et ce à un point qu’elle effraie même sa compatriote Heidi Weng. Cette dernière n’a ainsi pas pu s’empêcher de demander après l’arrivée au micro de la NRK : « Mais de quoi est-elle faite ? ». Une question que Weng aimerait résoudre pour combler son retard sur sa coéquipière, apparemment partie à la conquête du monde.

 

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Le petit secret santé de Therese Johaug

Jamais Therese Johaug n’a manqué une course pour maladie depuis qu’elle est sélectionnée en coupe du monde. Son secret pour toujours rester en forme ? Le lait de vache. C’est en tout cas ce qu’elle explique au micro de la NRK, arguant qu’en plus, elle a toujours eu un système immunitaire tout à fait opérationnel. Mais si c’est le cas, la fondeuse pense avant tout que c’est parce que durant toute son enfance, elle a bu du lait de vache frais. Elle continue d’ailleurs dès qu’elle retourne chez ses parents. Une recette miracle qui impressionne tout le monde autour d’elle, à commencer par son entraîneur Egil Kristiansen qui n’arrive pas à croire que son athlète reste aussi en forme malgré ses nombreuses heures d’entraînement et la pression médiatique.

 

 

Et si Johaug aime le lait de vache, elle n’est pas la seule puisque Petter Northug Jr, par le biais de sa Skirkus TV, a récemment fait savoir qu’il était bien heureux de retrouver des vaches à Davos puisqu’elles lui rappellent la ferme familiale. Quel sentimental !

 

Å kjenne lukta fra kyr når du går langs løypa i Davos er en klar fordel for meg som er oppvokst i kufjøs! Kan disse firbente avgjøre løpet til min fordel?

Posté par Petter Northug sur vendredi 11 décembre 2015

 


 

Petter Jr Northug en Suisse où il a scrupuleusement choisi son dossard (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Petter Jr Northug en Suisse où il a scrupuleusement choisi son dossard (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Northug ne laisse rien au hasard

Avant le 30km de Davos, tous les entraîneurs se sont rassemblés pour choisir les dossards qui seraient attribués à leurs athlètes. Parmi eux, comme le révèle la NRK, s’était glissé un intrus : Petter Northug Jr.

Bien qu’il fasse partie de l’équipe nationale le temps de la saison internationale, le Norvégien ne laisse rien au hasard, même pas son choix de dossard. Une pratique peu commune parmi les athlètes puisque le seul autre fondeur étant présent était son compatriote Glørsen.

Si Northug n’a pas répondu aux médias, l’entraîneur national Nystad a lui expliqué que l’enfant terrible du fond était un véritable tacticien et choisissait souvent son plan d’action seul. Vendredi avant la course, il a donc choisi de partir 1 min avant Sundby et le samedi, celui-ci l’a rattrapé avant de le « tracter » et de faire la fin de course à deux, adjugeant à Northug la 6e place…

 

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Tarjei Bø, 3e à Hochfilzen (Photo : Stanko Gruden/Agence Zoom)

Tarjei Bø, 3e à Hochfilzen, aurait pu gagner… avec un autre numéro de dossard (Photo : Stanko Gruden/Agence Zoom).

 

Tarjei Bø croit dans la tactique des dossards

Troisième lors du sprint vendredi dernier à Hochfilzen, Tarjei Bø a ensuite affirmé qu’il aurait pu gagner… s’il n’avait pas eu un si gros numéro de dossard. A l’instar de Northug, le biathlète croit en effet que les numéros de dossard font partie intégrante de la tactique de course. Il explique ainsi à la NRK qu’il voulait un numéro plus petit mais ses compatriotes passant avant lui, il s’est retrouvé avec le 101. Pas de chance car sans cela, il en est persuadé, la victoire était pour lui.

En biathlon, les 10 premiers du général peuvent choisir leur dossard en premier puis, pas plus de trois athlètes par nation peuvent se retrouver dans le même groupe de départ. La Norvège a ainsi fait le choix de placer Bjørndalen, Svendsen et le plus jeune Bø dans les premiers, reléguant l’aîné de la fratrie plus loin sur la starting list. Il espère donc seulement que cela ne se reproduira pas et n’ira pas à l’encontre de ses objectifs.

 

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Un relais mixte en fond ? Les Norvégiens peu convaincus

 

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La FIS réfléchit actuellement à créer la saison prochaine une épreuve de relais mixte en fond, à l’image de celui de biathlon. Mais la NRK, puis les autres médias norvégiens comme VG ou Dagbladet, révèlent que la Norvège est plutôt sceptique à l’idée de cette nouvelle discipline.

