Vu de Norge #77 : mangez comme Bjørndalen !

Ski nordique, ski de fond, saut à ski, combiné nordique, biathlon, coupe du monde, FIS, Ski, hiver, Nordic Magazine, vainqueur, ski, saut à ski,

RUBRIQUE – Chaque mardi, toute l’actualité nordique norvégienne est dans Vu de Norge et nulle part ailleurs.

 

 

L’or enfin !

BOE Johannes Thingnes BOE Johannes Thingnes

Johannes Thingnes Boe, champion du monde de la poursuite (Photos : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Johannes Thingnes Boe, champion du monde (Photos : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Avant la mass-start, Johannes Thingnes Bø avait terminé trois fois quatrième. Il commençait donc à en avoir assez de « manger du chocolat ». Ses coéquipiers aussi devenaient fatigués de finir derrière Martin Fourcade. Heureusement, la malédiction fût levée dès le relais masculin où, après une course sans faute de chacun des Norvégiens, l’équipe à domicile s’est imposée et a remporté sa veste en or.

Emil Hegle Svendsen qui gardait un mauvais souvenir du relais aux derniers Jeux olympiques a ainsi pu montrer qu’il n’était pas fini en passant la ligne d’arrivée du relais qui donnait ainsi la victoire à son pays. Mais si les deux relais étaient titrés et que les filles, grâce à Tiril Eckhoff, ramenaient aussi un titre individuel, les garçons aussi voulaient leur médaille d’or…

C’est chose faite grâce à Johannes Thingnes Bø, malheureux 4e lors du reste des mondiaux et tout particulier lors de l’individuel où l’or lui était passé sous le nez pour quelques millimètres. Sur la mass-start, bien décidé à se venger, le cadet de la fratrie norvégienne s’est finalement imposé après un sprint sur le dernier plat avant le finish face à un Martin Fourcade privé du grand chelem. Une joie pour le petit Bø qui a confié au Roi juste après sa victoire qu’il avait tout donné pour rappeler à son rival français que c’est bien Harald V le Roi de Norvège et non Fourcade.

Johannes Thingnes Bø n’était donc pas trop déboussolé du fait de l’émotion… Pourtant, il a confondu sa petite amie avec Ole Einar Bjørndalen comme il l’avoue au micro de Dagbladet après la course. Quand son illustre coéquipier est venu le congratuler à l’arrivée, le jeune vainqueur a en effet cru que c’était sa petite amie… Avant de sentir la barbe du bronzé du jour. Le petit frère Bø était tout de même heureux de le voir comme de voir Tarjei, son grand frère, qu’il a tenu à remercier car sans lui, il ne serait pas là où il en est.

 

Revue de web

 

Pendant ce temps, Emil Hegle Svendsen perdait un temps fou sur le dernier tour de la compétition. La raison ? Il s’est arrêté en plein milieu de la piste pour regarder sur l’écran géant son compatriote battre Martin Fourcade au sprint. « C’était si beau à voir » confie Svendsen, tout sourire, à la NRK. Qu’est-ce que les Norvégiens ne feraient pas pour battre les Français…


 


Bjørndalen va-t-il rempiler ?

Après ses 3 médailles individuelles en quatre courses, la question est sur toutes les lèvres : Ole Einar Bjørndalen va-t-il de nouveau prolonger sa carrière jusqu’aux prochains Jeux Olympiques ? En 2014, il devait en effet déjà s’arrêter mais après son titre olympique à Sochi, il avait décidé de repousser sa retraite à 2016 pour pouvoir participer aux mondiaux à Oslo, à domicile.

Se révélant toujours capable de tenir la dragée haute au leader mondial Martin Fourcade, la légende du biathlon ne fait pas ses 42 ans une fois sur les skis. De quoi faire douter son entourage d’une possible retraite comme beaucoup le révèlent au quotidien norvégien VG. Au début des mondiaux, Bjørndalen lui-même avouait au micro du journal ne pas penser à l’avenir et se concentrer seulement sur les épreuves d’Holmenkollen.

 

Revue de web

 

Ses anciens adversaires à l’instar de Raphaël Poirée pensent ainsi que physiquement, le Norvégien pourrait continuer. La question reste donc de savoir si, mentalement, Ole Einar Bjørndalen a la motivation nécessaire pour pousser jusqu’aux JO 2018 en Corée du Sud. Et si psychologiquement le vétéran se sentait prêt, peu de gens doutent de le voir de nouveau médaillé sur la prochaine édition olympique. Les journalistes cherchent donc le moindre petit indice et lorsque Marte Olsbu, sa compatriote et coéquipière, déclare qu’il est intéressant que son illustre aîné continue, les médias s’agitent, croyant y voir un lapsus révélateur. Mais la biathlète, nouvelle égérie norvégienne, l’assure : personne ne sait ce qu’a décidé de faire la légende du biathlon.

