Xavier Thevenard : mes souvenirs d’Himalaya

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Xavier Thevenard vient à peine de défaire ses valises après le tour des Annarpurnas, dans l’Himalay. Il nous raconte son périple.


Pourquoi avoir accepté de vous rendre dans l’Himalaya, pour faire le tour des Annarpurnas ?
Car l’automne correspond à la fin de saison pour le trail mais aussi pour le tourisme. Nous n’avons pas beaucoup de groupes durant cette période et c’est donc à ce moment là qu’il faut partir. Le Népal reste une destination accessible en termes de coût. La principale raison qui nous a poussés à aller dans l’Himalaya c’est, bien sûr, la montagne mais surtout la découverte d’une culture et des paysages vraiment différents des nôtres. C’est vraiment une autre ambiance ! Nous avions aussi été conseillés par plusieurs personnes de notre entourage pour l’itinéraire du trek, mais nous n’avons pas pu réaliser l’itinéraire initialement prévu à cause des conditions météorologiques (impossibilité de décoller pour se rendre à Lukla). Nous nous sommes donc rabattus sur le tour des Annapurnas.

Quelle a été votre première surprise ?
L’arrivée à Katmandou a été “rocambolesque” : nous avons pris le taxi pour nous rendre à notre logement. Et nous nous sommes aperçus que le code de la route n’existait pas vraiment au Népal ! Tout le monde essaye de se frayer un passage : les piétons, les motos, les camions ou même les buffles. Personne ne respecte le peu de panneaux existants et c’est le chaos à l’extrême ! Sans compter la pollution et la misère à chaque coin de rue…. Il faut le voir pour y croire !
Durant le trek, il y a eu d’autres anecdotes étonnantes : en grimpant au camp de base des Annapurnas, nous avons rencontré un groupe de sherpas qui transportait des affaires de touristes. Un des sherpas, qui se promenait en tong, a laissé tomber sa charge dans un torrent tumultueux, il a dû la récupèrer dans le torrent qui grondait, en tong, dans une eau glacée…

Et le plus difficile dans ce trek ? 
Le plus difficile pour moi a été le premier passage au dessus de 4500 m. Je ne respirais plus comme d’habitude : le temps de s’acclimater et tout est rentré dans l’ordre !

 

Au fait, le chrono ne vous a pas manqué ?
Quelque fois le chrono nous a manqué, surtout lorsque nous avions de bonnes sensations sur l’étape ! 


Thevenard1Racontez-nous votre plus belle rencontre ?
La plus belle rencontre est sans aucun doute la rencontre avec Robin, un Népalais que l’on a croisé à Katmandou. Nous avons fait sa connaissance à l’endroit où nous logions. Très chaleureux et très sympathique (comme la plupart des Népalais), il nous a amené chez ses parents le dernier jour de notre périple, dans la campagne (dans des lieux où les touristes ne vont jamais ), en périphérie de Katmandou.
La rusticité des lieux nous a impressionné, aucun confort, juste quelques chèvres et un jardin avec un bananier pour vivre ! Des gens d’une extrème simplicité, chaleureux et heureux de vivre malgré tout : cela a été une belle leçon de vie : le monde occidental doit vraiment se remettre en question. 

Vous étiez avec Sacha Devillaz. Avez-vous trouvé votre rythme avec lui ?
Nous nous connaissons depuis l’époque du lycée ; entraînements d’été et d’hiver en commun, au temps de la section sportive du lycée Toussaint-Louverture à Pontarlier ; c’est dire que nous connaissons parfaitement ! Cela n’a donc pas été difficile de trouver un rythme commun !

Entre un trail en France et ce trail à l’autre bout du monde, à part le dépaysement, quelle est la plus grande différence ?
Le climat, lié à a diversité des paysages. On passe de la jungle, à la forêt de conifères, en passant par des paysages lunaires en un rien de temps. Il faut donc s’habituer à marcher dans un milieu humide, chaud puis froid et se . Le contraste est saisissant. On ne trouve pas ça en France.

Prêt pour y retourner ?
Oui mais pas tout de suite ! 

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