Vegard Ulvang, directeur du fond à la FIS, explique que 8 nations ont pris part au relais féminin et 14 au relais masculin, 14 ou 15 pays pourraient donc prendre part au relais mixte qui créerait un véritable divertissement. Mais beaucoup, à l’instar de Finn Hågen Krogh, pense qu’il n’y a nul besoin d’ajouter une épreuve au calendrier déjà bien chargé de la coupe du monde. Vidar Løfshus, quant à lui, croit que cette épreuve n’est pas assez prestigieuse et n’apporte rien.

Pourtant, si la plupart des Norvégiens ne sont pas enthousiastes à l’idée d’un relais mixte, Niklas Dyrhaug fait exception, arguant que ce nouveau format en fond pourrait être passionnant tant pour la Norvège qui a de bons athlètes chez les femmes et les hommes, que pour les plus petites nations qui n’ont pas forcément les effectifs pour aligner des relais complets. Il ne doute ainsi pas de l’engouement populaire qui se développera autour du relais mixte comme cela a été le cas pour le sprint, d’abord vivement critiqué.

 


 

Qui pour battre la Norvège en fond ?

 

Martin Johnsrud Sundby (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Martin Johnsrud Sundby (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

A Davos, les Français ont montré une belle résistance aux Norvégiens sur le 30 km, et aucun Scandinave n’a remporté le sprint, laissant la victoire à la Suédoise Nilsson et à l’Italien Pellegrino. Une opposition qui fait plaisir à Bjørn Dæhli comme il le confie à la NRK. En effet, il pense que c’est une bonne chose que la Norvège ait des concurrents solides pour continuer à les motiver et dans l’intérêt du sport. Et voir un Italien vaincre la Norvège est encore plus important pour lui lorsqu’on sait que dans les années 90 et 2000, la bataille des relais se jouait souvent entre Italiens et Norvégiens. « J’en faisais des cauchemars », en rit maintenant Dæhli, « mais il n’empêche que cet affrontement a été important pour le ski ».

Il espère donc que ses ennemis d’antan fourniront un relais solide en 2017 et pourquoi pas, un affrontement direct au sprint entre Northug et Pellegrino. Et si Vidar Løfshus ne se prononce pas sur l’équipe italienne, il admet néanmoins que le sprint a eu un bon impact sur leur sport, montrant que les Scandinaves ne sont pas imbattables.

Un avis que partage Aleksander Legkov qui assure à VG que tout espoir de battre la Norvège n’est pas perdu. S’il reconnaît la domination actuelle de ses rivaux, il affirme que cela pourrait changer au cours de l’hiver. Les Russes et les autres nations ont déjà pu battre les Norvégiens et cela se reproduira et Legkov l’affirme aux médias, arguant que la saison vient juste de commencer…

 

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La nouvelle sensation du saut à ski : Joachim Hauer

Bien que le saut norvégien se soit trouvé dans une impasse après le départ de Jacobsen et Bardal, Stöckl a su vite remettre ses troupes sur pieds. Après Sjøen, Forfang, Gangnes et Tande, voici le nouveau prodige de leur équipe : Joachim Hauer.

Depuis le début de la saison, les jeunes talents se relaient sur le podium, prouvant à ceux qui en doutaient que la Norvège peut produire de bons sauteurs à tout va ! Et le dernier qui fait sensation en montant sur un podium dès sa première saison en coupe du monde, c’est le jeune Hauer qui, à seulement 24 ans, n’avait fait ses armes qu’en coupe continentale jusqu’à une belle 15e place à Lillehammer et une 3e place à Nizhny Tagil. Un week-end qui a d’ailleurs fait du bien au moral des troupes de saut norvégiennes puisque le même jour, 4 autres des leurs finissaient dans le top 10. Un résultat peu commun pour cette nation du nordique comme le rappelle les commentateurs de la NRK, surtout sachant que les deux meilleurs éléments et leaders de l’équipe nationale venaient de raccrocher les skis.

 

 

Et si Hauer ne confirme pas, Stöckl affirme que ce ne sera sûrement pas le cas de Forfang, 3e dimanche à Nyzhny Tagil et faisant preuve d’une stabilité dans ses résultats qui augure de belles choses et pourquoi pas une victoire dans la Tournée des 4 Tremplins voire mieux : LA victoire au général de la Tournée.

 

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