 

BJOERNDALEN Ole Einar BJOERNDALEN Ole Einar BOE Johannes Thingnes,BJOERNDALEN Ole Einar

 

En attendant, découvrez la recette de pâtes préférées d’Ole Einar Bjørndalen : les spaghettis à la Ole ! Il vous faudra : 500g de spaghetti (de préférence de la marque Barilla), 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, ½ piment avec ou sans graines, 2-3 gousses d’ail, des tomates cerises, du parmesan, du sel et du poivre. Ensuite, faites cuire les spaghettis dans l’eau salée bouillante jusqu’à ce qu’elles soient al dente. Dans une poêle, faites revenir l’ail et le piment dans l’huile d’olive puis ajoutez les tomates. Mélangez, saupoudrez de parmesan et voilà ! Vous serez bientôt vous aussi une légende du biathlon !

 

Revue de web

 


Northug et Sundby : pas de ski jusqu’à 42 ans comme Bjørndalen !

Mais si l’avenir de Bjørndalen reste incertain, ses compatriotes fondeurs, Northug et Sundby, savent très bien quant à eux ce qu’il en sera : pas de ski après les 40 ans ! Après les médailles de son illustre compatriote, Petter Northug Jr. a en effet confié au micro de TV2 que tout cela était si irréel que ça en devenait amusant… Quant à son coéquipier Martin Johnsrud Sundby, il se dit impressionné mais ne se voit pas continuer jusqu’à cet âge, notamment à cause de ses soucis respiratoires. Cela fait au moins un point en commun aux deux fondeurs, rivaux sur les pistes !

En revanche, là où ils diffèrent c’est que malgré sa barbe peu aérodynamique, Sundby n’y fait pas de petites couettes contrairement à Northug qui en a fait dans ses cheveux ! Et apparemment, l’enfant terrible du fond norvégien est persuadé que c’est la bonne solution pour aller plus vite sur les skis… Reste à voir si c’est plus efficace que les bâtons incurvés de Bjørndalen (rappelons qu’à 42 ans, il a encore pris 4 médailles aux championnats et ce sans couettes sur sa tête !).

 

Revue de web

 


Svendsen et Fourcade, rivaux mais amis !

 

FOURCADE Martin,SVENDSEN Emil Hegle

 

On les pense ennemis… Mais hors piste, Emil Hegle Svendsen et Martin Fourcade sont amis ! Après leur podium commun sur la poursuite, le Français a confié à VG, quotidien norvégien, qu’il avait congratulé son adversaire, sachant à quel point cette saison a été frustrante pour lui. Svendsen, en rigolant, dit quant à lui que ce n’est pas ce qu’il avait compris mais l’anglais de Fourcade n’étant pas assez bon… Il continue ensuite en rappelant qu’il ne s’arrêterait pas tant qu’il ne serait pas de nouveau le meilleur. Pour le Norvégien, son rival s’amuse peut-être en ce moment et prend son pied mais ce sera bientôt fini… Mais toutes ces petites chamailleries ne sont que de la poudre aux yeux, une rivalité saine permettant aux deux athlètes de se surpasser puisque, comme l’assure Emil Hegle Svendsen, Martin est toujours le bienvenu chez lui. Lors de son séjour à Oslo, le Français a même été invité à sa table ! Mais s’il veut rester un peu plus que pour la soirée, il dormira… au sous-sol ! A la guerre comme à la guerre.

 

Revue de web

 


Marte Olsbu : la nouvelle héroïne norvégienne

Marte Olsbu (Photo by Vianney Thibaut : Agence Zoom)

Marte Olsbu (Photo by Vianney Thibaut : Agence Zoom)

 

Elle a surpris son monde lors du relais mixte puis lors du relais féminin, elle est désormais vue comme la prochaine Tora Berger : Marte Olsbu est devenue la nouvelle héroïne norvégienne lors de ses mondiaux de biathlon à Oslo. Son dernier tour face à Marie Dorin-Habert lors du relais féminin restera sûrement gravé dans sa mémoire, les médias parlent même de la course de sa vie : au bout d’un effort sans nom, elle permet de concrétiser ce qu’avaient commencé ses coéquipières et de remporter le titre du relais féminin, celui auquel les Norvégiens ne s’attendaient pas forcément.

Au micro de la NRK après l’arrivée, Olsbu a ainsi assuré que c’était le plus grand moment de sa carrière jusqu’ici. Mais cet exploit, celui que personne n’imaginait voir alors que l’équipe féminine semblait perdue après la retraite de Tora Berger,