Xavier Thévenard : « Cette place à la Transvulcania, je la dois au mental »

 

De retour des Canaries, le traileur Xavier Thévenard commente sa 11e place obtenue à la Transvulcania. Et affiche ses ambitions pour la suite de la saison.

 

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Xavier Thévenard : « j’avais estimé que je pouvais franchir la ligne d’arrivée en 7h20, 7h30 ».

 

Xavier Thévenard, vous avez pris la 11e de la Transvulcania ce samedi. Pourtant, vous dites n’avoir jamais eu de sensations… 

Et c’est pourtant bien vrai, je n’avais pas de super jambes, habituellement sur un trail j’ai toujours des moments euphoriques, je n’en ai pas eu un seul sur les 8h d’effort. J’ai toujours eu l’impression d’être à bloc musculairement, j’avais les jambes molles. Cette place je la dois au mental, et non pas à mes jambes, j’ai bataillé pendant 8h. 

 

Si on regarde le plateau international avec les meilleurs mondiaux au départ, cette 11e place fait figure d’excellent résultat qui plus est pour un retour à la compétition trail longue distance ?

11e c’est une place correcte avec ce niveau, mais il faut regarder le temps passé sur l’ensemble du parcours. C’est un indicateur qui illustre bien si c’est une bonne ou mauvaise performance. Pour ma part, je termine la Transvulcania en 8h. Alors que la veille de course, en étudiant le parcours, le profil, puis en prenant en compte la difficulté technique du parcours avec la chaleur,  j’avais estimé que je pouvais franchir la ligne d’arrivée en 7h20, 7h30. Je pense que c’est dans mes possibilités, mais pour ça, il faut que je borne encore ! 

 

Kilian est impressionnant de facilité”

 

D’ailleurs, que pensez-vous de la prestation de Kilian Jornet qui s’impose tout en battant le record de l’épreuve ?

Kilian est impressionnant de facilité, lorsqu’il est présent sur un trail, ça devient une banalité de le voir gagner. Pour avoir un peu discuté avec lui le lendemain, il raconte sa course de manière si simplement, que rien ne semble exceptionnel en termes de performance et de résultat.   

 

Vous sortez d’un hiver interminable dans le haut-Doubs. Comment avez-vous géré la chaleur des Canaries et la poussière de ce parcours… volcanique ?

Je me suis préparé physiologiquement, à affronter la chaleur. Il fallait bien penser à s’hydrater correctement tout le long du parcours. Mais ce n’était pas si insupportable que ça. Car le matin à 6h il fait encore nuit et après nous courons entre 1500 m et 2500 m d’altitude alors il y a un petit air frais. Ce n’est qu’en fin de parcours que la chaleur est étouffante.  

 

Cette performance confirme toutefois votre retour en forme. Quels sont vos prochains objectifs de la saison ?

Oui je pense que ça va aller de mieux en mieux au fil de la saison, c’est comme une saison de ski de fond, au début c’est un peu dur est après c’est plus facile. Je vais courir à la Transju’trail le 2 juin, car j’ai vraiment envie de retrouver des bonnes sensations en course à pied sur une épreuve longue et en plus ça me fera une bonne préparation pour les 80km du Mont Blanc fin juin.

 


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